L’envers du décor de «La fête des Mères»
Chez Garry Marshall, les grandes fêtes sont une véritable signature. Avec La fête des Mères (Mother’s Day), il signe son troisième film inspiré d’un moment du calendrier, après La Saint-Valentin (Valentine’s Day) et La veille du Nouvel An (Happy New Year). Le cinéaste, à qui l’on doit aussi le mythique Une jolie femme (Pretty Woman), poursuit ainsi son exploration des liens humains à travers ces rendez-vous symboliques.
Le film marque d’ailleurs une nouvelle collaboration avec Julia Roberts, qu’il dirige pour une quatrième fois après Une jolie femme, La mariée est en fuite ! (Runaway Bride) et La Saint-Valentin. Pour lui proposer le rôle, Garry Marshall a contourné les voies traditionnelles : il s’est directement rendu chez l’actrice pour glisser le scénario dans sa boîte aux lettres, après lui avoir simplement lancé qu’il avait envie de faire un film sur les mères. Une approche spontanée, fidèle à sa réputation, qui a suffi à la convaincre.
Côté tournage, une anecdote étonne : bien qu’elles partagent une scène, Julia Roberts et Jennifer Aniston ne se sont jamais rencontrées sur le plateau. Leur échange a été tourné séparément, en champ-contrechamp, avec des doublures, preuve que, même dans les comédies les plus rassembleuses, certaines rencontres restent purement... cinématographiques.