Éric Bruneau: son saut du côté de la télévision anglophone | 7 Jours
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Éric Bruneau: son saut du côté de la télévision anglophone

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Dominick Gravel/Agence QMI

Dans Coroner, le comédien incarne un ancien miliaire qui tente, à sa manière, de soigner les blessures de son passé. Cet essai du côté anglophone a été concluant pour l’interprète, puisque son personnage prendra du galon au cours des prochaines semaines.

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Éric, la production de la série a tenu à ce que ton personnage soit plus présent cette année. Ce changement a-t-il été significatif pour toi?

Considérablement. Quand je suis allé passer l’audition pour la première saison, l’idée de participer à un projet comme celui-là me faisait sourire. Quand les tournages ont débuté, le personnage n’était pas au premier plan, mais plus la saison avançait, plus les auteurs se sont mis à construire des choses autour de Liam. Cela dit, lors de la diffusion, plusieurs de ces scènes ont été coupées.

Pour quelle raison?

Ils avaient développé l’histoire du choc post-traumatique que Liam a vécu quand il était en Afghanistan, mais ils ont finalement choisi de mettre ça de côté. Lorsqu’on m’a contacté pour me dire qu’il y aurait une deuxième saison, le créateur, Morwyn Brebner, m’a dit qu’il avait envie de revenir sur cette facette, alors on a travaillé là-dessus. Je donnais mes commentaires sur le développement de son histoire, alors ça s’est vraiment fait en collégialité. J’étais content d’aller jouer dans cette zone. [Le choc post-traumatique] est ce qui rend difficile le retour en société de certains soldats. C’est un angle qui m’intéressait beaucoup. Cette année, nous allons voir que Liam a sa propre trame alors que l’an dernier, il était presque accessoire au personnage de Jenny. 

Tu fais allusion à l’héroïne de la série. Elle aussi a été écorchée par la vie, puisqu’elle est veuve et élève seule son fils.
Exactement. Ce sont deux écorchés qui essaient de survivre à ce qu’ils ont vécu. C’est ça qui est beau. C’est le fun de travailler avec Serinda (Swan). Elle est très investie dans son travail. Elle est pratiquement de toutes les scènes et de tous les plans. C’est vraiment elle, le personnage central, et elle assume bien son rôle. 

Liam est l’intérêt amoureux de Jenny et il est aussi, par la bande, un modèle presque paternel pour son fils, Ross. Est-ce une première pour toi?
Oui, c’est la première fois que je joue cette espèce de figure paternelle. C’est très agréable de travailler avec Ehren (Kassam). Il y a une chimie naturelle qui s’est vite développée entre nous et on rit beaucoup. Ça se passe très bien avec lui comme avec tous les autres comédiens, en fait. Ce sont des gens que je ne connaissais pas et qui ont une approche différente du jeu, mais j’aime beaucoup avoir la chance de vivre de nouvelles expériences comme celle-là. Artistiquement, je trouve ça très enrichissant.

Dans la série, ton personnage est un manuel. Est-ce que ça te ressemble ou est-ce un rôle de composition?
J’ai un petit côté manuel, mais pas autant que lui. Il est quand même charpentier, alors je suis loin de ça. Moi, disons que j’ai souvent besoin de mon beau-père! D’un autre côté, pendant la nouvelle saison, on va voir qu’il y a des moments où ça ne marche pas comme Liam le voudrait. On va le voir perdre patience, mais je n’en dis pas plus!

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In english, please!

Pour travailler dans la langue de Shakespeare, Éric a dû s’assurer de bien se mettre le texte en bouche. «Je suis bilingue, mais quand je m’écoute, j’entends mon accent gros comme le bras. La production a décidé que le personnage serait Québécois, ce qui est bien gentil. J’ai trouvé ça flatteur, mais c’était tout de même important pour moi de m’assurer d’être prêt une fois arrivé sur le plateau. J’ai travaillé toutes mes scènes avec une coach et je me pratiquais dans l’avion, donc une fois arrivé à Toronto, je pouvais me concentrer sur mon jeu.»

Une carrière à l'étranger?
Avec ce rôle, Éric suit les traces de Maxim Roy, Karine Vanasse, Caroline Dhavernas, Laurence Leboeuf, François Arnaud et autres acteurs québécois qui font un saut occasionnel du côté de la télé anglophone. Cela dit, un déménagement de l’autre côté de la frontière semble plutôt improbable.

«J’apprécie l’opportunité que j’ai de vivre cette aventure, mais ce n’est pas ma mission de jouer en anglais, a expliqué le comédien. Je suis très ouvert à l’idée de répéter l’expérience, mais tout va dépendre du projet. J’ai un bébé, alors pour envisager de déménager avec ma famille, il faudrait que ce soit vraiment très bon!» 

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