Concours Wildlife Photographer of the Year: Les plus belles photos de nature de 2026
Chaque année depuis plus de 60 ans, le musée d’histoire naturelle de Londres récompense les plus belles œuvres de photographes de nature du monde à l’occasion du concours Wildlife Photographer of the Year. Du cliché d’un crabe se déplaçant « à dos » de méduse à celui d’un lynx s’amusant à faire voler un rongeur, découvrez 8 des 24 photographies sélectionnées parmi quelque 60 000 inscrits, provenant de 113 pays, pour le prix du public Nuveen People’s Choice Award.
Balade sur le pouce, par Chris Gug
Chris a aperçu cette scène lors d’une plongée sous-marine nocturne dans le détroit de Lembeh, au nord de Sulawesi, en Indonésie. Pour lui, la scène soulevait plus de questions que de réponses. Le crabe mange-t-il la méduse ? Lui vole-t-il de la nourriture ? Ses pattes acérées abîment-elles la fragile ombrelle de la méduse ? La relation entre le crabe et la méduse n’est pas encore bien comprise. Le crabe pourrait se faire transporter pour économiser de l’énergie. Il pourrait aussi utiliser la méduse comme plateforme pour repérer les petits poissons à manger, ou encore utiliser ses tentacules urticants comme protection contre les prédateurs.
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Camouflage de couple, par Artur Tomaszek
Artur a eu la chance de photographier ce couple d’araignées dans le parc national de Khao Phra Thaeo, en Thaïlande. Les araignées Caerostris sumatrana passent la journée sur l’écorce des arbres et descendent vers leurs toiles à la tombée de la nuit. Elles se camouflent si bien sur l’écorce des arbres que, pour arriver à les photographier, Artur a dû d’abord les trouver la nuit, dans leur toile, puis revenir le jour et les chercher sur les branches des arbres près des toiles. Les femelles Caerostris sumatrana sont généralement au moins trois à quatre fois plus grosses que les mâles. Les mâles montent souvent sur le dos des femelles, prêts à s’accoupler avec elles dès qu’elles auront mué, signe qu’elles ont atteint la maturité.
Portrait de l’extinction, par Adam Oswell
Cet énorme amas de ferraille est constitué de pièges qui ont été confisqués sur une période d’un an dans le parc national des chutes Murchison, en Ouganda. Adam s’est joint à des gardes forestiers et des bénévoles de la communauté pour le constituer, ce qui leur a demandé une semaine de labeur. Leur but : montrer l’ampleur et l’urgence de la crise des pièges en Afrique. Ils représentent une méthode efficace et bon marché pour capturer des animaux sauvages. Certaines communautés y ont recours pour se nourrir ou pour gagner leur vie, mais ils sont également utilisés par des réseaux de braconnage élaborés.
Un mégabanc tourbillonnant, par Cecile Gabillon
Cecile faisait de l’apnée dans l’océan Pacifique, près du Costa Rica, lorsqu’elle a croisé ce banc de dauphins à long bec pour le moins spectaculaire. Ils rassemblaient des poissons-lanternes et les guidaient vers la surface. Cécile devait nager si fort pour les suivre qu’il lui était presque impossible de prendre des photos. Et même son objectif grand-angle n’a pas pu capturer toute la scène. Elle raconte que se retrouver entourée de ces dauphins a été l’une des rencontres les plus extraordinaires de sa vie. Malheureusement, la pollution et la surpêche rendent ces groupes massifs de dauphins de plus en plus rares.
Rongeur volant, par José Stefan
Josef rêvait depuis longtemps de photographier des lynx. Il était ravi lorsque l’occasion s’est présentée de passer deux semaines à les observer depuis une cachette dans la nature espagnole de la province de Ciudad Real. Il est fréquent que les jeunes lynx jouent avec leur proie avant de la tuer. Celui-ci s’amusait à lancer le rongeur en l’air et à le rattraper. Pour Josef, le rongeur semblait pouvoir voler. Le jeu a duré environ 20 minutes avant que le lynx ne commence à s’ennuyer. Il a alors emporté le rongeur derrière un buisson pour le manger.
Admirable spatule, par Dustin Chen
Dustin a passé deux semaines à observer les oiseaux au Huembo Lodge à Pomacochas, au Pérou. Ce colibri à queue de spatule mâle (ou loddigésie admirable) était son principal centre d’intérêt. Sur sa photo, l’oiseau exhibe sa longue queue tout en se nourrissant de fleurs. Le colibri à queue de spatule utilise son impressionnante queue pour attirer les femelles. La croissance démographique et la déforestation dues à l’exploitation forestière et à l’agriculture ont érodé son habitat. Aujourd’hui, son existence est limitée à une petite zone des Andes, au nord du Pérou.
Aux aguets, par Joseph Ferraro
Joseph a aperçu cette nymphe de punaise embusquée (genre Phymata) près de la porte de sa demeure à Ferndale, dans le Michigan, aux États-Unis. Ces punaises sont prédatrices. Elles restent immobiles, attendant de surprendre une proie qui s’aventure trop près. Leurs puissantes pattes antérieures leur permettent de saisir leur victime afin de leur injecter des enzymes qui liquéfient les tissus et facilitent leur
ingestion.
Une lutte sans fin, par Kohei Nagira
À l’automne, chez les cerfs du Japon, les mâles se battent pour les femelles en entrechoquant leurs bois. Prise sur la péninsule de Notsuke à Hokkaido, au Japon, la photo de Kohei montre un cerf dont les bois se sont enchevêtrés avec ceux d’un rival. Un pêcheur local a raconté que le cerf a traîné le corps entier pendant plusieurs jours avant de finalement lui arracher la tête. L’animal a pu continuer à se nourrir d’herbe et de branches et survivre à l’hiver.
Votez pour votre cliché préféré
Pour voir les 16 autres photos sélectionnées pour le concours et voter pour votre préférée (avant le 18 mars): nhm.ac.uk/wpy/peoples-choice (en anglais).