Vague d’amour pour Pierre Marcotte | 7 Jours
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Vague d’amour pour Pierre Marcotte

En entrevue à Échos Vedettes ou par le biais des réseaux sociaux, de nombreuses personnalités ont tenu à rendre hommage à Pierre Marcotte. Un homme d’une proverbiale gentillesse dont on s’ennuie déjà.

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Voici 13 vedettes québécoises qui ont rendu hommage à Pierre Marcotte:

Joël Denis

En 1983, Shirley et Pierre avaient assisté au lancement du microsillon de Joël, intitulé À fleur de peau.

Photo d'archives

En 1983, Shirley et Pierre avaient assisté au lancement du microsillon de Joël, intitulé À fleur de peau.

Le 13 juillet, Joël Denis partage un souper avec des amis lorsque le téléphone sonne. «TVA et Le Journal de Montréal m’ont appelé pour que je leur confirme la mort de Pierre. Je l’ai appris comme ça. Les deux bras me sont tombés. Ça m’a donné un moyen coup...»

Leur amitié a pris racine en 1964, lorsque Joël a accueilli Pierre au sein de l’équipe de Jeunesse, à Télé-Métropole. «On avait des personnalités complètement différentes. C’est ce qui nous rapprochait et faisait notre force. J’étais l’enfant terrible et le rebelle qui envoyait promener tout le monde. Pierre mettait la pédale douce. Il avait une diplomatie que je n’avais pas. Il savait comment approcher les gens. On arrivait au même résultat, mais lui le faisait avec beaucoup plus de tact.» Au fil des décennies, leur relation s’est consolidée. «C’était mon grand, grand chum. C’était mon frère.»

«Marcotte m’a donné confiance»

L’époque des Tannants a été marquante pour le fantaisiste, qui a beaucoup appris de son partenaire. «Marcotte était un comédien qui était bon dans le vaudeville et le burlesque. Il avait le sens du timing. Dans les sketchs, il était le faire-valoir et, avec moi, ça fonctionnait à plein régime. C’est même lui qui m’a initié à ce genre de comédie. J’étais allé à la bonne école avec Olivier Guimond et La Poune, mais Marcotte m’a donné confiance. Quand je suis arrivé aux Tannants et que j’ai commencé à créer des personnages, j’ai senti que je prenais le plancher. Il me disait: “Je te le donne!” Il était généreux.» Puis, en 2016 vint la tournée réunissant les trois camarades. «Autant il m’encourageait au début des Tannants, autant je l’ai encouragé par la suite.»

En 2016, dans la salle de maquillage des Enfants de la télé.

Photo : Daniel Auclair / TVA Publications

En 2016, dans la salle de maquillage des Enfants de la télé.

Joël décrit son ami comme un bon vivant. Un être d’une grande classe prônant des valeurs précieuses à ses yeux. «C’était un homme fidèle à ses amis. Il était d’une loyauté à toute épreuve. Dans ce métier, c’est une denrée rare. Il avait aussi beaucoup d’humilité. À ses yeux, c’était les autres qui étaient importants. Il disait toujours: “Pourquoi mes affaires vont-elles bien? Parce que je suis bien entouré.” Pierre était beau. Et vrai.»

Il lui dédie une chanson

L’homme avait aussi une grande sensibilité. «Quand on était ensemble et qu’on voulait se paqueter la gueule, on s’assoyait par terre, on écoutait du Aznavour et on braillait tous les deux. Si tu voulais faire brailler Pierre, tu n’avais qu’à lui chanter Hier encore. Je lui avais fait la surprise de la lui chanter lors d’une émission à Radio-Canada, et il pleurait à chaudes larmes.»

Cet été, Joël se produit les samedis à Saint-Donat. «Juste avant son décès, je faisais encore des blagues sur Pierre et ses blondes. C’est un numéro que je vais conserver.» Il a aussi écrit la chanson Ils sont partis, en hommage aux artisans de l’époque de Jeunesse aujourd’hui disparus. «Samedi prochain, je vais la lui dédier. C’est une grande absence pour moi et pour tout le Québec. Il était adoré, cet homme.»

