Sophie Bourgeois croit toujours en l’amour | 7 Jours
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Sophie Bourgeois croit toujours en l’amour

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Photo : Bruno Petrozza

Sophie Bourgeois est une femme de tête, de cœur et... d’action! Elle bouillonne: elle a des tonnes d’idées en tête, dont deux projets télé. Célibataire depuis maintenant six ans, elle dit toujours croire en l’amour. Portrait d’une passionnée enthousiaste!

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Oui, elle a volé 200 000 $ et s’est enfuie, laissant sa fille, Claudie (Kelly Depeault), derrière elle, parce qu’elle n’a pas voulu accompagner sa mère. Que lui arrivera-t-il? Sera-t-elle arrêtée ou reviendra-t-elle? Je ne le sais pas pour l’instant.

On t’a vue aussi récemment dans District 31. As-tu aimé l’expérience?
C’était un beau rôle. Et même si ce n’était que pour quelques épisodes, j’étais contente d’y prendre part: j’avais de belles scènes à jouer.      

As-tu des choses prévues l’an prochain sur le plan professionnel?
J’ai une pièce de théâtre d’été qui est sur la glace pour l’instant. C’est la pièce Camping tout inclus, avec Sylvie Potvin, Patrice Coquereau, Denis Houle, Jean-Marc Dalphond et moi. Elle devait être présentée l’été dernier au Théâtre des hirondelles, à Belœil, mais elle a été remise à 2021. J’ai bon espoir que ça pourra avoir lieu. Il y a aussi le livre Elles ont conquis le monde en solo (publié aux Éditions de l’Homme), auquel j’ai participé; 10 femmes y racontent leurs souvenirs d’un voyage qu’elles ont fait seules. J’ai écrit un texte sur l’expérience que j’ai vécue en Indonésie, il y a quelques années. 

Le fait de raconter une histoire t’a-t-il donné des idées pour écrire autre chose?
Oui, j’ai retrouvé l’écriture; j’écrivais, avant d’avoir mes enfants, de me séparer et de construire ma maison. En fait, j’ai toujours un peu fui l’écriture tant et aussi longtemps qu’on me choisissait comme comédienne. C’est vraiment prenant, l’écriture, et je suis bien lucide par rapport à ce que je suis et ce que je veux être: j’ai des croûtes à manger. Être un bon scénariste est difficile, ça prend des années d’expérience. Je me suis inscrite en scénarisation avec Pierre-Yves Bernard; il me fait un grand bien. C’est comme s’il mettait de l’essence dans ma voiture! Je revisite avec lui toutes les techniques que je connaissais déjà, mais ça me donne une grosse dose de confiance. Ça me fait du bien, parce qu’il me confirme que j’ai l’essentiel, c’est-à-dire du cœur et des choses à dire. Mais ça fait 10 ans que je n’ai pas écrit, et l’écriture a beaucoup changé, depuis. 

Qu’avais-tu écrit, à cette époque?
Une série télé appelée Les Fab 4, avec Anick Lemay. C’était entre mon travail sur Cornemuse et C.A. On s’était quand même rendues assez loin en développement, mais ça ne s’est pas concrétisé.      

On peut dire que la pigiste en toi n’a pas nécessairement l’intention d’attendre que le téléphone sonne pour avoir du travail!
J’ai vraiment un tempérament d’entrepreneure. Je brasse la cage, je me suis bâti une maison toute seule dans le bois, j’ai géré un chantier de gars. Je ne peux pas être juste une comédienne: je suis trop hyperactive pour ça. J’aime trop bâtir! Tu vois, j’ai travaillé sur une comédie avec un ami, et je développe ma propre série, que je compte proposer vers la fin janvier. Je suis bien contente et je suis fière. Je dirais que c’est ce que la pause imposée par la covid m’a permis de faire. C’est le bon temps pour moi de m’attaquer à des projets, parce que ma vie a été bien occupée avec des enfants en bas âge (qui ont maintenant 8 et 12 ans), la maison, les plaies de ma séparation à panser... Je peux dire que je suis maintenant rendue là; je suis une fonceuse. Je suis heureuse, tant que je bâtis quelque chose.

Photo : Bruno Petrozza



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Dirais-tu que ton désir de t’accomplir et de repousser tes limites est plus présent que jamais?
Ce qui me fait le plus vibrer, même si j’en ai arraché avec ma maison, par exemple, c’est d’apprendre des choses. Je ne suis pas une intellectuelle. J’apprends par les expériences, et c’est parfois difficile; je me cogne le nez, je tombe par terre, mais je me relève. C’est ce que je fais, en ce moment. J’ai l’impression de revenir à mon métier et à la création, et je m’en ennuyais. Je suis là où mon cœur veut être. 

Tu plonges dans la scénarisation et la création. Mais qu’en est-il de la comédienne dans tout cela? A-t-elle encore des rêves?
Je gagne ma vie avec mon métier de comédienne depuis ma sortie de l’École de théâtre, il y a 21 ans. Je dirais que j’ai été moins appelée par le théâtre. Bien sûr, j’aimerais faire plus de cinéma, mais je serais naïve de dire que ça va m’arriver. C’est difficile. Il y a beaucoup de choses que j’aimerais faire, comme de la radio. J’aimerais aussi enseigner; ça fait des années que j’y pense. Je suis juge à l’option théâtre du cégep Lionel-Groulx, où j’ai étudié. J’aime donner confiance à des jeunes, faire en sorte qu’ils puissent donner le meilleur d’eux-mêmes. Je sais que j’enseignerai un jour, mais je ne suis pas rendue là.

Justement, parlant des jeunes, ta fille semble suivre tes traces...
Oui. Elle vient de terminer 30 jours de tournage pour la nouvelle série Défense d’entrer. C’est quelque chose, être la mère d’une actrice! (rires) J’allais sur le plateau de tournage et je me disais tout le temps: «Ben coudonc, il y en a qui suivent leurs enfants qui jouent au hockey, alors c’est normal que je sois là pour elle.»

Tu es toujours célibataire. As-tu l’impression que ton énergie et tes multiples projets peuvent faire peur aux hommes?
Oui, j’en suis bien consciente. Je suis indépendante, je mène ma vie comme je l’entends, et il m’est arrivé de penser que ça pouvait être un obstacle pour certains. En même temps, je suis capable d’être tranquille à la maison et d’écouter un film devant un feu. Mais oui, je déplace de l’air. Je te dirais que toute ma vie, je me suis sentie «trop», parce que je ris fort, je parle fort, je suis émotive et je prends de la place. Quand Louis Morissette a commencé à sortir avec Véro, il venait de finir Les Mecs comiques; il n’était pas celui qu’il est aujourd’hui. Je me souviens d’avoir pensé que ça prenait un homme fort pour être aux côtés de Véro, parce qu’elle prend de la place, elle déplace de l’air, elle est intelligente, elle a la lumière sur elle. Mais il m’a dit, un jour, que ça lui faisait plaisir d’être avec une Wayne Gretzky et de lui passer la puck pour qu’elle score. C’est une image que j’ai gardée en tête. À ce moment, j’avais pensé: «Wow, il est fort.» Je pense que ça prend quelqu’un de solide, bien dans sa peau, qui ne se compare pas et qui ne se sent pas moindre. 

Crois-tu qu’il est possible de trouver un tel homme?
Je le crois, oui. Imagine: ça fait six ans que je suis toute seule, et j’y crois encore! (Elle éclate de rire.) Je n’ai pas fait une croix sur une relation amoureuse, j’en rêve! 

Est-ce que tes proches t’en parlent?
Oui, tout le monde! Je n’ai pas trop le goût d’être sur les sites de rencontres, même si je sais que c’est là que ça se passe en ce moment. Ce n’est pas dans ma nature. Je ne sors pas, je suis bien dans mon bois: je vais faire de la raquette, du ski de fond, du ski alpin... 

L’Échappée, de retour dès le 4 janvier à 20 h, à TVA.

Elles ont conquis le monde en solo, publié aux Éditions de l’Homme, est offert en librairie.

Camping tout inclus sera présenté à l’été 2021, si les salles de spectacles sont ouvertes.

La comédienne est ambassadrice du salon d’esthétique À fleur de peau, situé à Prévost.

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