Shirley Théroux est en deuil de sa soeur adorée, Mireille | 7 Jours
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Shirley Théroux est en deuil de sa soeur adorée, Mireille

Image principale de l'article En deuil de sa soeur adorée
Dominick Gravel/Agence QMI

Le 6 septembre était un jour sombre pour Shirley Théroux. Elle apprenait le décès de Mireille, sa soeur adorée. Une semaine plus tard, entre le rire et les larmes, elle partageait avec nous les sentiments qui l'habitaient, tout en rendant hommage à celle à qui elle avait redonné la vie en lui faisant don de sa moelle osseuse.

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Âgée de 79 ans, Mireille Théroux était mère de deux garçons et trois fois grand-mère. «C’était ma Mère Courage», confie d’entrée de jeu sa petite sœur de 75 ans. 

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L’admiration et l’amour que lui voue Shirley sont sans borne en vertu d’un lien indicible qui les unissait depuis 15 ans. En 2006, on avait diagnostiqué chez Mireille, alors âgée de 64 ans, une leucémie. «C’était encore considéré comme une maladie incurable touchant les enfants, rappelle Shirley. C’était très rare chez les adultes, et on lui donnait six mois à vivre. Mais ma sœur était une femme de tête. Elle ne voulait pas faire partie des statistiques et avait fait des recherches en appelant des spécialistes dans des hôpitaux.

Elle était revenue à son médecin en lui disant: “Je ne suis pas trop vieille, je peux avoir une greffe de moelle et je ne mourrai pas dans six mois. Ma famille est prête à venir.” Alors, mon frère, mes deux autres sœurs et moi sommes entrés dans le bureau.»

Ce faisant, tous les membres de la fratrie Théroux se portaient volontaires pour faire les tests de compatibilité avant de procéder au prélèvement des cellules souches. Mais, déjà, Shirley connaissait la réponse: «D’instinct, je savais déjà que j’allais être la donneuse. Et il s’est avéré que j’étais la seule à être compatible avec Mireille. C’est fou!»

La greffe a été effectuée avec succès et, à partir de ce jour, Mireille a surnommé Shirley «Ma Madonneuse».

REDONNER LA VIE

Alors que les jours de Mireille étaient comptés, le geste de Shirley lui a permis de vivre 15 autres belles années.

«Redonner la vie à quelqu’un, c’est énorme. Mais redonner la vie à ta propre sœur, c’est plus fort que tout.» Plus fort même que de donner naissance à son fils unique, Bruno-Pierre, soutient-elle.

«Quand il est né, c’était le plus grand souhait de ma vie qui se réalisait. Ça faisait six ans que je voulais être mère. Donner la vie, c’est beau, mais redonner la vie à quelqu’un, c’est plus fort que tout. C’est difficile à décrire...» La vie de Mireille a été prolongée de 15 ans. Des années où elle a eu une belle qualité de vie, tout en ayant le privilège de voir grandir ses petits-enfants. N’empêche que son état de santé était demeuré fragile. «C’est le propre des personnes qui bénéficient d’une greffe. Elle prenait beaucoup de médicaments, et son cœur aurait pu flancher.» Or, il appert qu’elle est décédée d’autres complications.

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LARMES ET APAISEMENT

Le jour du 6 septembre, en apprenant le décès de sa sœur, Shirley a laissé aller toutes les émotions qui l’habitaient depuis 15 ans et qu’elle n’avait jamais osé exprimer. «J’ai passé la journée à pleurer. J’étais incapable de parler. J’aurais aimé prolonger le cadeau de vie que je lui ai donné...»

Le trop-plein qu’elle cumulait depuis 15 ans s’est déversé ce jour-là. Avec un sens de l’humour qui ne la quitte jamais malgré les circonstances, elle reprend: «Donner des cellules souches, ça ne fait pas mal, mais... c’est impressionnant! Quand j’entre dans un hôpital, je n’ai aucune classe. (rires) Je perds connaissance. Tout le long du processus qu’a duré la greffe, je me suis retenue. Je n’ai jamais pleuré, parce que je me disais qu’il fallait que je sois forte. Et je demeurais positive. Même quand elle a été sauvée, j’ai retenu mes larmes. Tout ça est sorti le 6 septembre. Ça a fait du bien. Ça m’a apaisée.»

Prochainement, une réunion familiale aura lieu en l’honneur de la disparue. «Il n’y aura pas de funérailles parce qu’elle n’en voulait pas. On lèvera plutôt notre verre à sa mémoire en se rappelant de beaux souvenirs. On va rire, j’en suis certaine. Nous, le clan Théroux, on est tricotés serré!»

Shirley a profité de notre entretien pour rappeler l’importance des dons d’organes. «Ça peut contribuer à sauver la vie de quelqu’un. Ça ne nous coûte rien et ça ne nous enlève rien. Ça ne peut faire que du bien à quelqu’un.»

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