Julie du Page et sa fille Billie nous parle de leur lien unique | 7 Jours
/magazines/lasemaine

Julie du Page et sa fille Billie nous parle de leur lien unique

Image principale de l'article Un lien mère-fille unique
Photo : Sebastien Sauvage

Dans la famille de Julie du Page, les liens mère-fille sont étroitement serrés depuis toujours. Et cela se poursuit avec l’actrice et Billie, qu’elle accompagne à travers ses passions. À 16 ans, la jeune fille fait preuve d’un grand talent pour la chanson et rêve de faire carrière dans le domaine. Sa maman, consciente des aléas du métier, l’encourage à réaliser ses rêves... tout en gardant les pieds sur terre.

• À lire aussi:
Julie du Page publie une magnifique lettre d'amour pour souligner ses 17 ans de mariage

Julie, êtes-vous en tournage présentement?
Nous avons recommencé les tournages de 5e rang. Après trois ans, non seulement je me suis attachée à mon personnage, Sophie Duhamel, mais j’y vois des choses différentes. J’ai de belles scènes à jouer. Aussi, on me voit presque chaque semaine à Salut Bonjour, où je tiens une chronique mode et beauté. C’est un bonheur pour moi de travailler avec cette équipe et ce capitaine qu’est Gino Chouinard. Billie est venue sur le plateau déjà. L’équipe a été impressionnée par ce qu’elle fait.

De ton côté, Billie, tu vas toujours à l’école?
Billie:
Oui, un jour sur deux. Ç’a été compliqué au début, mais j’aime bien ce rythme. J’ai la chance de bien m’organiser à la maison, même mieux qu’à l’école. Ça me permet d’aller courir le midi ou d’écrire un refrain entre deux cours. Quand je vais à l’école, ça me permet de socialiser. Je suis consciente que c’est plus difficile pour d’autres élèves.      

Photo : /

Depuis quand te passionnes-tu pour le chant et la musique, pour lesquels la vie t’a dotée d’un beau talent?
B.: J’ai commencé à écrire mes premières chansons à 13 ans, mais je joue du piano depuis que je suis toute petite. J’ai participé à des camps et je me suis améliorée au fil du temps. Je veux faire cela de ma vie et je passe beaucoup de temps en studio. Trois de mes chansons sont offertes sur les plateformes de musique et je travaille fort avec mes producteurs. C’est une passion, mais c’est aussi un but. Depuis toujours, je veux devenir chanteuse.

Il n’y a donc pas de plan B?
J.:
Justement, nous avons déjà tenu cette discussion. Il y a deux ans, durant un souper, j’avais suggéré à Billie d’avoir un plan B. Elle m’a dit qu’elle ne voulait pas que je dise cela. Pour elle, il n’y en avait pas. Je pense que dans la vie, il faut assurer ses arrières. Dieu sait que je suis bien placée pour le savoir: le métier d’artiste est difficile, fait de hauts et de bas. Il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus. On peut être à la mode, puis connaître des périodes creuses. Il faut garder espoir, continuer à être créatif. J’ai mis Billie en garde...
B.: Pour ma part, j’y crois vraiment. J’écoute constamment de la musique, j’enrichis mes textes, je m’inspire.
J.: Son père et moi et ses grands-parents sommes très admiratifs de cette passion. À 16 ans, on voudrait que tout aille vite, mais nous l’encourageons à prendre son temps.

Billie, vas-tu poursuivre tes études?
B.:
Cet automne, j’entrerai au cégep en administration avec mathématiques. Je me dis que ça pourra me servir si je veux un jour ouvrir une maison de disques ou lire un contrat. Je fais des choses qui vont me servir. Je prévois aller à l’université, en musique ou en business.
J.: Nous avons expliqué à Billie qu’à titre d’artiste, on est son propre business. Ses études ne seront pas perdues. Je trouvais qu’étudier en musique, c’était mettre tous ses œufs dans le même panier. C’est rassurant qu’elle planifie étudier à l’université, car sincèrement, qu’elle embrasse ce métier me fait vraiment peur...
B.: En parallèle à mes études, je m’implique dans des concours. J’aime beaucoup la scène. J’ai participé à des émissions, dont Salut Bonjour. Je suis allée à Berklee (College of Music), à Boston, où j’ai étudié la musique. J’aime sortir de ma zone de confort. 

C’est une expérience riche d’accompagner Billie dans les arts?
J.:
Oui, je trouve ça formidable de l’accompagner, comme je le fais pour mon fils qui se passionne pour le basket. Lorsqu’il pouvait jouer, j’étais de tous les matchs. Son père et moi sommes très impliqués. Mes parents l’ont fait avec ma sœur et moi, et je suis contente de le faire à mon tour. Quand un enfant a un hobby, c’est important de faire en sorte que ses ailes se déploient et qu’il soit heureux. Chez Billie, la musique, c’est tellement viscéral... Je trouve ça intéressant d’être témoin de son art. J’ai joué du piano et toujours aimé la musique. Augustin, son frère qui a 14 ans, donne souvent son avis sur les maquettes.
B.: C’est important pour moi d’avoir son avis. Je suis très proche de mon frère. Je suis chanceuse que ma mère m’accompagne partout. En studio, elle me donne des idées. 

Julie, cela vous rappelle-t-il les conversations que vous avez eues avec vos propres parents?
J.: Oui, j’ai commencé dans le métier à 14 ans. Ma mère m’accompagnait partout, et je veux faire la même chose avec Billie, l’épauler, l’encourager.
B.: Je me sens vraiment privilégiée. Ma mère, c’est vraiment ma meilleure amie...
J.: Ça me touche beaucoup... Ma mère et moi sommes très complices, nous nous appelons quatre fois par jour. Ma grand-mère avait aussi ce lien avec sa mère. Recréer cela avec ma fille, c’est comme un relais que nous nous passons de génération en génération.

Photo : Sebastien Sauvage



C’est une grande fierté de voir Billie s’épanouir ainsi.
J.: Mes enfants sont ma plus grande fierté et ma priorité. Je suis une maman avant tout. J’aime être avec mes enfants. Ils sont toujours avec nous depuis le début de la pandémie, et je ne me tanne pas. Dans les moments singuliers, il faut tirer quelque chose de positif. Nous avons développé une relation privilégiée et différente. 

Billie, que voudrais-tu accomplir dans ce métier?
B.:
Tellement de choses! Je veux travailler avec plusieurs artistes! J’aimerais rejoindre le plus de gens possible à travers mes chansons, qu’ils se retrouvent à travers elles...

De votre côté, Julie, l’écriture vous occupe toujours autant.
J.:
Oui, j’écris toujours des textes pour mon blogue, qui sont souvent repris dans La Presse. Récemment, j’ai écrit Espoir, quand tu nous tiens, une chronique dans laquelle je reprenais une phrase du philosophe Alain: «Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté.» Et ça en prend avec cette pandémie, mais j’ai choisi de rester du côté de l’optimisme malgré tout.

Julie du Page joue dans 5e rang, qu’on retrouvera à l’automne, à Radio-Canada.
Lisez son blogue à
juliedupage.com.
La musique de Billie est offerte sur toutes les plateformes. Suivez-la sur Instagram, TikTok et YouTube.

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus