India Desjardins n’écrira pas d’autres films | 7 Jours
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India Desjardins n’écrira pas d’autres films

C'est avec un sentiment de légèreté que l’autrice India Desjardins rencontrait récemment les médias pour parler de 23 décembre, le film des fêtes par excellence cette année. Il a fallu plus de 10 ans à celle-ci pour pondre ce film choral mettant notamment en vedette Virginie Fortin, François Arnaud, Catherine Brunet, Guylaine Tremblay, Michel Barrette et Bianca Gervais. Elle nous en parle.

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India, comment ça va?
Ce sera un Noël spécial pour moi parce que ce projet, que je porte depuis 10 ans, voit enfin le jour dans les cinémas. Ça fait 10 ans que j’ai les deux pieds dans Noël à l’année, puisque je travaille sur ce film depuis longtemps. C’est donc spécial pour moi de le voir enfin terminé. 

Comment est née cette envie de faire un film de Noël?
En 2011, j’ai vécu un Noël qui a été chamboulé par le malaise cardiaque de mon beau-père. Ça a bousculé notre journée. J’ai été témoin de plusieurs hasards et de chassés-croisés, et j’avais l’impression qu’il y avait un film de Noël qui s’écrivait sous mes yeux. Je me disais qu’il n’y avait presque pas de films des fêtes québécois. J’étais à Québec, je voyais le Petit Champlain, tous les beaux paysages, et tout ça m’a inspirée. Je voulais faire un film québécois moderne, avec une famille qui n’est pas nucléaire et, le soir même, j’ai écrit à Patrick Roy, le producteur, et à mon ami Guillaume Lespérance, et ils ont cru à mon projet.



Pourquoi avoir mis 10 ans à écrire ce film?
Ç’a été long parce que c’est un film choral. Il y a une mathématique là-dedans et, des fois, je n’y arrivais juste pas. J’ai eu la chance de pouvoir compter sur des gens qui y ont cru très fort et qui m’ont encouragée. Parfois, je n’avais plus confiance en moi et je me mettais beaucoup au défi. Je voulais que les histoires aient des répercussions les unes sur les autres, mais je n’y arrivais pas. C’est mon premier scénario de film original qui n’est pas basé sur un de mes romans, comme les films Aurélie Laflamme, par exemple. Si Guillaume Lespérance n’avait pas été là, ce film n’aurait jamais existé. 

Quel est ton rapport aux films de Noël?
J’adore ce genre de films, et j’avais justement envie qu’il en existe un québécois, avec notre musique et nos décors. La plupart du temps, ils proviennent d’ailleurs et abordent des traditions qui ne nous appartiennent pas tant, comme de s’embrasser sous le gui. Personne ne fait ça au Québec. Donc, à un moment donné, c’est devenu une mission pour moi d’en créer un. Ce film, c’est comme du sucre à la crème: c’est sucré, c’est doux, c’est réconfortant et c’est fait avec beaucoup d’amour. 

Songes-tu déjà à faire une suite?
Je n’arrête pas de dire que je prends ma retraite et que c’est mon dernier film. Donc je profite pleinement de ma journée de promotion. C’est mon dernier parce que je manque de confiance en moi et qu’on dirait que c’est tellement des gros projets que ça prend une trop grande ampleur pour moi. Je me mets tellement de pression. Je ne me vois donc pas passer un autre 10 ans à me torturer comme ça. Je vais peut-être changer d’idée, mais pour l’instant, je veux prendre une pause de ce genre de projet. En même temps, j’aime tellement mes personnages et cet univers que j’ai envie de leur faire vivre une autre aventure. Mais, pour le moment, j’aime l’idée de faire semblant que je prends ma retraite de l’écriture de scénarios. Je veux vivre sans pression pour un petit bout, à écrire mes livres doucement, à la maison. Je n’ai comme pas le goût d’avoir plein d’autres projets en même temps. Je veux juste prendre le temps de respirer un peu. 

23 décembre est en salle depuis le 25 novembre.

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