Jeff Boudreault se confie sur sa vie de famille | 7 Jours
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Jeff Boudreault se confie sur sa vie de famille

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Photo : Daniel Daigneault / TVA

On peut refaire le monde... autour d’une bière. Ou on peut aussi la brasser soi-même, comme le fait Jeff Boudreault depuis deux ans! Au-delà de ce projet en ébullition et de son rôle de journaliste dans District 31, mon ami Jeff profite du temps avec la belle famille qu’il a fondée avec Catherine.

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Jeff, pour ma part, l'un des choses les plus difficiles pour moi ces derniers mois, ç’a été de ne pas voir ma gang pendant les fêtes. Toi, avais-tu l’habitude d’aller voir ta famille au Saguenay–Lac-Saint-Jean?
Oui, et je m’ennuie de voir mon monde et de les prendre dans mes bras. Mais ça a fait un peu mon affaire d’avoir eu un temps des fêtes tranquille où on a pu vraiment se reposer! C’est ce que j’ai dit à ma blonde. On était couchés dans le lit, on écoutait un film de Noël et j’étais content de profiter de ce moment-là. Quand est-ce qu’on aurait fait ça sinon? Jamais! C’est dur, mais il faut virer ça en positif, cette histoire de pandémie, car sinon, on va capoter.

Ça se passe donc plutôt bien pour toi?
On est privilégiés, car je n’ai pas été pris dans un appartement à Montréal ou en ville, sur le béton. J’ai un chalet, je peux marcher dans le bois avec mon chien, je vais jouer avec les enfants dehors... J’ai de la place pour respirer. Je peux aller m’installer dans mon garage, allumer le four à bois, mettre de vieux disques, et j’ai du fun.

Photo : Daniel Daigneault / TVA

Photo : Dominic Gouin



Est-ce que les enfants ont accepté facilement les nouvelles mesures sanitaires?
J’ai un garçon de 18 ans, une fille de 15 ans et le petit dernier a 7 ans. C’est trois réalités différentes. Ce n’est pas évident pour eux, et on leur met beaucoup de pression. Je pense que c’est plus difficile pour les enfants que pour les adultes. Ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu quelque chose comme ça dans l’histoire de l’humanité. Il y a eu la grippe espagnole, des guerres mondiales, donc la majorité des autres générations ont eu à subir des épreuves collectives. J’ose croire que mes enfants vont récupérer leur fun dans un ou deux ans, qu’ils vont se rattraper! 

En plus de ta vie de famille et de ta carrière d’acteur, tu es en partenariat d’affaires avec la Microbrasserie Beemer à Roberval. Comment ça va?
Ça va bien parce que Beemer, c’est deux choses: une microbrasserie, mais aussi une distillerie. On a changé tous nos équipements et on est rendus avec une excellente capacité de brassage. Et là, on a signé avec PivoHub, une plateforme où plusieurs détaillants commandent leurs bières. Vendre de la bière, c’est super le fun, mais c’est canette par canette, et c’est parfois compliqué. Avec la distillerie, on était censés sortir le gin en mars, mais on n’a pas pu le faire à cause de la pandémie.

Vous avez dû changer vos plans.
On s’est virés de bord et on a utilisé l’alcool qu’on avait pour faire du gel désinfectant, PurBoréal. On en a vendu ici et là et on continue d’en vendre. Pour le gin, il est en vente dans la boutique à la distillerie, et depuis janvier, il est sur les tablettes à la SAQ.

Photo : Daniel Daigneault / TVA

      

Comment en es-tu arrivé à t’intéresser à la fabrication de la bière?
Au début des années 2000, on m’a offert d’être porte-parole pour le Festival Bières et Saveurs de Chambly, qui s’appelait le Festibière de Chambly avant. C’est la grand-messe des microbrasseurs. C’est le plus gros événement du genre au Québec. Au début, j’étais néophyte, mais j’ai toujours été curieux. J’aimais prendre une bière, mais à part Unibroue et Boréale, je ne connaissais pas tant les produits de microbrasserie. Je suis entré dans ce monde candidement et je suis tombé en amour. J’ai demandé à Nicolas de Bedondaine & Bedons Ronds, une microbrasserie à Chambly, d’aller voir le brassage de la bière. Il m’a dit qu’on allait faire mieux que ça et que j’allais en brasser une moi-même! Ça a commencé comme ça. C’est compliqué comme processus... Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à le faire tout seul. Mais je me suis informé au fil des années et j’ai appris à déguster une bière avec les yeux, le nez et la bouche. 

As-tu le bonheur facile dans la vie, Jeff?
Je pense que oui... il faut que je fasse attention à ce que je vais te répondre, car je suis quand même assez matérialiste! Mon père est quelqu’un qui a un grand cœur, mais je viens d’une famille pauvre. Je m’étais toujours dit que plus tard, je n’allais plus être pauvre et que j’allais me gâter. C’est ce que je fais et je profite de tous les moments. J’ai une vie de semi-retraité, car je ne travaille pas tant que ça. J’ai du temps, et c’est ça qui est précieux. Mais j’aimerais voyager davantage. Quand le dernier sera plus vieux, on pourra se permettre de voyager et de vivre d’autres trips. Je suis content, car ma blonde embarque dans mes trucs en vieillissant. Il y a des choses sur lesquelles elle tripe au boutte et que moi, je n’aime pas, et vice-versa. 

Comme quoi, par exemple?
Quand Catherine m’a connu, je faisais de la moto. Celle que j’ai achetée fin 2020, c’est ma 46e moto! Je te jure, Michel, ça fait 26 ans qu’on est ensemble et si ma blonde a embarqué 20 fois en arrière de moi sur le bicycle, c’est beau. Mais elle me laisse aller et elle sait que chaque année, je pars un 10 à 12 jours, et j’ai besoin de ça. Elle est consciente que ça fait partie de moi et que je ne peux pas mettre ça de côté. On s’est toujours respectés dans nos choix.      

Parlons maintenant de ton rôle de Jean Brière. Qu’est-ce que ça a changé dans ta vie? Avouons-le: on s’est attachés au journaliste fouineux de District 31!
Le regard des gens a changé, et chaque jour on m’en parle. J’ai quand même joué dans des shows à succès comme Un homme mort, La galère, Destinées et Mémoires vives. Mais District 31, c’est un phénomène de la même hauteur que La petite vie.      

Tu as touché à tout dans ta carrière: au théâtre, à l’humour, au cinéma et aux séries. Tu te vois où dans cinq ans?
Ce qui m’a amené à jouer, c’est l’humour. C’est en regardant une pièce d’été que je me suis dit que j’aimerais jouer. Mais mon rêve — et je te trouve chanceux, Michel, parce que tu l’as fait —, c’est de jouer le personnage principal dans une sitcom. Humblement, chaque fois qu’on m’a confié un rôle comique, ça a toujours scoré! Les gens ne savent pas que je suis drôle, car je n’ai jamais eu ce genre de proposition. J’ai fait du théâtre d’été pendant 18 ans. Quand je suis capable d’avoir un rôle comique, je m’émancipe. J’ai du fun à faire ça. Donc je souhaite pouvoir me dire, à la fin de ma carrière, que j’ai réussi à faire ce que je voulais faire, c’est-à-dire jouer dans une bonne comédie et y avoir un rôle important. C’est mon seul rêve. 

Pour voir les produits de la microbrasserie Beemer.
Jeff joue dans District 31, du lundi au jeudi, à 19 h, à Radio-Canada.

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