Benoît Gouin évoque ses derniers moments vécus sur le plateau de L’heure bleue | 7 Jours
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Benoît Gouin évoque ses derniers moments vécus sur le plateau de L’heure bleue

Image principale de l'article Ses derniers moments sur L’heure bleue
Photo : Dominic Gouin

Alors que les fans de L’heure bleue suivent l’ultime saison de cette télésérie, Benoît Gouin, l’un des interprètes principaux, nous parle de ces derniers moments vécus par l’équipe, de Bernard qu’il incarne et de ce qui l’attend, lui, à titre de comédien.

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Benoît, on vous retrouve enfin dans L’heure bleue. Avez-vous ressenti un pincement au cœur en laissant vos collègues?
C’est sûr. La pandémie a fait en sorte qu’on ne s’est pas vus pendant un an. C’était un projet qu’on aimait, avec du monde qu’on aimait, on avait des personnages intéressants et une belle histoire. Pour chaque projet, il y a un deuil à faire, mais on est tous dans le même bain, on est des contractuels.

La conclusion de la série va-t-elle plaire aux téléspectateurs?
Même si les personnages vivent plein de conflits et d’épreuves, je dirais qu’il y a quelque chose qui est fort et qui fera du bien à la sortie de la pandémie. Pour moi, ç’a été une belle aventure.

Quant à Bernard, êtes-vous heureux de son sort?
Je suis en paix avec la fin de ce personnage. Au début de la série, Bernard Boudrias était psychorigide, une sorte de control freak. On l’a vu s’ouvrir de plus en plus aux autres et, dans les 12 derniers épisodes, il se montre à leur écoute. Il développera beaucoup plus l’amitié que les relations amoureuses. Il s’intéressera à ce dont les gens ont réellement besoin, et ce faisant, il réussira à se poser la question importante: «Moi, de quoi j’ai besoin dans la vie?»      

Photo : Eric Myre / TVA


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C’est finalement un Bernard en pleine évolution...
Il a récemment retrouvé un vieil ami, une rencontre qui lui fait réaliser qu’il ne s’est peut-être pas posé les questions au rythme où il aurait dû se les poser. «Pourquoi est-ce que je fais ce métier?» «Pourquoi suis-je rendu où j’en suis?» Ce bilan, je le trouve extrêmement important et riche pour le personnage et aussi pour moi. Ça m’allume et ça m’habite. J’estime que le personnage va bien terminer ces cinq saisons.

La relation de Bernard avec son fils Raphaël semble aller mieux.
Oui, la relation s’améliore, mais pas à cent pour cent. Comme avec sa fille aussi. Bernard ne veut pas imposer ce qu’il pense à ses enfants, même si ça peut lui faire mal qu’ils prennent des décisions qui ne sont pas celles qu’il prendrait à leur place. Il va enfin comprendre qu’il doit les laisser faire. C’est beau et c’est porteur d’espoir. Il se montre présent pour son fils, même si parfois, être présent, c’est de ne pas être là. 

Photo : Eric Myre / TVA


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On vous voit dans La faille, mais vous tiendrez le rôle-titre dans une nouvelle série, en plus de faire du cinéma...
Oui, Larry, une série dramatique écrite par Stéphane Bourguignon. Larry est un gardien de sécurité après avoir été un policier infiltrateur. Une histoire de corruption, pour laquelle sa culpabilité n’a jamais été clairement établie, l’a amené à laisser son emploi. Cet échec le hante.     

Quant aux films?
Il y a d’abord Les tricheurs, écrit et réalisé par Louis Godbout, une comédie noire qui se passe sur un terrain de golf avec, entre autres, Christine Beaulieu, Alexandre Goyette et Steve Laplante, puis Crépuscule pour un tueur, qui porte sur le délateur Donald Lavoie, lequel a permis l’arrestation des frères Dubois. C’est le premier long métrage de Raymond St-Jean et Éric Bruneau, qui incarnera Lavoie. Je joue le chef du clan Dubois. Les producteurs m’ont dit qu’il y a tellement de films prêts à sortir, alors on ne sait pas quand ils prendront l’affiche.

Seriez-vous prêt à vous embarquer dans une autre série sur une longue durée comme L’heure bleue?
Bien sûr! Ça dépend de l’équipe, du contenu et du personnage. J’en ai fait, comme Le monde de Charlotte et La part des anges, mais c’était une première pour moi de jouer dans une série durant cinq saisons et d’avoir un rôle aussi important. Ç’a été très agréable parce qu’il y a un esprit de famille sur le plateau.

Photo : Vivien Gaumand / TVA


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Ce qu’on vit depuis mars 2020 vous a-t-il amené à vous poser des questions, vous qui avez étudié en médecine?
J’ai parlé régulièrement à des amis avec qui j’avais étudié pour savoir comment ça se passait. Ils ont vécu toute cette folie-là. Ça faisait quelques années qu’ils voulaient développer la médecine en télétravail, mais ça s’est accéléré.

Y a-t-il eu des moments où vous avez regretté votre décision?
Non, jamais, même si je pense honnêtement que j’aurais fait un bon médecin. Dès que j’ai participé à des spectacles à l’Université Laval pour les sciences santé, j’ai eu la piqûre. En même temps, je découvrais l’impro à l’université. J’ai su assez vite que je ne pouvais pas m’en passer. J’ai été refusé à mes premières auditions au Conservatoire d’art dramatique de Québec, puis je me suis réessayé et ça a marché. On a fondé le Théâtre Niveau Parking, et on a fait de la création pendant plus de 10 ans avant que je m’installe à Montréal. 

Vos ex-collègues étudiants en médecine vous ont-ils dit que vous étiez fait pour le métier de comédien?
Ils me voyaient faire plein de choses au socioculturel: impro, spectacles, et que j’avais la fibre pour ça. Quand j’ai fait mon choix, ils ont trouvé ça extraordinaire, même si certains estimaient que c’était un peu hasardeux. Ils me disent que c’est le fun et me suivent dans mes projets.

Voyez L’heure bleue le mardi à 20 h, à TVA.
Benoît joue aussi dans La faille, offerte sur Club illico.
On pourra découvrir Larry sur Tou.tv Extra en 2022.

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