Laurence Nerbonne se confie sur sa belle complicité avec Guillaume Lambert
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À la fois artiste visuelle et icône de la musique pop au Québec, Laurence Nerbonne se dit choyée de pouvoir vivre depuis plusieurs années de ses passions. C’est avec grand plaisir que l’artiste nous ouvre la porte de son univers créatif et nous donne de ses nouvelles.
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Alors qu’elle trace son chemin dans l’industrie de la musique depuis maintenant 17 ans, Laurence Nerbonne mène en parallèle une florissante carrière d’artiste visuelle. « Plus jeune, mes parents, qui sont deux professeurs dans le domaine des arts, ne voulaient pas que je passe mon temps devant la télévision. Ils m’incitaient plutôt à aller dehors et à exercer ma créativité. Ce sont eux qui m’ont expliqué comment fonctionnaient les couleurs et comment dessiner des images. De fil en aiguille, j’en suis venue à suivre les traces de mon père qui peignait pour le plaisir. C’est à l’âge de 20 ans, durant mes études à l’UQAM, que j’ai entrepris la réalisation de ma première œuvre de grand format. Un beau jour, je suis allée présenter mes tableaux dans une galerie d’art montréalaise, et ma carrière en art visuel a démarré aussitôt. Depuis maintenant 15 ans, mes œuvres sont exposées à la Galerie Thompson Landry de Toronto. Au fil des ans, j’ai vendu plusieurs de mes tableaux au Canada, aux États-Unis et en Europe. C’est irréel, parce qu’au départ, je n’aurais jamais pensé gagner ma vie avec ça. »
Un goût de révolte
Dans ses impressionnantes peintures, Laurence Nerbonne exprime sa passion pour le milieu de la mode et celui des arts en général. « En ce moment, j’aime mettre en vedette dans mes œuvres des icônes de la culture populaire et des super-héroïnes, telles que Catwoman, qui sont en quelque sorte des figures de la contre-culture. J’y exprime ainsi tout le poids et le désir de performance imposé par la société de consommation. Derrière ces standards de beauté, mes personnages consomment du fast-food, vêtus en grandes marques, exprimant ainsi leur révolte et leur combat contre l’adversité. J’ai d’ailleurs en moi ce côté révolté qui invite au changement. À l’image de mes œuvres, il y a beaucoup de contradictions dans ma personnalité. »
Des ambitions internationales
Dans les prochaines années, Laurence Nerbonne désire faire rayonner ses toiles ailleurs sur la scène internationale. « Je me suis dit qu’un jour, avant de mourir, mes peintures seront exposées à la foire d’art de Miami ainsi qu’à New York. En ce moment, je suis aussi en discussion avec des galeries d’art en Europe. »
L’artiste souligne au passage que chacune de ses œuvres lui demande près d’un mois de travail en atelier. « Je deviens parfois obsédée à l’idée de terminer une toile. Dans l’avenir, je laisse la porte ouverte à peindre de plus petits formats. Pour l’instant, toutes mes œuvres sont affichées sur mon site web. J’invite les gens intéressés à m’écrire personnellement. »
D’Hôtel Morphée à Laurence Nerbonne
La chanteuse précise d’ailleurs que c’est grâce à ses tableaux vendus par le passé qu’elle a pu amorcer son virage en musique. « L’art visuel m’a un jour permis de lâcher l’emploi que j’avais dans un café pour financer mes projets musicaux. Pendant sept ans, j’ai évolué au sein du groupe indie rock Hôtel Morphée. J’étais la chanteuse principale du groupe et j’écrivais aussi les chansons. Et puis, en 2016, j’ai lancé mon premier album pop, XO. La pop est un style musical que j’aime beaucoup et qui rassemble les gens. Il n’en demeure pas moins que j’écoute beaucoup de musique underground dans la vie. J’aime d’ailleurs ajouter du classique, de l’électro et diverses influences musicales à mes chansons. »
Un désir de liberté
Dix ans après avoir commencé sa carrière solo, Laurence Nerbonne lançait en avril dernier son cinquième album, Next, sur lequel se trouvent les succès Greenlight, Dancefloor, Voyage et bien d’autres. « La création de cet album s’est faite de façon plus fluide que mes précédents. J’effectue ainsi un retour vers une pop plus assumée. Next exprime pour moi la liberté. J’invite ainsi les gens à profiter pleinement de la vie, car elle passe très vite. Mon objectif premier était de proposer des chansons qui allaient faire chanter et danser les gens. J’ai travaillé sur ce projet en étroite collaboration avec le violoniste William Lamoureux qui a joué pour Drake et Nelly Furtado. En ce qui concerne le titre Next, il est en lien avec ma rupture survenue l’an dernier. J’exprime ainsi mon désir de passer à autre chose. »
Une belle rencontre
Bien que discrète sur ses amours, la chanteuse ne cache pas avoir vécu difficilement sa dernière rupture. « Cette année, j’ai eu la chance de passer un bel été qui m’a rendue heureuse et qui m’a permis de me guérir. Connaître une séparation après 11 ans de relation, j’ai trouvé ça dur à vivre. J’ai beaucoup appris sur moi récemment. Je sais maintenant mieux ce que je veux. »
Laurence Nerbonne nous confie d’ailleurs ne plus être un cœur à prendre. « J’ai fait une belle rencontre récemment. Je ne veux pas trop m’avancer là-dessus afin de protéger cette relation naissante. Une chose est certaine, cette personne me remplit de bonheur. »
Une tournée à l’horizon
Par ailleurs, la chanteuse travaille cet automne à monter sa prochaine tournée de spectacles qui débutera officiellement en 2027. « Je suis en train de booker mes spectacles à venir dans les festivals de l’été prochain. J’ai aussi trois beaux spectacles qui s’en viennent à Québec, Montréal et Gatineau, en novembre. Il s’agira de spectacles festifs avec des danseurs qui m’accompagneront sur scène. Ce n’est toutefois que l’an prochain que la tournée de mon album Next débutera pour vrai. »
D’ici là, l’artiste envisage d’aller faire un tour du côté de l’Europe. « J’irai présenter mes chansons en France cet automne. J’ai de bons contacts là-bas. » De plus, l’artiste travaille sur du nouveau matériel. « J’ai déjà commencé à écrire et à composer de nouvelles chansons. J’aspire désormais à sortir un album par année. »
Un espace de création
Laurence Nerbonne prévoit d’ailleurs retourner prochainement dans son studio, où elle s’amuse à créer avec plusieurs de ses amis artistes. « J’ai enregistré par le passé quatre chansons avec le comédien Hubert Proulx. J’ai d’ailleurs signé la musique de sa pièce On s’lâche pas, dans laquelle il partage la scène avec son fils. Plus récemment, j’ai eu la chance de travailler avec Florence K, qui veut faire un petit retour en musique. Florence est une femme tellement talentueuse et surdouée. Nous avons éprouvé beaucoup de plaisir à travailler ensemble sur son extrait à venir. »
Un ami précieux
De plus, l’artiste originaire de Gatineau partage une grande complicité avec le comédien Guillaume Lambert. « J’ai rencontré Guillaume il y a plusieurs années, dans l’espace VIP du festival Osheaga. Ça a tout de suite cliqué entre nous. Nous avons le même humour. Guillaume m’a d’ailleurs invitée à faire la musique de son film Niagara, sorti en 2022. Je laisse d’ailleurs la porte grande ouverte à l’idée de composer d’autres trames sonores pour des films. J’ai toujours adoré l’univers du cinéma », souligne-t-elle en terminant.