Plein feux sur les autobronzants nouvelle génération
Au Canada, les cancers de la peau sont en forte hausse, particulièrement chez les jeunes, qui se protègent de moins en moins des rayons UV*. En 2025, on estime que 10 800 personnes recevront un diagnostic de mélanome**. On le sait : appliquer une protection solaire est essentiel. Mais si, en plus, on choisissait d’éviter l’exposition directe en adoptant un autobronzant ?
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C’est l’acide docosahexaénoïque (DHA) contenu dans les autobronzants qui donne cet effet hâlé tant recherché. Issu de la canne à sucre ou de la betterave, cet ingrédient réagit avec les acides aminés de la couche superficielle de l’épiderme (réaction de Maillard) pour créer un bronzage temporaire, sans UV.
« Cette réaction est sans danger et éphémère, puisque la couleur disparaît après trois ou quatre jours », explique Cynthia de Michele, directrice des ventes et du marketing chez That’so.
Ces dernières années, les formules ont fait un bond spectaculaire. Fini le teint orangé ! Les nouveaux produits misent sur une combinaison de DHA et d’érythrulose pour un résultat plus naturel et uniforme. « Idéalement, on choisit un autobronzant qui combine ces deux ingrédients », souligne Emmanuelle Dieudonné, directrice marketing chez Vitry.
Autre avantage : les textures sont désormais enrichies en actifs hydratants et en soins. Résultat ? Une peau douce, nourrie... et un parfum beaucoup plus agréable qu’autrefois.
À chaque texture sa fonction
Toutes les formules ne se valent pas, chacune possède ses propres avantages !
- La mousse : Parfaite pour le corps, elle offre un fini uniforme. À appliquer avec un gant pour éviter les traces.
- Le lait ou la crème : Hydratants et faciles à utiliser, ils conviennent bien aux débutantes. Seul bémol : il faut patienter avant de s’habiller.
- Le vaporisateur : Idéal pour une application rapide et homogène, sans accessoire. Attention toutefois aux fines gouttelettes qui peuvent se déposer autour.
- Les lingettes : Pratiques en voyage, mais moins écologiques et souvent moins durables.
- Les gouttes : Ultra personnalisables, elles se mélangent à une crème ou s’utilisent seules. Parfaites pour ajuster l’intensité du hâle à son goût.
Une application impeccable
Le secret d’un bronzage réussi ? La préparation. On exfolie la peau 24 heures avant l’application pour éliminer les cellules mortes et lisser la surface. « Le gommage peut irriter la peau, d’où l’importance de le faire la veille », précise Cynthia de Michele. Ensuite, on hydrate.
Après l’application, on n’oublie pas de se laver les mains ! La couleur apparaît généralement après trois à quatre heures, donc on évite la douche durant ce laps de temps. Et petit conseil : privilégiez des vêtements foncés, certains produits pouvant tacher.
Oh non, j’ai gaffé !
Un résultat inégal ? Pas de panique. Comme la coloration reste en surface, un simple gommage permet d’atténuer les traces.
« On exfolie doucement pour estomper les zones plus foncées », recommande Emmanuelle Dieudonné. Il existe aussi des produits spécialement conçus pour corriger les erreurs. « Certaines mousses, enrichies en urée, exfolient en douceur tout en hydratant la peau », ajoute Cynthia de Michele.
Attention, danger !
On évite absolument d’appliquer un autobronzant avant une séance d’épilation au laser. Pourquoi ? Parce que le laser cible la mélanine du poil. En teintant la peau, l’autobronzant brouille cette différence de pigmentation, ce qui augmente les risques de brûlures. Le laser peut alors confondre le bronzage artificiel avec la pigmentation naturelle.
* Source : Centre universitaire de santé McGill
** Source : Société canadienne du cancer