Voici ce que les téléspectateurs ne voient jamais à «MasterChef Québec» | 7 Jours
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Voici ce que les téléspectateurs ne voient jamais à «MasterChef Québec»

Dès le dimanche 6 septembre à 20 h 30 ainsi que du lundi au mercredi, à 19 h 30, à TVA

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La quatrième saison de MasterChef Québec démarre dans quelques heures avec 20 nouveaux candidats aux fourneaux. Derrière le décor installé dans un des studios MELS se cache une impressionnante machine où des dizaines de personnes s’activent pour assurer le bon déroulement de cette compétition culinaire. On vous invite à découvrir les coulisses de cet imposant plateau de tournage.

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Le décor de MasterChef Québec, c’est une vraie cuisine professionnelle montée de toutes pièces dans un studio, comme le souligne Charles Lafortune. Mais comment transformer un espace qui n’a rien d’une cuisine en un environnement pleinement fonctionnel ? C’est le défi que relève Francis Youri, directeur technique, dont le mandat est de concevoir toute l’infrastructure nécessaire à cette métamorphose. Son équipe prend en charge l’alimentation électrique, l’arrivée d’eau, l’installation des équipements de tournage et le montage complet du plateau.

Une vue imprenable sur l’immense studio qui accueille les tournages de «MasterChef Québec» durant près de trois mois.

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

Une vue imprenable sur l’immense studio qui accueille les tournages de «MasterChef Québec» durant près de trois mois.

Une cuisine professionnelle dans un studio

Le directeur technique Francis Youri participe à toute l'installation de la cuisine «MasterChef Québec»

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

Le directeur technique Francis Youri participe à toute l'installation de la cuisine «MasterChef Québec»


Faire tourner en même temps fours, plaques de cuisson, réfrigérateurs et autres appareils culinaires demande une capacité électrique considérable. L’eau représente un autre casse-tête : des conduites ont été installées spécialement pour desservir chaque poste de travail. La construction du plateau tient du véritable chantier, comme l’explique Francis Youri. « Ça nous prend pratiquement une semaine à installer tout ça. » L’équipe attaque d’abord les structures et les ponts d’éclairage suspendus au plafond. « Ensuite, on installe le décor et, à la toute fin, on aménage toutes les cuisines. C’est beaucoup de fils, beaucoup de monde, beaucoup d’équipement. »

Une pièce juste pour la nourriture

Une immense pièce est destinée à recevoir tous les aliments nécessaires à la compétition.

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

Une immense pièce est destinée à recevoir tous les aliments nécessaires à la compétition.

Dans une grande pièce, à une bonne minute de marche du studio en suivant un long corridor, une équipe s’affaire en coulisses. C’est là qu’on rencontre Stéphanie Tremblay, styliste culinaire et véritable pivot de l’organisation. « Je suis responsable de tout ce qui touche aux aliments qu’on voit à l’écran, autant dans le garde-manger que dans les différents défis. » Avec son équipe, elle prépare les boîtes mystères, les tables d’ingrédients et l’aménagement du garde-manger.

Stéphanie Tremblay exécute un travail de moine afin que le garde-manger soit bien garni.

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

Stéphanie Tremblay exécute un travail de moine afin que le garde-manger soit bien garni.

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

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La préparation des défis occupe aussi une place centrale dans son travail. Chaque épreuve demande une planification minutieuse pour que tous les candidats aient exactement les mêmes ingrédients entre les mains. Stéphanie Tremblay travaille également en étroite collaboration avec les chefs invités : son équipe prend soin de tout mettre en place avant leur arrivée sur le plateau, leur permettant de se concentrer pleinement sur leur démonstration.

Sur le plan logistique, Stéphanie précise que la cuisine se trouve à bonne distance du plateau. Pour acheminer fruits, légumes et autres provisions, l’équipe peut compter sur de petits véhicules ou wagons. Plusieurs chariots sont ainsi chargés et remis en circulation en continu pour assurer le flux de matériel nécessaire aux opérations.

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La gestion du garde-manger reste un défi de tous les jours. La fraîcheur des produits exige une surveillance constante. L’équipe tourne donc les stocks quotidiennement et renouvelle régulièrement l’offre. Elle mise sur des ingrédients de saison, des produits locaux quand c’est possible, et des aliments qui rendent bien à l’écran. « C’est un peu comme gérer une immense cuisine professionnelle qui se renouvelle sans arrêt. » 

Le contenu du garde-manger doit être renouvelé plusieurs fois pour assurer la qualité et une bonne variété d’aliments.

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

Le contenu du garde-manger doit être renouvelé plusieurs fois pour assurer la qualité et une bonne variété d’aliments.

Côté gaspillage alimentaire, rien n’est perdu : « Tous les produits qui demeurent comestibles et salubres sont remis à la Maison du Père. » Elle compare d’ailleurs volontiers son environnement de travail à une épicerie qui tourne en coulisses : « Chaque jour, c’est comme si on reconstruisait une épicerie de télévision. Le garde-manger que les téléspectateurs voient n’est que la pointe de l’iceberg. »

Il faut également s’assurer que les bons outils culinaires ne manquent pas lors des défis.

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

Les maîtres de la propreté

Émilie Boeckstaens, Sophie Lagendyk et Simon Labrie-Boucher, les assistants de production, s’assurent que tout brille sur le plateau.

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Émilie Boeckstaens, Sophie Lagendyk et Simon Labrie-Boucher, les assistants de production, s’assurent que tout brille sur le plateau.

Vous avez déjà remarqué que la cuisine est impeccable entre un défi et la dégustation ? Pourtant, après chaque épreuve, les plans de travail sont complètement sens dessus dessous. Émilie Boeckstaens, Sophie Lagendyk et Simon Labrie-Boucher sont les assistants de production responsables de remettre tout ça en ordre. Leur travail : faire la vaisselle, laver les linges et nettoyer entièrement les espaces pour que le plateau soit prêt à accueillir les candidats dès le lendemain.

Émilie, Sophie et Simon sont colocs et bons amis dans la vie.

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

Émilie, Sophie et Simon sont colocs et bons amis dans la vie.


Remettre la cuisine en état entre deux défis ou pour une dégustation prend généralement une trentaine de minutes. La vaisselle, elle, c’est une autre histoire. « Ça peut prendre un bon trois heures sur le gros nettoyage de la vaisselle lorsque les postes de travail sont tous occupés. Les quantités de vaisselle sont considérables, mais à mesure que les éliminations progressent, la charge de travail diminue graduellement ! », explique Émilie.

Une complice pour les candidats

Laurence Castonguay est ordonnatrice candidats, soit la référence principale des candidats tout au long de leur parcours. Elle les accompagne au jour le jour, répond à leurs questions et les soutient face aux nombreuses émotions que suscite la compétition. Chaque matin, elle accueille les participants, les guide dans leur préparation avant les tournages et reste à leurs côtés tout au long de la journée. Sans pouvoir leur révéler le contenu des défis à l’avance, elle veille à ce qu’ils soient prêts et à l’aise avant d’entrer en studio. Une grande part de son travail repose cependant sur l’accompagnement humain. La compétition expose les candidats à une pression intense, à la fatigue et à de véritables montagnes russes émotionnelles. « Ils vivent beaucoup d’émotions, des ups, des downs. Ils vivent aussi des déceptions, des fois. Je suis là pour normaliser les émotions, les accompagner, être là pour eux . »

Les premiers soins

Simon-Pierre Brochard veille à la santé et à la sécurité de tous les participants et membres de l’équipe. Officiellement préposé aux premiers soins, il est présent à chaque journée de tournage depuis les débuts de l’émission. « J’ai fait les quatre saisons adultes et la saison junior. Je n’ai pas manqué un seul jour de tournage. » Son rôle consiste principalement à intervenir lors des blessures liées à la cuisine. Les incidents les plus fréquents sont les coupures et les brûlures, souvent causées par le stress et la pression de la compétition. Au-delà des coupures, il surveille également les malaises liés à la fatigue, au stress ou à la chaleur. « On a eu des quasi-évanouissements, des malaises, des palpitations. Je me sens un peu comme les mécaniciens dans un pit stop de Formule 1. J’interviens rapidement, puis ils continuent. »

Une régie dans un mobile

La régie est installée dans un compartiment construit à l’extérieur du studio MELS. C’est le poste de commandement où le réalisateur Guillaume St-Arnaud (24 en 24, Survivor Québec, Sortez-moi d’ici !) et son équipe coordonnent cette grosse machine. Dans ce mobile, il y a du monde : producteurs, recherchistes, manipulateurs de caméra à distance... C’est de là que partent toutes les informations transmises aux animateurs Martin Picard et Stefano Faita, ainsi qu’à l’équipe technique sur le plateau.

Le confessionnal pour accueillir les confidences

Comme l’explique Émilie Van Winden, productrice déléguée : « Quand les candidats ont terminé de cuisiner, on les amène ici, puis on prend leur réaction sur le défi, comment ils se sont sentis, quels sont les bons ou les mauvais coups qu’ils ont faits, et aussi faire le point sur leur état d’esprit ou sur les événements des jours précédents. » Avant leur passage au confessionnal, une équipe de recherchistes suit attentivement tout ce qui se déroule en cuisine. Le chef recherchiste Guillaume Coveney observe les défis depuis la régie, tandis que deux recherchistes circulent sur le plateau pour suivre les candidats de près. Durant les épreuves, ils réalisent aussi des entrevues rapides appelées « vox pop », qui permettent de saisir les intentions et les stratégies des participants en temps réel.

MasterChef Québec en quelques chiffres

Une vue imprenable sur l’immense studio qui accueille les tournages de «MasterChef Québec» durant près de trois mois.

Bruno Petrozza/TVA PUBLICATIONS

Une vue imprenable sur l’immense studio qui accueille les tournages de «MasterChef Québec» durant près de trois mois.


- Au fil de la quatrième saison, 335 plats seront cuisinés.

- La productrice au contenu Myriam Constant et le chef recherchiste Guillaume Coveney ont conçu 56 défis distincts pour tester la créativité, la technique et l’adaptabilité des candidats tout au long de la compétition.

- La saison accueillera 23 juges invités.

- Les tournages ont démarré le 15 avril pour s’achever le 3 juillet. En moins de trois mois, les équipes ont été mobilisées pendant 35 jours de tournage.

- Du côté de la diffusion, la saison compte 53 épisodes.

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