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Shirley Théroux

Photo : Karine Lévesque/Les Productions Charron et cie inc./Groupe TVA

«Mes ami(e)s, une bien triste nouvelle, celle du décès de Pierre. La covid vient de tuer un autre grand Québécois que nous avons toutes et tous aimé. Pierre a su, durant toute sa carrière, vous apporter de la joie et du bonheur. Il vous a beaucoup aimés et il avait un très grand respect pour vous, son public. Je suis touchée par vos pensées et vos doux mots de sympathies. Bruno-Pierre et moi vous remercions du fond du cœur. Shirley xx»

(Source: Facebook)

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Winston McQuade

Photo : Dominic Gouin

«Pierre a défendu bec et ongles les aspirations de toute la communauté artistique québécoise et a toujours respecté son public à titre de communicateur. J’avais et je conserve un profond respect pour ce confrère d’exception.» 

(Source: Facebook) 

Jacques Boulanger

En 2011, il était invité aux Enfants de la télé. Dix ans plus tard, ce même plateau était le théâtre des retrouvailles entre Pierre Marcotte et lui.

Photo : Éric Carrière/Agence QMI

En 2011, il était invité aux Enfants de la télé. Dix ans plus tard, ce même plateau était le théâtre des retrouvailles entre Pierre Marcotte et lui.

En 1958, Jacques Boulanger fait ses débuts à la radio de CHRC. «Pour moi, ça allait tellement vite et ça marchait tellement fort sur le plan de la popularité qu’on m’avait confié une émission intitulée Le fan-club CHRC. Il y avait toujours de 300 à 400 filles qui assistaient à l’émission le samedi après-midi. Je présentais tous les artistes qui étaient de passage à Québec.»

L’année suivante, Pierre Marcotte arrive à la station. «Au bout d’une semaine, je l’ai invité à mon émission et on est devenus chums instantanément. Ma mère avait une maison à appartements sur la rue McMahon. Quand j’avais 17 ans, elle m’a donné un logement. Au bout de quelques semaines d’amitié, j’ai dit à Marcotte: “Viens-t’en dans notre building, ma mère a un appartement de libre.” Il avait son studio au premier étage, et j’avais mon appartement au deuxième. Le jour, on sortait ou on allait se promener. On était toujours ensemble.»

Aussi et surtout, le jeune Boulanger faisait un party le samedi, après chaque émission. «On écoutait de la musique et on faisait du bruit jusqu’à 4 h du matin. C’était épouvantable! Marcotte a vécu ça quand il est arrivé à Québec. C’est pour ça qu’on est devenus très vite de grands chums. Il avait les mêmes idées que moi. Il aimait sortir et avoir du fun. On avait aussi les mêmes goûts pour les filles. Parfois, il me disait: “Il y a une belle blonde qui vient chez moi, ce soir. Elle sera avec une amie qui aimerait te connaître.” Je n’avais qu’à descendre les marches et j’étais rendu. La grande liberté de l’époque, on l’a bien vécue!»

Perdus, puis retrouvés

Inexplicablement, les deux amis se sont complètement perdus de vue lorsque Pierre Marcotte s’est établi à Montréal. Même lorsque Jacques Boulanger a fait le saut dans la métropole, jamais l’un n’a donné signe de vie à l’autre. «C’est bizarre... Pourtant, il n’y a jamais eu de froid entre nous. On avait nos vies, et nos carrières prenaient beaucoup de place.» Ce silence a perduré durant des décennies. Puis, l’an dernier, ils se sont retrouvés grâce aux Enfants de la télé, qui accueillait aussi Shirley Théroux et Joël Denis. Ils étaient très heureux de cette rencontre.

Deux semaines avant son décès, le résident de Saint-Irénée passait un coup de fil à son vieux copain retrouvé. «On s’est parlé pendant une bonne heure et quart, et c’était comme si on s’était quittés la veille. Il m’a dit: “Jacques, je veux absolument que tu viennes me voir avec Nicole. J’ai des chambres de libres, je vous attends.” Je lui ai répondu que j’adore conduire, mais qu’à 83 ans, je vais moins loin qu’avant. Il m’a dit: “Écoute, Boulanger, je vais t’envoyer un chauffeur!” Il était surexcité, comme d’habitude. Il était comme ça, avant.»

