Sabrina Adams: Une maman qui découvre la cuisine sur le tard et se bat jusqu’à la fin à «24 en 24»
«24 en 24» le lundi 20 h, à TVA et TVA+
Sabrina a quitté la cuisine de 24 en 24 la tête haute. Maman de deux fillettes, celle qui a amorcé sa carrière sur le tard s’est imposée avec assurance parmi des chefs aguerris. Elle revient avec nous sur son parcours inspirant et sur l’intensité de son expérience.
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Sabrina, parle-nous de ta passion pour la cuisine ?
Quand j’ai quitté la maison à 19 ans. Je me suis retrouvée seule dans mon premier chez-moi, et là, j’ai réalisé que je ne savais pas vraiment cuisiner. J’ai commencé à m’y intéresser. Je me suis mise à acheter des livres de cuisine, et mon premier coup de cœur a été Trois fois par jour, de Marilou. Avec le temps, c’est devenu une vraie passion, mais ça a pris quelques années avant que ça devienne un projet de vie.
Quand as-tu vécu un vrai déclic ?
Quand j’ai eu mon premier bébé, à 24 ans. Je suis tombée en congé de maternité, et tout à coup, mon quotidien a complètement changé. J’avais envie de bien manger, de nourrir ma famille avec des repas sains, mais aussi de me sentir compétente dans quelque chose qui me ressemblait vraiment.
Comment as-tu réussi à développer ton talent ?
J’ai suivi des cours privés, puis des formations en ligne, pour aller chercher une certification comme chef privé. C’était important pour moi d’avoir une base solide, de ne pas être « juste une maman qui cuisine à la maison », mais vraiment quelqu’un qui maîtrise son art. J’ai décidé de créer mon premier livre de recettes, un e-book Repas nutritifs et rapides. C’est comme ça que j’ai commencé à me faire connaître sur les réseaux sociaux.
Et ça a bien fonctionné...
La réponse a été vraiment forte dès le début. Ça m’a donné confiance. Ensuite, tout s’est enchaîné : un deuxième livre, Fraîchement estival, des projets télé, des collaborations... Aujourd’hui, je peux dire que je suis complètement dans mon domaine, et surtout, je tripe encore autant qu’au début. Là, je sors un autre e-book, Zéro compromis, à la fin mai. C’est vraiment un livre en lien avec l’entraînement et l’alimentation.
Tu es maman de deux jeunes enfants...
J’ai deux petites filles. Ma première s’appelle Hailey, elle a trois ans, et ma deuxième, Mia, a un an et demi. C’est intense, mais c’est aussi la plus belle chose au monde. La maternité a complètement transformé ma façon de cuisiner. Je me suis naturellement mise à créer du contenu pour des mamans comme moi, qui n’ont pas des heures à passer en cuisine, mais qui veulent quand même bien manger.
Tes filles t’ont-elles vue à la télé ?
Oui, et c’était un moment magique. Lors de la première diffusion, on était une vingtaine à la maison, et quand elles m’ont vue à l’écran, elles ont commencé à crier : « Maman ! Maman à la télé ! »
Comment as-tu décidé de t’inscrire à l’émission 24 en 24 ?
J’ai reçu un appel de l’équipe des recherchistes de l’émission. C’était un peu irréel. J’ai envoyé mes vidéos, j’ai passé une entrevue, mais honnêtement, je ne pensais pas être choisie. Je voyais les autres candidats, souvent issus du milieu de la restauration, et je ressentais un peu le syndrome de l’imposteur. Quand on m’a rappelée pour me dire que j’étais prise, je me suis mise en mode compétition très rapidement.
Comment t’es-tu préparée ?
Je me suis fait un plan très structuré de tout ce que je voulais maîtriser parfaitement. Je voulais être prête à 100 %. La période de préparation était courte, et avec deux jeunes enfants, je n’avais pas des journées complètes à consacrer à ça. Donc je cuisinais souvent tard le soir, parfois jusqu’à deux ou trois heures du matin. Je voulais arriver là-bas en me disant que j’avais fait tout ce que je pouvais.
Ton conjoint a dû jouer un rôle important dans cette préparation ?
Mon conjoint, Youssef, a été incroyable. Il a pris le relais avec les enfants, il m’a donné le temps et l’espace pour me préparer. C’était important pour lui que je me donne à fond. Quand tu es compétitive comme moi, tu veux aller le plus loin possible. Je n’aurais pas pu faire ça sans lui.
Après 13 heures de compétition, comment te sentais-tu ?
Même si ça ne paraissait pas toujours à l’écran, j’étais au bout du rouleau. Je n’avais pas dormi la nuit d’avant, et après autant d’heures de compétition, le corps et la tête ne suivent plus de la même façon. Tu continues à cuisiner, mais ton cerveau est ralenti. Tu doutes plus, tu es moins précise. Et dans une compétition comme ça, chaque détail compte.
Le défi avec des ingrédients imposés semblait particulièrement difficile...
C’est probablement le défi que j’ai le moins aimé. On devait transformer des ingrédients comme du lait à la fraise, des moules fumées, des saucisses cocktail... des choses que je n’utilise jamais. C’était extrêmement exigeant mentalement, surtout avec la fatigue. J’avais l’impression de ne pas pouvoir montrer ce que je suis capable de faire normalement. Rien ne fonctionnait comme je voulais.
Comment as-tu vécu ton élimination ?
Je n’ai pas été surprise. Je savais que ce que j’avais présenté ne me représentait pas. J’étais déçue, évidemment, et très émotive, même si j’ai essayé de bien le cacher. Mais en même temps, j’étais fière. Je ne pensais jamais me rendre aussi loin. Me retrouver parmi les derniers candidats, avec des chefs aussi expérimentés, c’est énorme.
La juge invitée
Karine Beauchamp
Karine Beauchamp, cheffe du restaurant de l’ITHQ et membre de l’Académie culinaire de France, s’est distinguée par la justesse et la finesse de ses commentaires. Elle a goûté chacun des plats avec une bienveillance constructive, offrant aux candidats des observations à la fois rigoureuses et inspirantes.
La semaine prochaine
Ils ne seront plus que huit chefs en cuisine et devront redoubler d’efforts pour prouver leur capacité à travailler en équipe, malgré une fatigue qui s’intensifie après plus de 14 heures derrière les fourneaux. Pour relever ce défi, ils devront impressionner les juges Patrice Demers et Marie-Josée Beaudoin, du restaurant étoilé Sabayon.