Patrice Robitaille admet que ça lui «fait vraiment quelque chose de vieillir» | 7 Jours
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Patrice Robitaille admet que ça lui «fait vraiment quelque chose de vieillir»

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Photo : Dominic Gouin / TVA Pub

L’année 2023 sera une année charnière pour Patrice Robitaille. En 25 ans de carrière, le comédien a cumulé les beaux rôles au petit écran comme au grand, tout en foulant les planches d’une variété de théâtres. Or il a du mal à s’extasier devant ce quart de siècle à pratiquer ce métier qu’il aime, puisque ça lui rappelle que le temps file à vive allure...

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Patrice, est-ce important pour toi de t’impliquer pour Les beaux 4h de la Fondation Martin-Matte?

Oui, et je le fais d’abord par amitié pour Martin. Au fil des ans, j’ai eu la chance de rencontrer Christian, le frère de Martin, puis sa maman. En connaissant mieux cette famille et les besoins d’un traumatisé crânien, ça m’a donné le goût de m’impliquer davantage. J’ai aussi un attachement particulier avec la gang de la fondation, qui est vraiment gentille. Je dois également dire que je trouve cet événement super agréable. Ces dernières années, j’y suis souvent allé avec ma blonde et on en profite pour se faire un petit week-end en amoureux à Saint-Sauveur. 

Photo : Dominic Gouin / TVA Pub

Si je te dis Martin Matte, qu’est-ce qui te vient à l’esprit?

Je suis très admiratif du talent des autres dans la vie, et son talent à lui m’impressionne. Martin est un gars fort talentueux. Il est bon sur scène, et quand venait le temps d’écrire Les beaux malaises, c’était excellent comme série, et je suis très fier d’avoir pu jouer dedans. Je ne pense pas que j’entre dans la catégorie de ses amis proches, mais on a une belle relation. Nous sommes toujours contents de nous voir et je l’aime beaucoup.

Justement, que retiens-tu de ton personnage de Patrick dans Les beaux malaises?

J’aimais beaucoup l’exubérance de celui-ci, mais quand il est devenu violent avec sa conjointe, je n’ai pas aimé ça. J’en ai parlé à Martin. Je trouvais que ça allait grandement ternir ce personnage que j’aimais tant. Aussi, je savais que ces scènes allaient souvent remonter à la surface, car Les beaux malaises, ça joue en boucle à TVA. Je trouvais que Patrick, à partir du moment où il devenait violent envers sa copine, devenait un personnage infréquentable. À partir de là, on ne pouvait plus rire de ses blagues d’innocent. J’avais vraiment un gros malaise avec ce que devenait mon personnage et j’en ai beaucoup parlé à Martin et à Robin Aubert, le réalisateur. On a eu une discussion collective sur le sujet et finalement, j’ai tourné les scènes du mieux que je pouvais, mais j’ai trouvé ça difficile. J’aimais beaucoup ce personnage et ça m’a fait mal de l’amener là. J’ai eu à faire des scènes similaires dans un film et j’ai détesté ça. Je ne veux plus tourner ça, parce que pour moi, c’est anti-normalité. J’étais d’ailleurs content que, par la suite, on me propose de tourner des publicités contre la violence conjugale.     

Photo : Bertrand Calmeau / TVA

Comment vas-tu en ce moment?

Je vais très bien. J’ai la chance en ce moment de pouvoir lire les prochains épisodes de C’est comme ça que je t’aime et j’adore ça! Je m’amuse beaucoup et j’ai hâte de les tourner. Je me considère comme chanceux de pouvoir jouer dans une aussi belle série. Sinon, j’ai tourné cet été dans le dernier film de Louise Archambault, qui aura pour titre Le temps d’un été, dans lequel j’incarne un curé. Celui-ci hérite d’une maison à la campagne et décide d’y amener un groupe d’itinérants pour les sortir de la rue et leur faire goûter à quelque chose de différent le temps d’un été. Je fais également partie de la distribution du film Ru, qui est l’adaptation du roman de Kim Thùy. Karine Vanasse et moi y incarnons un couple. 

Tu as presque 25 années de carrière. Qu’est-ce que ça représente pour toi?

Sérieusement, je n’aime pas beaucoup penser à ça. Ça me fait capoter, parce que je trouve que le temps va beaucoup trop vite et que c’est juste malade! Je suis allé à des funérailles dernièrement et beaucoup de mes amis étaient là. Je les vois vieillir et j’ai du mal à croire que je suis rendu à 50 ans dans ma vie. Ça me fait vraiment quelque chose de vieillir. En même temps, je me considère comme chanceux de jouer encore de si beaux personnages et de faire encore ce métier. Quand j’étais un débutant, je me disais que le vrai défi de ce métier était de durer. Je suis encore là et j’en suis fier. J’ai eu de magnifiques rôles, dont Cyrano, qui était un grand rêve pour moi. J’ai été gâté.

Tu ne joues pas au théâtre depuis quelque temps... Pourquoi?

Je veux être là pour mes enfants le soir. Je compte retourner sur les planches quand mes enfants seront un peu plus vieux. Mes deux plus jeunes ont sept et huit ans. Je pense que c’est important de passer mes soirées avec eux à la maison plutôt que d’être au théâtre. Mais j’ai très hâte de rejouer au théâtre. 

Et tes 50 ans, tu les vis comment?

C’est un gros chiffre, c’est certain. J’ai plein d’amis qui ont cet âge et ça se passe bien. Il y a tous les clichés qui viennent avec ça, comme quoi c’est un privilège de vieillir, et c’est vrai. En même temps, le temps file si vite... Mais je suis heureux, j’aime l’endroit où je suis dans ma vie et j’espère que ça va continuer.

Est-ce que tu es là où tu voulais être à cet âge?

Je ne suis pas celui qui fait des plans. Je n’ai jamais eu de plan de carrière et je ne suis pas du genre à me projeter dans le futur. Je me souviens que, plus jeune, je regardais des gens comme Robert Gravel, Marc Messier ou Jean Besré en me disant que c’était ce genre de carrière que je voulais avoir un jour. Ces hommes-là m’ont donné le goût de faire le métier de comédien. Assez vite, enfant, je voulais pratiquer ce métier. Bon, j’ai aussi eu une brève envie de devenir joueur de hockey, mais, en troisième secondaire, je suis allé voir un spectacle dans lequel un de mes amis jouait et je trouvais qu’il avait l’air bien sur scène. J’ai eu envie de ressentir ce plaisir-là à mon tour. L’année suivante, je me suis inscrit en théâtre et, depuis, je n’ai jamais arrêté. J’ai eu à me trouver un plan B pour rassurer mes parents, alors j’ai étudié en communication dans le but de devenir concepteur publicitaire, au cas où ma carrière d’acteur ne verrait jamais le jour.

Photo : Inconnu / RADIO-CANADA

Tu dis que tu n’as jamais eu de plan de carrière. Mais avoir une famille, est-ce que c’était dans tes plans?

Oui, ça, c’était clair, je voulais une famille nombreuse. J’ai eu trois enfants finalement, et ils me comblent. Je pense être un bon père. Je ne sais pas si l’un de mes enfants va vouloir suivre mes traces dans le métier plus tard. Je ne m’y oppose pas, sauf qu’il devra avoir un plan B, au cas où. 

L’événement Les beaux 4h de la Fondation Martin-Matte se déroule jusqu’au 11 février. Pour plus d’information: lesbeaux4h.com. Le film Le temps d’un été sortira en salle en 2023. Les deux premières saisons de C’est comme ça que je t’aime sont disponibles sur Tou.tv Extra.

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