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Jean-Philippe Perras lance un premier avec son groupe Gustafson

Image principale de l'article Un premier album avec son groupe Gustafson

Formé des comédiens Jean-Philippe Perras et Adrien Bletton, le duo Gustafson roule sa bosse dans le monde de la musique depuis 10 ans. Et voilà que la formation présente enfin Le magnifique, son premier album. Entrevue avec les deux musiciens.

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Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de faire un album?
JEAN-PHILIPPE: C’est par la force des choses, car on n’a pas de maison de disque; on est indépendants et autonomes à 100 %. On attendait d’avoir les reins un peu plus solides avant de se lancer dans cette aventure. On a acquis de l’expérience en lançant trois EP et autant de singles, mais aussi en collaborant avec plusieurs artistes. On sentait qu’on avait atteint une maturité en ce qui concerne notre son. La direction qu’on voulait prendre était plus claire.

Comment décririez-vous l’album Le magnifique?
ADRIEN: C’est un album festif, où il y a aussi une quête de magnifier le quotidien, de trouver le magnifique dans les petites et les grandes choses. On aime faire de la musique qui bouge et qui rend les gens heureux. L’album compte 10 pièces, qui sont de petites confidences et des réflexions du quotidien sur des thèmes parfois heureux, parfois plus sombres. 

Comment fonctionnez-vous pour créer de la musique ensemble?
J.-P.: On se connaît depuis plus de 10 ans; on s’est rencontrés à l’école de théâtre, et on a aussitôt commencé à faire de la musique ensemble. Souvent, chacun propose des idées, et on s’exile ensuite dans un chalet pour les travailler ensemble. Tout ça accompagné de beaucoup de bouteilles de vin et d’instruments de musique! C’est vraiment dans ces moments-là que la création se passe.

Comment est né votre duo?
J.-P.: Un jour, lors d’un party, Adrien m’a abordé en me disant qu’il fallait qu’il me parle. Il m’a amené dans les toilettes et m’a dit: «Tu sais que toi et moi, on va faire de grandes choses ensemble?» J’ai trouvé ça étrange au début mais, finalement, on ne s’est pas lâchés depuis.

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Adrien, qu’as-tu vu chez Jean-Philippe qui t’a convaincu que vous alliez faire de grandes choses ensemble?
Pourquoi lui? Parce que quand je l’ai vu arriver dans les couloirs de l’École nationale de théâtre avec sa belle dégaine de jeune premier, je me suis dit qu’il fallait que ce gars-là soit mon ami. Je savais qu’il faisait de la musique et je sentais que nous étions sur la même longueur d’onde. C’est assez particulier de travailler comme musicien et comédien. Ça demande une certaine habileté de jongler avec son esprit créatif et d’ouvrir le canal au bon moment. Jean-Philippe et moi, on se comprend bien et c’est facile.

Êtes-vous des comédiens qui chantent ou des chanteurs qui jouent la comédie?
A.: Je pense que je suis un comédien qui chante, mais c’est vraiment 50/50 pour moi: je ne me définis pas plus par l’un que par l’autre. J’ai une formation de violoncelliste, je viens d’une famille de musiciens classiques, donc j’ai vraiment baigné dans un univers musical.
J.-P.: Avec la pandémie, j’ai eu une réflexion à ce sujet. Quand on est comédien, on est choisi pour un projet. On a tous les deux eu la chance de recevoir de belles propositions, mais il faut les prendre quand ça passe. En musique, l’espace créatif est plutôt au quotidien; on est entièrement maîtres de ce qu’on fait. On décide de tout. À une certaine époque, on ne voulait pas trop mélanger nos deux métiers; on séparait la musique du jeu. Mais on s’est rendu compte que l’un nourrissait l’autre et qu’il ne fallait pas nécessairement compartimenter tout ça.

Parlons de vos nouvelles chansons. Qu’est-ce qui vous a inspiré?
A.: Plusieurs maquettes étaient déjà faites au moment de commencer l’album, donc on a fait un travail d’équipe avec nos deux coréalisateurs, Clément Leduc et Gabriel Gagnon. Ç’a été un travail collectif. Je suis ensuite parti quelques jours dans un chalet pour écrire les textes de l’album.      

Le magnifique est en vente en magasin et sur les plateformes numériques.

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