Un grand retour au Québec pour Garou après 10 ans d'absence | 7 Jours
/magazines/7jours

Un grand retour au Québec pour Garou après 10 ans d'absence

Image principale de l'article Un grand retour au Québec après 10 ans d'absence
Marï photographe

Le chanteur Garou nous réserve toujours de belles surprises. On entend peu ou pas du tout parler de lui pendant un moment et, tout à coup, lorsqu’on se pose la question de savoir ce qu’il fait, voilà qu’il nous revient avec un nouveau projet. C’est exactement ce qu’il fait en cette fin d’année avec un album de reprises des chansons de Joe Dassin, tout en annonçant sa première grande tournée de spectacles au Québec après une absence de 10 ans!

• À lire aussi: Marie-Claude Barrette s’effondre dans la bande-annonce de l’épisode de Noël de La vraie nature

• À lire aussi: Jean-Philippe Dion annonce une belle surprise concernant La vraie nature

Garou, ça fait 10 ans que tu n’as pas fait de tournée solo au Québec, c’est long!

Je le sais! J’ai capoté quand on m’a dit ça. Je ne m’en étais pas rendu compte. Il y a eu des projets et des apparitions ici et là, comme à la télé et avec les Gentlemen (Forever Gentlemen, qui mettait en vedette Garou, Roch Voisine et Corneille). D’ailleurs, il n’est pas dit qu’on ne reprendra pas le flambeau avec les Gentlemen, parce que nous avons eu beaucoup de plaisir à faire cette tournée de spectacles ensemble. Bref, je reprends la route en solo au Québec. Ce show-là a été fait dans ma grange, dans les Cantons-de- l’Est. Même si je reprends quelques chansons de chanteurs français, ce sera un spectacle à la vibe québécoise. Vous ne serez donc pas surpris que je reprenne un petit Gerry Boulet à travers tout ça. 

C’est important de le préciser, ce spectacle que tu vas présenter n’est donc pas entièrement consacré à Joe Dassin?

Non, je fais un bloc de chansons de Joe Dassin, mais je vais aussi revisiter mes tounes, qui sont beaucoup folkisées et countryisées. J’aimerais faire ce show-là pendant 15 ans et le faire évoluer. Je deviens un showman plus assis et aussi plus placoteux. Je raconte plusieurs choses, et les spectateurs aiment que je me livre plus, que je leur raconte des histoires. Je n’écrirai pas de livre, mais je peux me raconter sur scène. Ce nouveau show est de loin le plus francophone que j’aie fait. Il n’y a presque pas de chansons anglaises. Je pense que c’est un spectacle où tous les fils sont attachés. Ce n’est pas qu’ils étaient détachés avant et que je jouais un personnage, mais en début de carrière, on essaie plein d’affaires, et aujourd’hui, à 50 ans, je suis bien vissé! 

Tu l’as présenté à plusieurs reprises en Europe?

On a fait un petit bout de tournée l’automne passé, une autre portion au printemps et j’ai fait des festivals d’été. Présentement, je viens de finir une grosse tournée en France, en Belgique, en Pologne et en Roumanie. C’était la tournée la plus tough de ma carrière, mais c’est mon show le plus le fun à faire. On a vraiment prouvé qu’on était toute une équipe de malades sur scène! C’est de l’amitié pure avec mes quatre musiciens... et un quart, si je me compte! Et à travers tout ça, on a enregistré l’album Garou joue Dassin, qui n’était pas prévu. On l’a fait avec une belle vérité, ce n’était vraiment pas un album qui était calculé. Début janvier, je ferai six représentations en France avant d’entreprendre la tournée au Québec, le 20 janvier à Terrebonne.      

Comment ce spectacle est-il né?

