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Vanessa Pilon s’ouvre sur son rapport à la spiritualité

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Photo : Sebastien Sauvage / TVA

Vanessa Pilon a trouvé dans la spiritualité un apaisement, un bien-être qui défie les plus grandes inquiétudes. La dernière année a amplifié cette quête du moment présent qui lui permet d’apprécier pleinement chaque aspect de sa vie, tel qu’il est. À travers la maternité et sa vie à la campagne, l’animatrice a transformé son existence, qui s’en est trouvée bonifiée. 

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Vanessa, quels sont les projets professionnels qui t’occupent?

Avec Montréal en lumière, je propose une nouvelle série, «Autour de la table avec...», au sein de laquelle j’interviewe plein d’artistes sur leurs habitudes alimentaires, leurs souvenirs, etc. Nous sommes dans le sensoriel et l’anecdotique. On peut voir la série sur le site du festival Montréal en lumière, qui se tient de manière numérique cette année. Pour moi, la fin de l’hiver mène à l’introspection et m’invite à ralentir. Je suis en train d’écrire un livre. J’avais envie d’écrire et j’aime ce rythme. Je suis aussi collaboratrice à «Salut Bonjour», où je fais des chroniques sur la spiritualité.

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Est-ce quelque chose qui fait partie de ta vie depuis longtemps?

Oui, depuis plusieurs années. Je crois qu’avec la vie professionnelle qui allait très vite, j’avais vraiment besoin du retour du balancier et de trouver des pratiques qui pouvaient m’aider à m’ancrer. J’ai commencé avec la méditation, la pleine conscience, le lien avec la nature, parce que je vis à la campagne. Ma vie s’est transformée ces dernières années.

Comment définirais-tu la spiritualité?

Beaucoup de gens ont délaissé les religions qui nous parlent moins, mais il y a un désir d’introspection, de quête de sens, de regard sur soi. Nous avons la possibilité de construire notre propre vie spirituelle, et c’est important de prendre ce temps dans la vie. Moi, ça m’apporte énormément de bien-être. Une partie importante de ma paix intérieure provient de la spiritualité. J’ai longtemps été gênée d’en parler, comme si c’était mal vu. J’ai aspiré à plein de choses matérielles, à une carrière, etc. Retourner à quelque chose de plus simple, ça fait du bien. Par la force des choses, cette dernière année nous a amenés à le faire. Personnellement, mes choix m’ont orientée vers cette introspection.

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À quels choix fais-tu allusion?

Au fait de refuser certains contrats, de m’octroyer plus de temps, de décider de faire des choses qui me font du bien plutôt que d’autres qui visent un résultat. Avant, je m’engageais dans des projets qui allaient éventuellement porter fruit. Maintenant, je prends du temps pour être, pour retrouver des gestes tout simples que je ne prenais pas le temps de faire. Il faut arrêter cette course effrénée pour gagner du temps. C’est absurde de gagner du temps! Pourquoi? Dans quel but? J’essaie de trouver un peu plus de sens dans chaque geste et de faire les choses avec conscience.

Cette façon de faire enrichit ta vie, je présume?

Oui, faire les choses avec conscience réoriente ma posture dans la vie. Parfois, on pense que la pleine conscience, c’est de s’asseoir sur un coussin de méditation, alors que c’est d’être présent dans l’éventail des émotions humaines, sans chercher à résister à certaines d’entre elles. C’est aussi éprouver de la gratitude. On est tellement entraînés à voir ce qui ne fonctionne pas ou ce qu’on veut changer qu’on oublie ce qu’on a déjà. Cette année, nous avons perdu des choses que nous tenions pour acquises, entre autres de pouvoir serrer nos proches dans nos bras, de voir nos amis. La pleine conscience, c’est une pratique accessible à tout le monde. Ça m’a reconnectée à des choses qui étaient déjà présentes dans ma vie, ç’a été mon outil de navigation durant la dernière année.

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Ça t’a permis de traverser les derniers mois avec plus de sérénité?

Oui, et de lâcher prise et de faire preuve d’acceptation. Je ne me suis pas projetée dans le futur, mais j’ai accepté d’être là où j’en étais à chaque étape. Parfois, il y avait de la colère, de la déception, de la peine, mais j’étais en paix avec ce qui se passait. J’étais sereine, et je ressors de cette période avec encore plus de sérénité. Malgré tout ce qui se passe, je n’ai jamais été aussi heureuse.

Je ressens moins le besoin d’être ce que je ne suis pas ou d’être ce qu’on attend de moi. Compte tenu de ton passé de danseuse, es-tu habituée à viser la performance?

Oui, j’ai été habituée à viser la perfection, à vouloir être la meilleure, à entrer dans une case précise. C’est très rigide. J’ai entretenu cette quête de la perfection, qui est malsaine. Alors j’ai entraîné mon œil à voir la beauté en toute chose.

La vie à la campagne t’a-t-elle permis d’adopter un autre rythme?

Oui, je voulais du calme, avoir de l’espace, ralentir. Je me suis investie dans l’espace autour de ma maison, je suis en contact avec la nature parce que je suis présente. Je plante des choses, je prends soin des animaux. Tout cela me transforme. Il n’y a pas de notion de performance, je fais ce qu’il faut faire au moment où il faut le faire. Ni plus ni moins. La nature nous apporte beaucoup d’humilité. Nous ne sommes pas le centre de l’univers: nous faisons partie d’un écosystème.

La maternité te ramène-t-elle aussi au moment présent?

Oui, et la maternité, ça transforme une vie. La naissance de ma fille a été un moment charnière dans ma vie. Il y a eu une période d’adaptation, mais j’aime vraiment la femme que je suis devenue et j’aime la vie que j’ai maintenant. Je ne la changerais pour rien au monde! Je trouve ça beau de ne plus me mettre au centre. En même temps, il faut prendre soin de soi pour être en mesure de prendre soin des autres. C’est une belle danse qu’il faut apprendre.

Quel âge a maintenant la petite Claire?

Deux ans et demi. Cet âge est extraordinaire! Elle s’affirme. Nous avons une belle communication avec elle. Elle met des mots sur ses émotions. Elle m’apprend tellement de choses! C’est beau d’être ouvert à ce que nos enfants ont à nous montrer. Nous avons un nouveau petit chien. Claire retire beaucoup de fierté à dire qu’elle est la «grande sœur» de Sophie. Elle en prend soin, elle la nourrit.

L’année dernière, vous avez choisi d’intégrer ton père à votre vie familiale. Comment ça se passe?

Mon père habite à côté de chez nous. Nous bâtissons une belle relation, nous approfondissons le contact. J’aime voir mon père construire une relation avec ma fille. Nous nous nourrissons mutuellement. 

La série «Autour de la table avec...» est disponible sur le site de Montréal en lumière à montrealenlumiere.com. On peut suivre Vanessa sur Instagram pour ses nouveaux projets.

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