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Guy Jodoin a fait du ménage dans sa vie

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Photo : Bruno Petrozza

Après sa séparation, il y a quelques années, Guy Jodoin a réalisé qu’il avait envie de mener une vie nouvelle, de ne plus vivre dans une grande maison et de se défaire d’objets qu’il accumulait inutilement depuis longtemps. Entrevue avec celui qu’on peut voir au Tricheur ainsi que dans la nouvelle série Escouade 99.

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Guy, que peut-on dire de ton personnage dans Escouade 99?
C’est un gars qui marche dans les pas de Max (Mickaël Gouin); c’est son idole, il veut être comme lui, et chaque fois que Max dit quelque chose, il boit chacune de ses paroles. Il est aussi follement en amour avec Rosalie (Bianca Gervais). Charles est un rassembleur qui veut que tout le monde aille bien. Il est aussi un peu «champ gauche», et c’est le genre de personnage que j’adore jouer. Je m’amuse beaucoup à faire ça. Le réalisateur, Patrick Huard, nous permet aussi de nous amuser en improvisant et en ajoutant quelques répliques punchées. 

Qu’est-ce que tu as fait de plus fou pour ce personnage?
À un moment donné dans la série, je me suis fait tirer dans le popotin. À l’hôpital, comme je ne peux pas me poser sur mon derrière, je suis comme soutenu dans les airs avec ma jaquette. J’ai réellement tourné cette scène dans les airs à l’aide d’un harnais; c’était assez peu confortable comme situation. Mais on a beaucoup rigolé, tellement c’était absurde!

As-tu écouté la série américaine pour préparer ton personnage?
Je n’avais jamais écouté Brooklyn Nine-Nine. Je ne connaissais rien de cette série au moment de l’audition. Quand Patrick Huard a su ça, il m’a demandé de ne pas l’écouter. Ç’a donc été un travail de création avec Patrick.

Il arrive plusieurs aventures à ton personnage. Fais-tu les cascades?
Non, je dois une fière chandelle à un cascadeur de Québec qui me remplace quand il faut faire quelque chose de plus dangereux, comme se jeter dans une chute à déchets. Par contre, quand les cascades sont moins périlleuses, il m’arrive de me lancer. Mais ce n’est jamais rien de dangereux.

La série a été tournée pendant plusieurs semaines à Québec. As-tu trouvé difficile d’être séparé si longtemps de ta famille?
Non, mes enfants sont presque des adultes maintenant, et je ne suis pas un «ennuyeux». Pour moi, ce sont de petites vacances durant lesquelles je peux me consacrer uniquement à mon travail et à rien d’autre. Des fois, ma blonde vient me rejoindre; d’autres fois, c’est moi qui viens passer le week-end à Montréal. 

Nous parlions de tes enfants. Est-ce qu’il y en a un, dans le lot, qui suit les traces de son papa comédien?
Ma plus vieille travaille en production télévisuelle, mais elle est derrière la caméra. Pour ce qui est de mes autres enfants, ils sont bien loin de ce métier-là. Mon autre fille est en tourisme, un de mes garçons est policier, et l’autre est en sciences. 

Photo : Bruno Petrozza



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Comment as-tu vécu les derniers mois?
J’ai profité de la crise sanitaire pour me mettre en forme, autant physiquement que mentalement. J’ai commencé à lire beaucoup plus, je me suis mis au jogging et j’ai profité de cette période pour prendre soin de moi. J’ai également fait beaucoup de bénévolat, puis je suis parti dans le coin de la Gaspésie. J’ai besoin de voyager et de m’évader... En ce moment, c’est plutôt difficile. Dernièrement, je suis parti en voyage avec ma blonde en Ontario, et nous avons été agréablement surpris. Nous sommes allés voir des vignobles dans la région de Niagara et nous avons fait de belles découvertes. Ç’a été fort agréable, de belles vacances... J’avais vraiment besoin de décrocher. 

Tu as déjà parlé de partir faire le tour du monde pendant un an...
Oui, j’aimerais beaucoup! Je me suis rendu compte que la vie allait bien trop vite et que je n’avais pas vu tous les endroits que je voulais voir. Mais je ne le ferai pas en un an, finalement. Je vais le faire par plein de petits voyages quand la fin de la pandémie me le permettra. Peu avant le confinement, je suis allé faire le tour de la Suède. J’aime voyager, car mes parents m’ont donné la piqûre quand j’étais jeune. Et c’est fantastique, parce que ma belle Édith a cette même passion que moi. J’ai aussi fait le chemin de Compostelle, et disons que 32 jours de marche en Espagne, ça fait réfléchir — et cette période de confinement aussi.

Que retiens-tu de tes réflexions?
Je me rends compte que je suis heureux avec pas grand-chose. Avant, j’avais une grosse maison et plein d’objets de toutes sortes. J’étais un collectionneur-né, je collectionnais les pipes et les boîtes à tabac de mon grand-père, je ramassais tout et je gardais tout. Puis, avec ma séparation, j’ai quitté ma grosse maison pour prendre un petit appartement en location. J’ai donc dû me défaire de plein de choses. Ça m’a fait le plus grand bien, et je me sens plus léger. D’ailleurs, quand je pars en voyage, je donne mes vêtements aux gens dans le besoin là-bas et je me rachète d’autres vêtements sur place. Ça fait du bien de donner et de faire circuler. Finalement, ma séparation a été une méchante claque sur la gueule qui a eu du bon!      

Tu habites en location. Aimerais-tu te racheter une maison plus grande, un jour?
Non, je l’ai eu, ça, la grosse voiture et les gadgets coûteux, et je n’ai plus le goût de ça. Même que je ne comprends même pas pourquoi j’avais besoin de tout ça subitement dans ma vie. Idéalement, j’aimerais me trouver une toute petite maison avec un beau terrain pour faire un jardin. Mais je ne suis pas dans l’urgence, parce que je suis super heureux en ce moment et je n’ai surtout plus les mêmes exigences. Mes bonheurs sont simples, désormais. 

Tu tournes Le Tricheur en ce moment. Avez-vous eu à faire plusieurs changements pour vous adapter?
C’est certain qu’il a fallu s’adapter. Premièrement, nous n’avons plus de public. Moi qui interagissais toujours avec le public, je ne peux plus le faire de la même façon; je m’adresse maintenant au public à la maison en parlant directement à la caméra. Nous faisons les choses de façon différente, et la réponse des gens semble positive à ces changements. Mais nous limitons les contacts en studio et nous respectons les normes avec les invités. Je pense qu’on a fait les bons changements. On a des écrans derrière et ça nous amène ailleurs.

Il va y avoir un troisième film de Dans une galaxie près de chez vous. Qu’est-ce que ça te fait de savoir que tu vas reprendre ce rôle?
C’est drôle, dernièrement je suis allé chercher les vêtements de mon personnage, qui étaient dans un entrepôt où chacun des comédiens pouvait les récupérer et les garder. Ça m’a fait tout drôle de revoir tout ça. Moi qui «élague» chez moi, je me retrouve avec la garde-robe du Capitaine! Mais oui, je suis content de savoir que je vais reprendre ce rôle, tout simplement parce que les gens m’en parlent encore et encore et que ça me fait plaisir de voir qu’on a marqué une génération. Je ne sais pas non plus si j’entre encore dans mes costumes... Je me suis vu dans deux épisodes d’Escouade 99 et je me suis dit que j’avais un peu engraissé. (rires)

Escouade 99 est disponible en exclusivité sur Club illico.
Le Tricheur, du lundi au vendredi à 18 h 30, à TVA.

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