Maïka Desnoyers fait des confidences-chocs sur une période sombre de sa vie | 7 Jours
/magazines/lasemaine

Maïka Desnoyers fait des confidences-chocs sur une période sombre de sa vie

Image principale de l'article Elle revient sur une période sombre de sa vie
Photo : Eric_Carriere / Les Pub

Quelles que soient nos épreuves, on peut les transcender pour en faire des expériences positives, c’est du moins le message d’espoir que Maïka Desnoyers souhaite transmettre. En relatant son histoire dans Derrière mon sourire, l’animatrice dévoile les moments difficiles qu’elle a traversés. Un exercice qui exige de l’humilité, mais dont l’objectif est d’aider les gens à savoir qu’on peut s’en sortir...

• À lire aussi: Maïka Desnoyers s’exprime sur sa crainte de l’influence des réseaux sociaux sur ses enfants

• À lire aussi: Maïka Desnoyers annonce une collaboration bien spéciale

Maïka, quels sont les projets sur lesquels vous travaillez?
Je m’occupe de mon entreprise, Fauve Collection, une collection de sacs avec Bugatti. Je travaille aussi sur ma collection de bijoux. On est en tournage pour la sixième saison Vendre ou rénover. Je suis contente, car j’ai reçu ma première nomination à vie aux Gémeaux, dans la catégorie Animation de téléréalité pour cette émission. Je poursuis l’immobilier à temps plein et je signe toujours mon blogue, Maïka! 

Photo : inconnu / CANAL VIE

• À lire aussi: Maïka Desnoyers met ses abonnés en garde contre la «fausse image» que créent les filtres sur Instagram

Vous avez publié cet été Derrière mon sourire. Pourquoi avez-vous accepté de partager votre vécu avec le grand public?
Souvent, les gens m’écrivaient pour me demander comment j’avais composé avec la dépendance d’Étienne (Boulay, son conjoint) ou pour me parler de ma séparation d’avec Guillaume (Latendresse, le père de son fils), qui a été médiatisée. Je n’ai jamais ressenti de gêne à parler des problèmes que j’ai vécus, parce que je me dis que d’autres peuvent aussi les vivre. Avec mon livre, si je peux aider le plus grand nombre de personnes possible, tant mieux! 

• À lire aussi: Maïka Desnoyers partage une photo d'elle enfant et la ressemblance avec sa fille est frappante


Vous avez eu une jeunesse difficile: intimidation, anxiété, problème d’estime de soi. On peine à croire que vous êtes devenue la femme que vous êtes aujourd’hui...
La fille que je suis devenue est différente de celle que j’étais, jeune. J’étais sociable, gentille, mais je livrais un combat intérieur. Même si j’ai été aimée par ma mère, j’étais confrontée à des enjeux psychologiques. J’ai réussi à passer par-dessus, mais ç’a été un travail de longue haleine. J’ai dû aller chercher de l’aide. Ça n’a pas toujours été évident. J’ai même fait des tentatives de suicide. Tout cela a contribué à façonner celle que je suis. Quand on est jeune, nos émotions sont fragiles et on traverse des passages difficiles. Si on ajoute à cela l’intimidation et le fait que je n’étais pas capable de m’apprécier, c’était devenu explosif. Si c’était ça, la vie, je n’en voulais pas.

Vous évoquez aussi les troubles alimentaires. Comment avez-vous réussi à dépasser cette autre épreuve?
J’ai réalisé qu’il y a des ressources disponibles. Admettre un problème et aller chercher de l’aide, j’ai réussi à le faire tout au long de ma vie. Que ce soit lors de ma dépression ou quand je me suis séparée et que j’étais au plus mal, j’ai toujours demandé de l’aide auprès de professionnels. Voir un psychologue ou un psychothérapeute, c’est avoir le désir de régler quelque chose, ça ne fait pas de nous des êtres faibles. On vise tellement la perfection qu’on peine à admettre nos lacunes. Personne n’est parfait, on a tous nos problèmes. Il y a plusieurs années, j’ai pris des antidépresseurs. Ç’a été un outil, pas une béquille. La médication m’a permis de traverser une période difficile. 

• À lire aussi: Découvrez l'incroyable réaction de Maïka Desnoyers en apprenant que son livre est déjà un best-seller

On réalise aussi que votre vie amoureuse n’a pas été un long fleuve tranquille...
Ma vie est stable et va bien, mais j’ai toujours eu une vie amoureuse en montagnes russes... J’étais jeune quand j’ai rencontré Guillaume. Je suis vite tombée enceinte: c’était un «bébé pilule». J’ai aussi vécu des années comme mère de famille monoparentale. 

Photo : Eric Myre / TVA Publica

• À lire aussi: Maïka Desnoyers annonce une grande nouvelle


À cause des problèmes de dépendance d’Étienne, vous êtes devenue le pilier de la famille. Comment avez-vous fait pour ne pas tomber?
Sincèrement, je l’ignore... Quand ça arrive, on se rend compte qu’on a tous une force intérieure insoupçonnée. Je n’avais pas le choix: il fallait que j’avance. J’essayais de garder ma tête hors de l’eau, mais s’il avait fallu que ça dure 10 ou 15 ans, je me serais noyée... En écrivant, j’ai réalisé tout ce que j’avais traversé. Ça n’a aucun bon sens! En plus, la moitié de ce que j’ai vécu n’est pas dans le livre! Quand j’ai fini de l’écrire, j’ai eu la plus grosse migraine de ma vie! C’était intense de repasser à travers cela. Je l’ai surtout fait en espérant aider les gens. Ma famille et mon chum vont bien, je vais bien. Ç’a été dur de revenir sur ces événements, mais je suis heureuse de l’avoir fait. C’est quand même extraordinaire que votre couple ait survécu.

Étienne vous en est-il reconnaissant?
Oui, et quand il a lu mon livre, il a compris qu’il m’avait fait vivre tellement de choses... Quand il consommait, il n’était pas toujours présent ou conscient de cette réalité. Nous avons eu des hauts et des bas. Et si nous avons souvent pensé que nous n’allions pas nous en sortir, le temps a été un grand guérisseur. Il ne faut pas lâcher. Je pense qu’Étienne et moi, nous nous sommes trouvés... 

Photo : Bruno Petrozza / Les Pu

• À lire aussi: Maïka Desnoyers s'ouvre sur sa vie de famille parfaitement imparfaite

Votre famille reste une grande réussite à vos yeux?
C’est la plus grande. Malgré ce que nous avons vécu, nos enfants ont été préservés. Nos problèmes ne les ont pas affectés. J’ai réussi à m’en sortir, Étienne aussi. Si nous pouvons inspirer d’autres couples, tant mieux. Mon histoire m’appartient, chaque couple a la sienne. Ce n’est pas parce ça a réussi pour moi que ça réussira pour tout le monde. Parfois, il faut lâcher prise avant de sombrer. À la fin du livre, j’ai mis des références. J’espère que des gens vont se questionner ou réaliser qu’ils ont peut-être quelque chose à régler. Je suis contente d’avoir toujours réussi à me remettre sur pied. L’important quand on tombe, c’est de se relever et d’en tirer des leçons...



Derrière mon sourire est en vente. La saison 6 de Vendre ou rénover sera diffusée à Canal Vie cet hiver. Sa collection de sacs créée en collaboration avec Bugatti sera disponible dès le 1er novembre au bugatticollections.com. On suit Maïka sur Instagram.

À VOIR AUSSI: 40 vedettes québécoises qui arborent fièrement des tatouages

s


 

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus