Tout ce qu’il faut savoir sur la saison 4 de «MasterChef Québec» selon Stefano Faita et Martin Picard | 7 Jours
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Tout ce qu’il faut savoir sur la saison 4 de «MasterChef Québec» selon Stefano Faita et Martin Picard

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Rien de mieux qu’une visite du plateau de MasterChef Québec, déménagé au Studio Mels, pour prendre le pouls de la quatrième saison. Une nouvelle édition qui s’avère une fois de plus haute en émotions, selon les animateurs toujours en poste et aussi enthousiastes Stefano Faita et Martin Picard. À quoi peut-on s’attendre de cette nouvelle saison ? leur avons-nous demandé.

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Au moment où l’on se parle, les tournages sont-ils déjà bien entamés ?

Stefano Faita : Oui, absolument. Nous sommes déjà en plein milieu des tournages de la quatrième saison. On a donc déjà une bonne idée de l’énergie qui se dégage de cette nouvelle gang. Honnêtement, on a encore une autre superbe saison devant nous.

Quel est le profil de cette nouvelle cuvée de candidats ?

S. : Chaque année, on se demande si on va réussir à trouver une cohorte aussi talentueuse que la précédente, si les candidats vont être à la hauteur, s’ils vont réussir à nous surprendre encore une fois. Et chaque année, c’est le cas. On découvre des gens passionnés qui aiment profondément cuisiner, qui ont envie de se dépasser et qui sont prêts à vivre toutes les émotions que cette aventure leur apporte.

Patrick Seguin / TVA Publications

Après quatre saisons, vous sentez-vous plus à l’aise dans vos rôles de juges ?

S. : Je pense sincèrement que, depuis le début de l’aventure, cette quatrième saison est celle où nous nous sentons le plus confortables. Je ne dirais pas qu’on est dans nos pantoufles. Il faut conserver ce feu sacré qui nous donne l’impression qu’on débute quelque chose de nouveau. Il reste qu’on connaît la technique, les équipes, la production, le rythme des tournages. Tout est plus fluide. Cette année, on peut davantage se concentrer sur l’essentiel : les candidats et leur parcours.

Stefano, qu’est-ce que tu apprécies le plus dans ton rôle au sein de l’émission ?

S. : J’aime constater à quel point ils prennent confiance en eux au fil des semaines. On souhaite qu’ils ressortent de MasterChef avec plus de connaissances, plus d’assurance et un bagage plus important qu’à leur arrivée. Et c’est exactement ce qui arrive.

Plusieurs anciens candidats affirment que l’émission a transformé leur vie. Est-ce une réalité que vous observez également ?

Martin Picard : Plusieurs nous disent qu’avant MasterChef, ils se demandaient s’ils avaient réellement leur place dans le monde culinaire. Puis, tout à coup, ils vivent cette expérience-là. Ils découvrent qu’ils sont capables de beaucoup plus qu’ils le croyaient. Certains développent des projets. D’autres créent du contenu culinaire, comme Jade Auclair-Roy. D’autres participent à des émissions, comme Sandra Plourde qui coanime Les Maîtres du BBQ. Certains donnent des ateliers ou envisagent même de faire un changement de carrière. Je pense sincèrement que MasterChef peut changer une vie.

Avez-vous le sentiment d’avoir une responsabilité vis-à-vis des candidats ?

S. : Oui, quand même. Il ne faut pas oublier qu’ils mettent leur vie sur pause pour venir participer à l’émission. Ils quittent leur quotidien, leur famille, leur emploi, leurs habitudes. Ils acceptent de faire beaucoup de sacrifices. On veut qu’ils repartent avec des souvenirs extraordinaires et qu’ils aient l’impression d’avoir vécu quelque chose d’unique.

Des nouveautés sont-elles au programme cette année ?

S. : Les candidats pourront notamment gagner des épinglettes spéciales qui leur donneront des avantages stratégiques au cours de la compétition. On avait déjà vu une épinglette qui donnait un avantage, mais là, il y en aura plus et il y aura plus d’avantages. Ça peut avoir un impact intéressant sur leur parcours. Il y aura aussi beaucoup plus de prises de vues. On va suivre de plus près les candidats avec les caméras. Sinon, l’ADN de MasterChef demeure le même.

Patrick Seguin / TVA Publications

Un autre changement notable, c’est que la compétition s’ouvre désormais à 20 candidats au lieu de 16. Pourquoi ce choix ?

M. : Nous amorçons la saison avec 20 candidats et, à la fin du premier épisode, quatre candidats devront quitter l’aventure. Quatre éliminations dès le premier épisode, ça peut sembler intense quand on le dit comme ça, mais dans les faits, ça se passe très bien. On divise les candidats en deux groupes de 10, ce qui permet de mieux suivre l’action et de mieux apprendre à les connaître. À la fin du processus, deux candidats de chaque groupe sont éliminés, et nous nous retrouvons avec les 16 participants officiels. C’est une belle façon de lancer la saison !

Cette année, les tournages ont lieu dans un nouveau studio...

S. : Honnêtement, ça fait une énorme différence. Le décor demeure essentiellement le même, mais le studio est immense. Ça nous fait énormément de bien. Dans l’ancien studio situé dans le sous-sol de TVA, on ne voyait pratiquement jamais la lumière du jour. Maintenant, on a des fenêtres en coulisses, on voit le soleil et on peut sortir pendant les pauses. Ça peut sembler banal, mais ça change vraiment l’ambiance.

Vous mettez même vos pauses à profit pour aller marcher ?

S. : Martin et moi, on est un peu comme un vieux couple. On mange ensemble le midi, puis on se dit : « On va-tu prendre une marche ? » (rires) Alors on sort, on marche, on jase de nos vies, on prend l’air et on revient travailler.

M. : C’est particulièrement apprécié parce qu’on goûte énormément de plats dans une journée. Même si on prend seulement quelques bouchées de chaque assiette, ça finit par représenter beaucoup de nourriture. Alors une petite marche, ça fait toujours du bien. C’était un peu plus compliqué de prendre une marche autour de l’ancien studio en pleine rue à Montréal. Ici, on est à l’écart.

Les téléspectateurs se sont très attachés aux juges invités. Qu’est-ce qui nous attend cette année ?

M. : Par le passé, nous avons reçu des chefs internationaux extrêmement prestigieux. Je pense notamment à Daniel Boulud. Mais ce qu’on a réalisé, c’est que les téléspectateurs préfèrent voir des personnalités qui font partie de leur culture et qu’ils connaissent déjà. On n’a qu’à penser à la visite surprise de Claudette et Marie-Josée Taillefer. Ça a beaucoup fait jaser l’an dernier. Je trouve ça beau de pouvoir célébrer nos chefs, nos artisans et notre culture culinaires. Cette saison, on aura donc des juges d’ici.

Après quatre saisons, les défis arrivent-ils encore à vous surprendre ?

M. : Absolument. Myriam Constant, la productrice au contenu qui s’occupe des défis, est un véritable génie. Elle adore ça. Elle vit pour ça. Son défi à elle, c’est justement de faire en sorte que l’émission ne devienne jamais répétitive. Chaque saison, elle trouve de nouvelles façons de pousser les candidats ailleurs afin qu’ils révèlent leur vraie personnalité.

Créez-vous des liens avec les candidats, même si votre rôle vous impose de maintenir une certaine neutralité ?

M. : Bien sûr. On s’attache à eux. Je pense qu’il serait impossible de ne pas s’attacher à eux. Toutefois, si quelque chose d’important doit être dit, ça doit se faire devant les caméras. Ça demeure une émission de télévision. Les moments significatifs appartiennent au parcours des candidats et ils doivent être vécus à l’écran.

Les éliminations restent-elles aussi difficiles après quatre saisons ?

M. : Quand une personne quitte l’émission, elle ne part pas seulement avec son tablier, mais avec tous les souvenirs qu’elle a construits avec le groupe. Forcément, c’est touchant. Et oui, il nous arrive de verser quelques larmes. Je pense qu’il faudrait être complètement insensible pour ne pas être ému par certaines éliminations.

Charles Lafortune

Patrick Seguin / TVA Publications

« Je ne sais pas qui va gagner ni qui sera éliminé »

En tant que producteur, Charles Lafortune tient à conserver une part de mystère. Personne dans son équipe n’a le droit de lui divulgâcher un épisode avant qu’il l’ait vu monté. « Quand j’écoute les épisodes, je suis le premier téléspectateur. Je ne sais pas qui va gagner, qui sera éliminé ni même quelles histoires vont émerger. Je regarde les émissions comme tout le monde et je prends des notes. Je trouve important de garder cette distance parce que ça me permet de penser à l’expérience du public et au suspense qu’on veut lui faire vivre. » Charles est aussi très fier de l’expertise développée par son équipe. « Ce dont je suis le plus fier, c’est que les créateurs internationaux des formats viennent maintenant voir comment on travaille. Ils nous demandent comment on arrive à obtenir un résultat aussi impressionnant avec les moyens qu’on a. On n’a pas les budgets américains. Alors, il faut constamment innover. Les Québécois ont développé une façon très ingénieuse de faire les choses ! » Selon lui, la quatrième saison sera également riche en émotions. « Au-delà de la compétition, MasterChef Québec, c’est aussi une émission qui fait appel aux émotions et aux histoires que chacun transporte avec lui lorsqu’il cuisine. » L’impact de l’émission se fait d’ailleurs sentir bien au-delà du plateau. « On a créé une communauté autour de la cuisine. Beaucoup reproduisent les recettes à la maison. Moi-même, j’ai adopté des classiques comme la gremolata ou le chimichurri après les avoir vus passer ici. »

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