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François Arnaud se glisse dans la peau de Vincent Lacroix

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Photo: Bernard Brault / TVA Pubications

François Arnaud incarne le fraudeur Vincent Lacroix dans Norbourg, qui revient sur la fraude gigantesque au cours de laquelle l’homme avait floué plus de 9000 investisseurs et détourné 115 millions de dollars. L’acteur nous raconte le tournage de ce film réalisé par Maxime Giroux.

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François, comment aborde-t-on un rôle comme celui de Vincent Lacroix?
Ce qui était intéressant pour moi dans ce projet est que je joue le Vincent Lacroix auquel le public n’a pas eu accès. L’homme qu’on connaît est celui qu’on a découvert en fin de parcours, lors de son arrestation; un homme qui ne va pas bien, qui est sur la corde raide et qui fait face à de grosses accusations. Ce sont ces images-là que le public a en tête, et ce sont les images auxquelles moi aussi j’avais accès. Mais dans le film, on dépeint un Vincent Lacroix au sommet de sa gloire, et ce n’est pas tout à fait le même personnage. C’est un homme galvanisé par le pouvoir, l’argent et l’ambition, un homme charismatique convaincu et convaincant, et c’était important pour moi de le présenter ainsi plutôt que de le montrer comme l’escroc qu’il va devenir, par respect pour les victimes. Il y a des raisons pour lesquelles les gens se sont laissés berner.

Avec Chrtistine Beaulieu dans une scène de Norbourg.

Photo: © Entract Films/Maison 4:3

Avec Chrtistine Beaulieu dans une scène de Norbourg.


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Parle-moi de ton travail avec Vincent-Guillaume Otis, qui joue le grand complice de Vincent Lacroix, Éric Asselin.
C’était la première fois que je tournais avec Vincent-Guillaume, et ce fut vraiment super! Nous avons fait des recherches ensemble afin d’en savoir un peu plus sur ce dossier, puisque le monde de la finance n’était pas un univers que nous connaissions très bien. J’ai des amis avec qui j’allais à l’école qui font carrière là-dedans aujourd’hui, et ils nous ont aidés à mieux comprendre la technique. Vincent-Guillaume avait aussi des contacts de son côté, des gens ayant côtoyé Vincent Lacroix et Éric Asselin. On s’appelait chaque jour pendant la pandémie pour se parler de nos trouvailles sur le sujet. Ç’a été vraiment le fun à faire. C’est rare que nous ayons autant de temps pour nous préparer pour un personnage. 

Que retiens-tu de ce tournage?
Même si c’est un sujet difficile, ç’a été un bonheur de jouer ce personnage. Même que c’est probablement l’une des expériences de tournage les plus plaisantes que j’aie vécues. Je n’ai pas eu à jouer ce genre de rôle très souvent. Et comme ce personnage a existé, ça m’a permis de faire une petite composition. Maxime Giroux, le réalisateur, a vu à quel point Vincent-Guillaume et moi étions préparés, alors il nous a laissé une belle liberté et nous a accordé une grande confiance pour notre jeu. Tout ça s’est fait en amont. Une fois sur le plateau, tout a été fluide.

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As-tu eu peur de tomber dans la caricature en jouant quelqu’un qui existe et qui est toujours vivant?
J’ai vraiment voulu éviter le piège de l’imitation, même si ça fait partie du plaisir de se transformer un peu. J’ai apporté quelques changements à mon apparence: je porte des verres de contact bleus dans le film et je me suis fait raidir les cheveux. J’ai aussi étudié un peu ses mimiques, puisque Lacroix a une façon particulière de se tenir et de bouger. Mais tout ça sans en faire une imitation. 

En ce moment, tu portes les cheveux très courts et décolorés. Est-ce pour un nouveau rôle?
Oui, c’est pour un tournage américain. En fait, mes cheveux sont actuellement bruns pour le tournage du film 23 décembre, mais je vais devoir les décolorer à nouveau parce qu’il me reste deux jours de tournage sur le film américain. J’ai aussi décroché un rôle dans une comédie américaine qui portera sur le hockey. Mais je ne jouerai pas au hockey, je vais plutôt camper un fan. C’est tout ce que je peux dire pour le moment. 

Norbourg sort en salle le 22 avril.

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