Richardson Zéphir se confie sur son parcours surprenant | 7 Jours
/magazines/lasemaine

Richardson Zéphir se confie sur son parcours surprenant

Image principale de l'article Un parcours surprenant
Photo : Bruno Petrozza

Après des études en pétrochimie et une incursion en entrepreneuriat, le comédien a choisi de faire de l’humour et d’en produire. Malgré les apparences, son passé hétéroclite lui a été des plus utiles...

• À lire aussi:
Voici le top 5 de vos émissions humoristiques préférées

Richardson, à la fin de Big Brother récemment, vous avez été choisi coup de cœur du public. Ce choix révélateur vous a-t-il touché?
Énormément. Depuis que je suis sorti de l’aventure, j’ai senti une immense vague d’amour. C’était beaucoup. Ça m’a pris du temps à comprendre... J’ai reçu des milliers de messages. Les premiers jours, ça m’a rendu très émotif.

On a pu vous retrouver récemment dans la saison 2 de La Maison-Bleue. Parlez-nous de votre expérience.
Je reçois des messages très positifs par rapport à La Maison-Bleue. C’est une super belle équipe! Je suis vraiment chanceux de participer à cette série. En plus, mon personnage est drôle. En ce qui concerne mes autres projets, je fais du stand-up. J’avais arrêté, mais depuis ma sortie de Big Brother, j’ai recommencé à roder mon spectacle, et ça va super bien. Il a fallu que je me réapproprie certains numéros, car à ma sortie de l’émission, ma vie semblait être un souvenir lointain...

• À lire aussi: Dominic Paquet est très heureux d’explorer le jeu dans La Maison-Bleue

Revenons à vos débuts dans ce métier. Avez-vous senti l’appel relativement tôt?
J’ai toujours été attiré par la scène. J’ai commencé à faire de l’improvisation à 12 ans et j’en ai fait toute ma vie. J’ai joué dans presque toutes les ligues, coaché à l’Université Laval, donné des ateliers au Saguenay, je suis allé faire de l’impro 19 fois en Europe. En résumé, c’était de façon abusive! (rires)

Avez-vous étudié dans le domaine?
Non. Mon parcours n’a aucun sens! Il n’y a pas de lien. J’ai toujours aimé l’école. À partir de ma quatrième secondaire, j’ai développé un intérêt pour les sciences et les maths. J’ai étudié en pétrochimie. Puis, de 2004 à 2009, j’ai eu un bistro-terrasse dans le Vieux-Montréal, Les Terrasses Bonsecours. J’ai vendu mes parts pour me lancer en humour. J’ai vu qu’il y avait moyen de faire partie de la relève.

Que désiriez-vous faire avec vos études en pétrochimie?
Ça peut mener à la recherche en pharmaceutique, à travailler en assainissement des eaux ou avec les hydrocarbures. Les cours étaient super intéressants.

Aviez-vous des modèles d’acteurs au sein de votre famille?
Non, je suis de la branche «pas rapport»... (rires) Mon passé d’entrepreneur m’a énormément aidé. J’ai produit plusieurs soirées d’humour, alors j’ai toujours créé mon emploi dans le domaine, finalement. Ça me permettait à moi de jouer, mais aussi à beaucoup d’humoristes de jouer et de se développer. Au début, j’ai perdu beaucoup d’argent, mais j’ai acquis une expertise qui me sert. Ça m’a permis de m’améliorer et même de m’autoproduire.

Vos parents sont-ils étonnés de vous voir choisir cette voie?
C’est sûr que ma mère ne comprenait pas pourquoi je quittais les sciences pour aller en entrepreneuriat, pour ensuite me diriger vers les arts, mais elle ne m’a jamais empêché de suivre ma voie. Mon premier voyage d’impro en Europe, c’est elle qui l’a payé. Nous n’avions pas d’argent, mais elle a été derrière moi, car elle savait que je voulais faire ce métier. Nous sommes très proches. Je pense que nous sommes pareils. Ceux qui nous connaissent et qui regardaient Big Brother lui disaient: «Rich, c’est toi!» J’ai aussi deux frères plus vieux et une sœur plus jeune que moi.

Avez-vous été un enfant drôle, qui attirait l’attention?
Je n’étais pas celui qui prenait de la place, mais si personne ne le faisait, je la prenais. Je suis calme de nature, mais dès que je fais de l’improvisation, je suis un grand clown.

Vous évoquiez votre intérêt pour l’entrepreneuriat précédemment. Avez-vous eu un modèle sur ce plan?
Oui, Marc Cudia, mon partenaire quand j’avais Les Terrasses Bonsecours. Il a toujours ses entreprises dans le Vieux-Montréal: Écorécréo. Il m’a engagé quand j’avais 18 ou 19 ans. J’étais gérant de location de pédalos. Avec lui et une collègue, nous avons lancé un commerce. Je retiens de lui qu’il communiquait beaucoup. Nous pouvions parler de tout. C’était notre patron, mais aussi un ami. Aujourd’hui, je réalise que je l’imite. (rires) Il avait pour ambition de toujours grandir. Nous avons vécu cinq belles années. Ç’a été très formateur pour moi, je me suis fait plein de contacts. Il faut prendre des risques, faire des essais-erreurs. C’est comme ça qu’on apprend.

Vous parlez créole. Vous avez donc des ascendances haïtiennes?
Oui, mes parents sont Haïtiens, mais je suis né ici. Je parle créole de manière innée. Je trouve ça riche de parler plusieurs langues. Je porte en moi une double identité. C’est encore plus de ressources, d’histoire...

Qu’est-ce qui vous anime en dehors du travail?
Avant la pandémie, je ne faisais que travailler. J’écris, et pour moi, ce n’est pas un travail. Je me sens privilégié de pouvoir le faire. Aussi, j’ai appris à patiner en décembre. C’est ma nouvelle passion, et j’ai hâte de m’y remettre. Je m’entraîne: toute ma jeunesse, j’ai joué au basketball tous les jours, mais j’ai arrêté à partir du cégep. Je fais du vélo. Avec la pandémie, je suis passé du mode hyperactif à celui de ne presque rien faire. J’ai un coloc, qui est aussi humoriste, alors je n’étais pas seul. J’ai essayé des recettes que je n’avais jamais faites, pour m’améliorer.


À la barre du Punch Club
Cet automne à Z, Richardson animera l’émission Punch Club avec Ève Côté. Cette nouvelle compétition d’improvisation, inspirée de la ligue d’impro de rue du même nom, amènera ainsi des comédiens à s’affronter dans des duels détonnants. Les invités, Marie Soleil Dion, Virginie Fortin, Mehdi Bousaidan, André Robitaille, LeLouis Courchesne, Marie-Ève Morency, Michelle Desrochers et Vincent Bolduc monteront sur le ring pour décrocher une ceinture en or massif à la suite de combats commentés par Richardson et Ève. Ces joutes seront arbitrées par Robert Nelson et Dominic Lapointe. Une émission qui s’annonce donc aussi surprenante qu’hilarante!

On s’informe sur ses shows sur ses réseaux sociaux ou à richardsonzephir.com.
Voyez La Maison-Bleue sur Tou.tv Extra.
Il coanimera avec Alice Pascual le Gala de l’industrie des 36es prix Gémeaux, en septembre.

 

À VOIR AUSSI: 16 vedettes qui ont un talent caché 

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus