Après le décès de son beau-père, Catherine Brunet réfléchit à son rythme de vie | 7 Jours
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Après le décès de son beau-père, Catherine Brunet réfléchit à son rythme de vie

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Photo : Julien Faugere / TVA Pu

Les événements des dernières années ont rappelé à Catherine Brunet l’importance de se réserver du temps et de prendre soin de soi. La pandémie et les deuils qu’elle a traversés l’ont amenée à réfléchir à son rythme de vie. Elle nous fait part de ses réflexions et nous parle de son rôle de porte-parole du Festival Plein(s) Écran(s).

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Catherine, vous faites la promotion du Festival Plein(s) Écran(s). Que nous réservet-il?

C’est un festival de courts métrages qui célèbre sa septième année. C’est le seul festival qui se tient uniquement en ligne, donc tout le monde peut le regarder. On parle de démocratisation du court métrage, car c’est souvent un art réservé aux initiés. J’ai vu plusieurs de ceux qui seront présentés cette année, entre autres parce que je vais dans les festivals, mais aussi parce que, dans l’avion, je sélectionne toujours la section Courts métrages québécois. Le 13 janvier, je présenterai aussi, au Cinéma Capitol à Drummondville, une sélection de mes coups de coeur de l’an dernier, car j’étais membre du jury.

Avez-vous d’autres projets en vue?

Oui, je tournerai un film en janvier et février. Sinon, j’ai joué dans 23 décembre — on est contents du succès obtenu! — et aussi dans le film La bataille de Farador, qui sortira en début d’année. Nous l’avons tourné l’été dernier à Québec et on l’a terminé en Normandie. C’est un film d’humour fantastique. Je suis aussi ambassadrice du Prix des libraires, qui sera remis en mai. J’ai donc reçu plusieurs caisses de livres qui sont dans la course. J’ai beaucoup de lecture au programme! (rires) Enfin, j’ai repris la tournée des Voisins. L’automne dernier, vous avez traversé une période plus tranquille, semble-t-il.

Photo : Julien Faugere / TVA Pu

En avez-vous profité pour vous réserver du temps?

Même quand je ne tourne pas, je travaille tous les jours. Je n’ai pas de temps pour moi. Je me suis acheté un chalet avec des amis et je n’ai pas encore eu l’occasion d’y aller... Ça fait partie des choix que je fais. J’ai envie de faire des trucs qui me font triper. Si je remplis mon horaire uniquement avec des tournages, il n’y a plus de place pour le reste.

Le fait d’avoir commencé tôt dans le métier vous aurait-il appris l’importance de vous accorder du temps, justement?

Oui, du temps pour moi ou pour écrire, créer, voyager. La pandémie m’a fait réaliser à quel point je ne prenais pas de temps pour moi. Comme je fais plein de trucs connexes, je n’ai pas besoin de tourner pour me sentir vivante. J’ai l’impression d’avoir moins le désir d’être toujours présente de peur d’être oubliée. Parfois, je finis par me dire: «Au pire, on m’oubliera...» (sourire) Je me suis dit que j’allais prendre du temps pour moi, pour vivre, mais la vie nous rattrape tout le temps. Actuellement, je n’arrive pas à placer un souper avec ma mère à mon agenda... Ce n’est pas normal! Je ne dois pas juste souhaiter prendre du temps pour moi; je dois m’en accorder pour vrai, et surtout, en avoir pour mes proches.

Votre mère a perdu son conjoint récemment...

Oui, et avec la pandémie, nous avons été éloignés de nos proches. Ça nous amène à réaliser que nous n’avons pas toute la vie devant nous et que c’est important de prendre du temps avec les gens qu’on aime. Il y a eu des hauts et des bas dans la dernière année. Ce n’est pas une ligne droite. J’ai perdu des gens que j’aime: mon grand-père, mon beau-père. C’est sûr que ç’a été une année forte en émotions négatives. Ce n’était pas la meilleure période, disons...

Tout cela alimente-t-il une réflexion sur l’importance de prendre soin de soi?

Tout à fait! Mais je pense aussi que nous sommes presque tous dans un certain déséquilibre sur ce plan. Je regarde autour de moi et je ne vois personne qui prétend avoir atteint un bel équilibre entre le travail et la vie sociale. Finalement, tout le monde se cherche. Je ne me sens pas unique... Tout le monde vit ça! 

Quand vous arrivez à vous arrêter, qu’est-ce qui vous fait le plus plaisir?

Les voyages, qui m’obligent quand même à m’arrêter. Sinon, j’aime aller à la campagne, jouer à des jeux, lire. Ce sont des trucs vraiment simples. Cela dit, je mets toujours le sport à l’horaire. Je joue au hockey cosom tous les dimanches depuis cinq ans. Nous avons trois coupes à notre actif. C’est un rituel auquel je tiens et que je veux conserver dans ma vie. Je vais aussi au gym. L’hiver, je fais du ski. J’essaie de rester active physiquement, car cela me fait du bien mentalement. On dirait que c’est plus facile de mettre du sport à l’horaire que de rester chez nous à ne rien faire... (rires)

Que souhaitez-vous en ce début d’année?

Je ne sais pas... Je suis ouverte à tout. J’ai vraiment envie de faire du cinéma. Je lance la demande dans l’univers! C’est ce que j’ai fait en 2022 et j’en suis très heureuse. Nous présentons Les voisins en tournée jusqu’au mois de mars. J’étais de la pièce en 2019, et elle a été reprise l’été dernier. Il y avait la covid, nous étions un gros groupe, j’ai donc décidé de prendre ça relax pendant l’été.

La covid vous inquiétait-elle particulièrement?

Oui, parce que mon beau-père était malade: il était immunosupprimé. J’avais surtout envie de passer du temps avec ma famille et mes amis. Je suis chanceuse, car je travaille beaucoup avec mes amis. J’essaie aussi de me créer des projets avec eux.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Et avec votre amoureux, Antoine Pilon?

Oui, nous avons fait beaucoup de projets tous les deux. Nous sommes toujours contents de travailler ensemble. Pendant la pandémie, c’était parfait, ça nous a servis.

Cela fait déjà sept ans que vous êtes ensemble, je crois?

Oui, ça fera huit ans en mars. Nous avons beaucoup de fun. Je pense que c’est le secret d’une longue relation. Nous jouons au hockey cosom, nous faisons beaucoup de choses ensemble, mais nous n’habitons pas sous le même toit. Je vis avec un coloc, et lui avec le sien. Nous faisons les choses à notre rythme. 

Catherine Brunet joue dans Les voisins, présentée en tournée (monarqueproductions.com). On la verra aussi dans La bataille de Farador, qui sortira en salle cette année.

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