Pendant la pandémie, j’ai commencé à écrire des tounes comme jamais dans ma vie, entre autres parce que ma fille, Emelie, a aussi commencé à en écrire. Au départ, elle hésitait à ce qu’on écrive ensemble. On a commencé à enregistrer des petites affaires ici et là. J’ai réalisé, sans l’avoir calculé, que je m’en allais dans un style très folk et country. À l’automne 2021, j’ai fait une répétition avec mon équipe et j’ai présenté toutes mes tounes à la gang, en les interprétant dans un moule plus folk. Ils ont adoré. Nous reprenons Brassens, Ferré, Michel Legrand, Brel, Aznavour, et je fais un medley consacré à Joe Dassin. Quand on a présenté le tout en Europe, le public a capoté, le show a vraiment levé! À ce moment-là, il y a des gens qui m’ont dit que je devrais faire un album avec les chansons de Joe Dassin. J’ai dit OK, mais je voulais le faire dans ma grange, dans un style folk-country, parce que c’est ça qui faisait triper Dassin et que c’est une influence pour moi depuis que je suis tout petit.

Cet album-là est finalement une parenthèse avant l’album de chansons originales que tu prépares?

Oui, et il va voir le jour... à un moment donné!

Marï photographe

Tu as déjà de nouvelles chansons qui sont prêtes?

Oui, et j’en ai déjà testé sur scène, mais j’ai décidé de mettre les freins. Je désire les garder pour plus tard, je ne veux pas les brûler tout de suite. Par contre, il y en a une que j’ai gardée pour la tournée et qui est l’une des premières chansons que ma fille a écrites après que je lui ai acheté un ukulélé. Elle l’avait composée en anglais et je l’ai adaptée en français. 

Quel âge a ta fille, maintenant?

Elle a 21 ans. Pour moi, c’est encore une petite fille. (sourire)

Tu la vois souvent?

Non, on part tout le temps chacun de notre bord. C’est une grande voyageuse, mais on est super complices. On se perd de vue longtemps, mais, quand on se voit, on se met à jour. Elle ne suivra pas mes traces, mais elle va beaucoup écrire. À 21 ans, elle se cherche encore et je suis content qu’elle le fasse, je trouve dommage que certains se trouvent parfois trop vite.

Tu étais comment, toi, à 21 ans?

J’étais all over the place! J’avais évidemment commencé à chanter dans les bars, je faisais toutes sortes de jobs différentes. Je ne voulais pas être un chanteur. J’avais plein de propositions, entre autres pour faire du cinéma, mais je disais non. Je n’étais pas sûr que c’était ce que je voulais faire dans la vie, autant chanter que jouer. Puis, finalement, il est arrivé ce qui est arrivé: c’est à 26 ans que j’ai commencé à faire Notre-Dame de Paris.

Marï photographe

Ta fille habite-t-elle en France?

Non, elle n’a jamais habité en France, et moi non plus, contrairement à ce que les gens pensent. (rires)

C’est drôle parce que, dans ton cas, bien des gens ont l’impression que tu fais de grandes pauses dans ta carrière, ils se demandent ce que tu fais...

Ça n’a jamais arrêté, il y a toujours eu de l’action, mais l’action ne se passait pas au Québec. J’ai beaucoup travaillé en France, et quand je reviens à la maison, au Québec, je décroche. Mais tout ça va changer, parce que ça fait 10 ans que je n’ai pas fait de tournée solo ici. 

A-t-il fallu que tu demandes la permission aux fils de Joe Dassin pour reprendre les chansons de leur père sur l’album?

Je n’ai pas eu besoin d’être en contact avec eux, mais je l’ai été, c’était important pour moi. L’histoire de notre rencontre est cute. Je ne me souviens plus dans quelle ville de France nous présentions un spectacle. Ce soir-là, j’avais avisé mon directeur de tournée et les musiciens qu’après le show, il fallait partir tout de suite pour faire la route. Après ce show, je sors de scène et mon directeur me dit: «Tu ne peux pas t’en aller tout de suite. Il y a l’un des fils de Joe Dassin qui a vu le spectacle et qui veut te rencontrer.» À ce moment-là, on commençait un peu à parler du projet de l’album. J’ai donc rencontré Jonathan, on a échangé nos numéros de téléphone, et il m’a dit qu’il avait beaucoup aimé le medley de chansons de son père que j’avais fait dans le spectacle. Il avait comme retrouvé quelque chose et ça m’a fait chaud au cœur. Ensuite, j’ai rencontré son frère, Julien, et je les voyais vraiment avoir confiance dans le fait que je fasse cet album.