Un regret

Il avait aussi profité de l’occasion pour inviter son ami Jacques à participer à sa série Les après-midis de Pierre Marcotte, qu’il devait présenter dès l’automne prochain au Casino de Montréal. «J’avais décliné l’invitation parce que ma carrière est derrière moi, mais je voulais aller voir le spectacle. Quand j’ai appris son décès, j’ai regretté qu’on ne se soit pas vus... En terminant, je tiens à offrir mes sympathies à sa femme et à ses deux fils.» 

Louise Latraverse

Photo : Sébastien St-Jean / TVA Publications

«On devait se voir! Il rappelait ses vieilles amies de fille. “Toi aussi, il t’a rappelée?” On ne s’est pas vus. Quand un vieil ami que tu n’as pas vu depuis longtemps t’appelle, tu annules les autres rendez-vous et tu y vas. Je lui ai dit que j’allais le rappeler, et l’insoupçonnable se présenta. Elle rôde. On vieillit et on risque tous de partir à la queue leu leu. Un gentilhomme est parti. Quel délicieux camarade de travail! On a bien ri ensemble! Il me trouvait un peu excentrique, avec mes looks, quand on animait ensemble le matin. Ce sourire irrésistible et ses beaux yeux bleus. Aimable est un beau mot! Il l’était.»

(Source: Facebook)

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Monique Vermont

Photo : Paul Ducharme

«Je garde un très beau souvenir d’un homme qui m’a toujours reçue sur les plateaux de tournage avec grand respect et camaraderie. Il était aimé et respecté du grand public et de tous ses amis et compagnons de travail.»

(Source: Twitter) 

Valérie Plante

Photo : Toma Iczkovits/Agence QMI

«Il aura su nous marquer tant par sa présence dans les médias que par sa grande générosité.» 

(Source: Twitter) 

Sophie Stanké

Photo : Archives

«Pierre était un véritable gentleman. Merci pour nos belles rencontres.» 

(Source: Twitter) 

Roger Giguère

Photo : Archives

«C’était un ami depuis 55 ans, au début de Télé-Métropole. On était toute une gang qui commençait dans ce temps-là. On ne s’est jamais laissés. On s’est toujours côtoyés et visités. On s’appelait régulièrement. Quand Pierre venait à Montréal, il arrêtait toujours chez moi. Je l’ai vu encore une semaine avant son décès. C’est difficile de perdre un chum comme ça. À 83 ans, il n’était plus jeune, mais il était encore en belle forme. Il était plus en forme que moi», conclut son camarade qui, aujourd’hui, se déplace en fauteuil roulant. 

Patrice Coquereau

Photo : Daniel Auclair

«Bon repos, cher Pierre, gentleman et si cultivé. Très heureux de t’avoir côtoyé.» 

(Source: Twitter) 

Pierre Karl Péladeau

Photo : Martin Chevalier / Le Journal de Montréal/ Agence QMI

«Pierre Marcotte, gentleman aux multiples talents, aura marqué notre télé et les belles années du variété à Télé-Métropole. Le straight man de l’émission phare Les Tannants nous manquera.» 

(Source: Twitter) 

Stéphane Laporte 

Photo : Bernard Brault / TVA Publications

«Pierre Marcotte était un animateur. Pas un acteur, ni un chanteur, ni un humoriste. Un hôte. Son talent, c’était de savoir recevoir. D’être au service des autres. Son talent, c’était de faire sentir importants ses invités et son public. Ce n’était pas la star, c’était l’ami. Ce qui est beaucoup plus rare. À la télé, comme dans la vie. Merci pour tout.»

(Source: Twitter) 

Danielle Ouimet

Photo : Dominic Gouin / TVA Publications

«Le départ de Pierre Marcotte, si soudain, si peu prévu, nous ébranle tous, car Pierre savait se faire aimer de tous. Y’avait pas plus joyeux, doux, amusant que Pierre lorsqu’on travaillait avec lui. Si on avait une idée saugrenue pendant l’émission, il nous disait vite de la réaliser... Peu importait le plan initial de l’émission et le temps qu’on lui volait pour se mettre en vedette. [...] Récemment, pas plus tard qu’il y a deux semaines, il m’écrivait sur Facebook pour m’envoyer des petits films drôles pour me distraire, me renseigner ou m’amuser. Ou un mot pour approuver ce que j’avais dit. Non pas que nous ne soyons pas amis; on l’a toujours été. Mais qu’il prenne le temps de choisir des sujets pour me distraire me touchait vraiment.»

(Source: Facebook)

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