Les multiples projets excitants de Catherine Trudeau | 7 Jours
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Les multiples projets excitants de Catherine Trudeau

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© Blanches Bulles

Une, deux, trois cordes et... bien davantage! Eh oui, Catherine Trudeau a plusieurs cordes à son arc, ce qui lui permet de contribuer à exercer son métier depuis le premier jour de la pandémie sans trop avoir à en subir les aléas. Pendant ce temps, la citoyenne, mère de famille et communicatrice place la transmission des connaissances et le devoir de mémoire au coeur de ses préoccupations.

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Des chapeaux, la femme de 46 ans en porte plusieurs, à commencer par le plus précieux, celui de mère de deux garçons de 9 et 13 ans. Au moment où nous lui parlions, la semaine dernière, Catherine Trudeau se réjouissait du fait que les cours en présentiel reprenaient. La maman est fière de ses gars. «Ils ont bien fait ça en virtuel. Mes enfants vivent ça avec beaucoup de force; ils comprennent la situation et font ce qu’il faut faire.» 

Sur les plans personnel et familial, celle dont le chum est directeur technique à l’Opéra de Montréal a très bien su composer avec ces circonstances exceptionnelles. «Je suis assez casanière. Mes horaires de travailleuse autonome sont tellement tout croches que je n’ai pas de mal à me replier en restant à la maison avec mon chum et les enfants. On est heureux dans cette vie-là, où on n’a pas plein d’activités prévues.» 

Sur le plan professionnel, Catherine n’a pas trop souffert de la situation. «Le fait d’avoir plusieurs cordes à mon arc m’a toujours servie; particulièrement depuis le début de la pandémie. J’ai toujours quelque chose sur le feu. Si je ne fais pas de théâtre, j’ai la télé, je fais des voix, j’écris de la littérature jeunesse et je fais des chroniques à la télé ou à la radio.» Nous démêlerons tout ça un peu plus tard. 

Entre-temps, la comédienne fait preuve d’empathie envers ses collègues. «Je fais partie des chanceux qui ont continué à travailler depuis deux ans.      

Ça aide à garder le cap. Je suis très solidaire de mes camarades. Certains sont retournés à l’école, certains trouvent ça dur... C’est difficile pour bien des gens», déplore-t-elle.

CATHERINE ET... CATHERINE!
En mars 2021, alors que la planète se mettait à l’abri, Catherine décrochait le rôle de Catherine Thomas dans la série Les moments parfaits. «Oui, on a tourné en mode covid, mais on travaillait!» Du coup, elle nous apprend qu’il y aura une deuxième saison, dont le tournage débutera à la fin mars. 

Dans cette série signée Marc Robitaille, elle est mère de trois enfants et une auteure en herbe qui parvient mal à accoucher du roman qu’elle souhaite écrire depuis longtemps. «Ça fait du bien, une série comme ça. On n’est pas dans les crimes et les disparitions... Ce sont des situations à hauteur d’homme. Catherine, mon personnage, a des problèmes avec ses ados, des doutes professionnels, et il y a le passé qui revient en même temps qu’elle vit sa crise de la quarantaine. Ce sont des thèmes dans lesquels les gens peuvent se reconnaître.» 

Justement, Catherine ressemble-t-elle à... Catherine? «Elle veille au bien-être de ses enfants, de son chum et de sa famille élargie avant d’exprimer ses propres besoins. Ça me ressemble beaucoup, mais plus je vieillis, moins c’est vrai. Elle veut que tout le monde soit à l’aise et elle organise les choses. On va vers Catherine pour avoir des conseils. On ne m’en demande pas à moi, mais je suis une figure solide pour mon entourage. On ne m’ébranle pas facilement. Comme elle, j’ai une vie assez tranquille. Je ne vis pas de grands drames ou de grands deuils.»


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DEVOIR DE MÉMOIRE
Catherine Thomas a plus de difficulté à écrire son bouquin que Catherine Trudeau en a à pondre ses romans jeunesse! En 2019, celle-ci publiait Bérénice ou la fois où j’ai presque fait la grève de tout. Puis, en 2021, elle remettait ça avec Ma vie avec un saumon fumé et Bérénice ou la fois où j’ai failli mourir sur scène. Dans le premier, de subtile façon, elle initie les jeunes à l’œuvre de Réjean Ducharme. Dans le dernier, elle fait de même avec Clémence DesRochers. L’autrice explique sa démarche: «L’idée de parler de Ducharme est arrivée très rapidement. Je ne voulais pas faire sa biographie, alors j’ai raconté l’histoire de Bérénice, qui veut changer son prénom parce qu’elle l’haït. Sa mère lui dit de chercher pourquoi elle s’appelle comme ça. Elle découvre qu’elle est l’héroïne de L’avalée des avalés, de Ducharme. Quand la porte s’est ouverte pour un tome 2, j’ai eu le goût de parler de Clémence DesRochers.» 

Ces lectures, on peut les faire à divers degrés. «Si, après avoir lu les livres, tu t’intéresses à eux, c’est tant mieux! Mais si tu n’as accroché qu’à l’histoire de Bérénice, c’est super aussi.» À travers le Québec, ses romans trouvent un écho que Catherine n’aurait jamais espéré: beaucoup de professeurs s’en servent en classe pour faire des ateliers d’écriture. «Quand je rencontre des jeunes dans les écoles, je leur dis d’être curieux de tout et de s’ouvrir à tout. Il y a manière de faire entendre sa voix de plein de façons.» 

L’amour qu’elle voue aux mots l’a conduite à étudier en littérature à l’Université de Montréal avant même qu’elle ne se réoriente vers le jeu. «M’entourer de livres, c’est normal. On n’est jamais seul quand on a un livre avec soi. J’ai transmis cet amour à mes fils. Mon grand garçon a justement fait un exposé oral, hier, dans son cours de français, où il devait parler du métier qu’il aimerait faire. Pour l’instant, il aimerait être libraire.» 

Pendant ce temps, de concert avec Monique Polak, Catherine est chroniqueuse de littérature jeunesse à l’émission Plus on est de fous, plus on lit!, sur ICI Première. Elle est aussi porte-parole des Prix des libraires du Québec dans la catégorie Jeunesse, qui auront lieu en mars. Décidément, cette femme semble être en mission! «Je veux prendre parole pour quelque chose qui me concerne. C’est la raison pour laquelle, avec Simon Boulerice, je suis porte-parole de la Fondation Maison Théâtre. Ça parle de théâtre, de transmission et de l’importance d’intégrer la culture et les arts pour les jeunes.» En riant, elle ajoute: «C’est tellement naturel pour moi de le faire que je donne l’impression d’être en campagne électorale quand j’aborde ces sujets.»

SES ENFANTS ET... CEUX DES AUTRES!
Au travail comme à la maison, la transmission des connaissances et le devoir de mémoire sont deux des moteurs qui propulsent Catherine Trudeau. «C’est mon dada. Je suis tout le temps comme ça. Quand on a regardé le Bye Bye en famille, je pesais sur Pause et je demandais à mes garçons: “Savez-vous qui est Mario Tremblay?” On me répondait: “C’est le gars des annonces de restaurant.” Je leur disais: “Mais avant, c’était un joueur de hockey et un entraîneur.” Je le fais au quotidien. Je trouve important d’avoir une culture générale.» 

Cette approche n’est pas à sens unique. «Les garçons ont une curiosité naturelle et ils m’amènent sur leur terrain. C’est grâce à eux que je connais les youtubeurs et les jeux vidéos. J’essaie de me coller à leur univers. La transmission va dans les deux sens.» 

Et Catherine, que retient-elle de ses parents? «La reconnaissance est la plus belle valeur qu’ils m’ont transmise. Ça va faire 23 ans en juin que je suis sortie de l’École de théâtre, et je suis encore candide par rapport à mon métier. Je suis encore émerveillée. Je suis du genre à me dire: “Je travaille avec Denis Bernard. Wow!” Les jeunes qui jouent mes enfants dans Les moments parfaits m’apprennent tellement d’affaires sur mon métier et la vie! Leurs défis et leurs enjeux m’intéressent. Ça m’aide d’être entourée de plein de monde comme ça. Je suis très reconnaissante et j’en profite autant que je le peux.»     

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

 

À DÉFAUT DE MONTRÉAL, PARIS!
Dans un monde parfait, Catherine serait présentement sur la scène du Théâtre d’Aujourd’hui pour jouer dans la pièce Les filles du Saint-Laurent. Mais les 200 heures de répétition qu’elle y a consacrées n’ont pas été vaines! En raison du bouleversement du calendrier théâtral attribuable à la pandémie, elle a créé, l’an dernier, la pièce à Paris, au Théâtre La Colline. «C’est quand même capoté de penser que la première mondiale a eu lieu là-bas! On y a séjourné du 27 octobre au 23 novembre. Ç’a été une bulle inespérée. À plusieurs égards, ç’a été salvateur et bienfaiteur. Partir en voyage pour travailler, c’est extraordinaire!» 

Sur scène, Catherine était entourée de neuf camarades, dont Marie-Thérèse Fortin, avec qui elle partageait une loge et qui joue sa mère dans Les moments parfaits. «On a créé un lien pour la vie. Ça m’a fait un bien infini. Ça a rechargé mes batteries pour cette autre période qu’on vit actuellement.» Outre le fait d’avoir pu prendre une bouffée d’air, Catherine se réjouit de l’accueil qui a été réservé à la pièce par le public et les critiques. 

D’ici à ce que reprenne le tournage des Moments parfaits, Catherine est chroniqueuse à la nouvelle émission Culturama, à ARTV, et en profite pour plancher sur d’autres idées de romans jeunesse. «C’est très rare que j’ai des semaines où je n’ai rien à l’agenda. Ça me permet d’écrire. Je prends avec beaucoup de philosophie le fait que j’ai plus de temps en ce moment, parce que c’est un luxe pour un créateur. Le jour, mon énergie est consacrée à simplement accueillir les idées que j’ai envie de raconter aux jeunes.» Et des idées, Catherine Trudeau en a plein la tête et les tiroirs!      

La série Les moments parfaits est diffusée les mercredis à 20h, à TVA.
Plus on est de fous, plus on lit! est présentée en semaine, à 13 h, sur ICI Première, et Culturama, les vendredis à 20 h, à ARTV.

À VOIR AUSSI: Le questionnaire télé de... Catherine Trudeau 

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