En préparant notre rencontre, j’ai réalisé que tu as eu 50 ans en juin dernier. Est-ce que ç’a eu un effet choc sur toi?

On a plus l’effet d’un choc par rapport aux gens et aux choses qu’on a perdus de vue. Quand tu passes chaque jour avec toi-même, tu ne t’en rends pas compte. Je me suis toujours vu bien plus vieux et bien plus jeune que je ne le suis. Le kid et l’ado sont encore là, et le vieux aussi, parce que j’ai plein de chums qui sont plus vieux et qui ne sont pas des gens plates. Alors non, ça ne me fait pas peur du tout.

Marï photographe

Quand Notre-Dame de Paris a été présentée il y a quelques mois, au Québec, des gens se sont demandé pourquoi tu n’avais pas repris le rôle de Quasimodo.

J’ai toujours été clair à ce sujet. J’ai toujours dit qu’après trois ans de Notre-Dame de Paris, je ne remettrais jamais le costume. On a fait quelques shows symphoniques à un moment donné, et c’était le fun de se retrouver et de chanter ensemble. C’était super émouvant, mais je ne retournerais pas faire le spectacle. À l’époque, les autres faisaient leurs affaires connexes, ils travaillaient à leur carrière en même temps que Notre-Dame de Paris, et moi, j’avais dit non à tout. J’étais sur le point de finir Notre-Dame de Paris quand j’ai dit oui à René Angélil et que j’ai enregistré mon premier album. J’ai assumé ça et, ensuite, j’ai mis cette belle expérience derrière moi. Mais j’ai trouvé ça touchant et beau que Daniel (Lavoie) et Bruno (Pelletier) reviennent. Beaucoup de gens m’en ont parlé. La dernière fois qu’on s’est jasé, Daniel et moi, il m’a dit qu’il n’avait jamais eu autant de plaisir à jouer son personnage.

Tu vas évidemment avoir une grosse année 2023, mais est-ce qu’il t’arrive de te dire qu’il faudrait que tu te poses un peu, que tu profites plus de la vie?

Je dirais que depuis cinq ans, je me suis beaucoup plus posé au Québec. Je suis actuellement en mode forêt, où il y a toujours quelque chose à faire, à arranger sur le terrain. Mon plus gros moment de nostalgie pendant que j’étais en tournée en Europe, le moment où j’avais envie d’être à la maison est arrivé alors que j’étais dans une chambre d’hôtel. Tout à coup, j’ai entendu le bruit d’une chainsaw! Ça m’a ramené direct chez nous, j’avais hâte de rentrer chez moi.

Quand tu repenses à ta carrière, est-ce qu’il y a des choses que tu ferais différemment?

Il y a des gens qui s’écrasent devant leurs erreurs et d’autres qui s’en nourrissent. Moi, j’ai toujours été spontané et je me nourris de mes erreurs. Quand je fais une faute sur scène, je transforme ça en joke!

Le party animal est-il encore en toi?

Oui! Et ce sera toujours comme ça, parce que je n’ai pas le party négatif. Moi, c’est plutôt un party dans lequel je fête la vie. 

• À lire aussi: France Beaudoin et Garou sont stupéfaits devant une entrevue qu'ils ont réalisée ensemble il y a 30 ans

L’album Garou joue Dassin est présentement disponible sur toutes les plateformes numériques. Pour connaître toutes ses dates de spectacle: garouofficiel.com.  

À VOIR AUSSI : Huit mariages de stars qui n'ont pas fait long feu:

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus