Félix-Antoine Tremblay se confie sur la paternité solo :«Tout m’emballe de cette vie qui m’attend»
Félix-Antoine Tremblay est une personnalité publique très appréciée, autant pour son énergie que pour l’authenticité qu’il dégage. Cette année, il s’implique de nouveau avec Opération Enfant Soleil pour la campagne Porte ton pyj. Ce mandat résonne encore plus fort pour lui qui est devenu papa il y a moins d’un an.
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Parle-moi de l’initiative Porte ton pyj avec Opération Enfant Soleil
L’événement officiel a lieu le 26 février, mais les gens sont invités à participer toute l’année. J’en suis à ma sixième année comme porte-parole. C’est une campagne clé en main qu’on peut organiser dans les écoles et les CPE — et cette année, même des résidences pour personnes âgées ont embarqué. On amasse des fonds, bien sûr, mais on envoie aussi un message aux jeunes : redonner, c’est accessible, et ils peuvent soutenir ceux qui n’ont pas la même chance qu’eux. On les invite à porter leur pyjama en échange d’un don volontaire. Ça crée des journées lumineuses. Pour certains, le pyjama évoque les vacances et l’expression de soi ; pour d’autres, il rappelle la maladie et la convalescence. Ça ouvre des discussions sur des réalités qui, malheureusement, existent. L’initiative a été lancée il y a huit ou neuf ans et elle ne cesse de grandir. C’est un privilège d’y être associé.
À quoi a ressemblé ton 26 février ?
On l’a fait à la radio avec mon équipe de Rouge FM. C’était festif de se rendre au travail en pyjama ! On est un média de proximité, et on sait que beaucoup d’enseignants et de parents nous écoutent. Ça a créé un bel échange, car on recevait plein de photos. C’est une journée rassembleuse. Voir la fierté des jeunes qui comprennent qu’ils font une différence, c’est beau. Oui, on amasse de l’argent, mais on forme aussi les philanthropes de demain.
Pourquoi as-tu voulu t’impliquer avec eux ?
Opération Enfant Soleil n’a plus besoin de présentation. On connaît tous quelqu’un qui a vécu ce genre de situation. C’est aussi une grande famille : il y a beaucoup d’ambassadeurs, et je me sens privilégié d’en faire partie. Pouvoir utiliser ma tribune pour en parler, c’est important. Depuis que je suis père, tout ça prend encore plus de sens. Je veux protéger mon garçon, m’assurer qu’il soit en santé... et je touche du bois. On ne sait jamais. Mais ça me rassure de savoir qu’il existe des organismes comme celui-là pour épauler les familles. Mon implication est concrète, émotive et familiale.
Est-ce que l’arrivée de ton fils a remis des choses en perspective ?
J’ai un enfant en santé, mais côtoyer des parents dont les enfants ont des problèmes m’a fait imaginer leur inquiétude, leur impuissance, leur frustration. Je peux davantage me mettre à leur place. On n’a pas besoin d’avoir des enfants pour s’impliquer, mais le fait d’en avoir un change la perspective. Ça rend mon engagement encore plus important.
T’impliquer auprès des jeunes, est-ce particulièrement important pour toi ?
Oui, énormément. Grâce à la série Le chalet et MAMMOUTH, j’ai pu côtoyer ce public et créer des liens forts. Certains jeunes me suivent encore aujourd’hui. J’en ai aussi rencontré qui vivaient avec la maladie et pour qui notre émission comptait beaucoup. Avoir leur confiance, c’est un privilège. Leur voix est pertinente, vraie. Cette sensibilité vient de mon parcours en jeunesse, et c’est une relation que je veux continuer d’entretenir, peu importe mes projets.
Comment va la vie de papa en ce moment ?
C’est un rêve ! Je suis comblé. J’ai un discours de nouveau père un peu quétaine, mais je m’émerveille chaque jour. Je suis fier des choix que j’ai faits. Je me sens à la bonne place, aligné avec ce que je voulais vraiment. Je fais ça à ma façon, avec mes valeurs, et ça me rend heureux.
Tu as choisi la soloparentalité, mais tu es bien entouré...
Je savais que j’avais une bonne famille et de bons amis, mais le soutien que j’ai reçu dépasse mes attentes. Il y a une grande solidarité autour de moi. J’ai même pu amener mon fils au travail pendant ses premiers mois : j’ai la chance d’avoir une équipe compréhensive. Je suis conscient que ce n’est pas possible partout. Ça me fait plaisir de montrer qu’un enfant peut s’intégrer dans une vie active. Ce n’est pas toujours facile, mais j’aime ça.
Peux-tu me parler de ton fils, Lou ?
Il a huit mois et il est magnifique que le jour ! C’est difficile de dire le contraire ! Il commence à se déplacer, il est curieux, il touche à tout. J’ai beaucoup aimé les premiers mois : la routine, le cocon qu’on s’est créé, tout l’amour que ça nous donne. Avec le printemps qui arrive, j’ai hâte de sortir davantage avec lui, d’aller courir, de prendre un café. Tout m’emballe dans cette nouvelle vie.
Qu’est-ce qu’il fait ressortir chez toi ?
Il teste ma patience, c’est sûr ! (rires) Mais il m’amène surtout à revoir ce que mes parents ont fait pour moi. Je réalise à quel point j’ai été aimé et soutenu, et ça me donne envie de lui offrir la même chose. Voir mon père avec lui, c’est bouleversant.
Tu as aussi dit que tu voyais Lou comme un signe que ta maman t’a envoyé. Penses-tu souvent à elle avec ton fils ?
Oui, tous les jours. Je veux l’inclure dans cette vie familiale, à ma manière. C’est une façon de la garder près de moi, malgré son absence. J’ai l’impression qu’elle veille sur nous, qu’elle place des choses sur mon chemin. Cet enfant était souhaité et désiré, mais c’est difficile de ne pas m’imaginer qu’il n’y a pas quelqu’un qui veille sur moi et qui a fait en sorte que les choses se sont placées de cette manière pour moi.
As-tu commencé à planifier ton été ?
Ce sera un été de renouveau. Je déménage dans ma nouvelle maison, je veux en profiter, me reposer et passer du temps avec mon fils. Je vais jouer au père et faire vivre des choses à mon garçon. Tout va vite : c’est déjà rendu un petit garçon. Il se tient, il bouge, il n’a plus besoin qu’on lui tienne la tête !
Quels sont tes autres projets ?
On tourne la deuxième saison d’Ils vécurent heureux cet été. Je travaille aussi sur l’écriture d’une série, et peut-être même d’un livre.
Récemment, tu as plutôt été du côté de l’animation. Est-ce que le jeu te manque ?
L’objectif est de jouer dans le projet que j’écris. Je vais passer des auditions, comme tout le monde, mais j’aimerais prouver que le rôle que je convoite n’est pour personne d’autre que pour moi. Je ne veux pas perdre le jeu, mais j’aime l’animation aussi. Je pense que j’ai une aisance dans un certain type d’animation quand j’ai le droit d’être moi-même. J’aime les autres, je suis curieux mais, oui, je m’ennuie de jouer. Je désire y retourner tranquillement et mettre des choses en place, parce que ça me manque.
Comment vois-tu le futur ?
Je veux continuer à faire des choix en accord avec moi-même, avec mes limites et mes envies. Être heureux, me choisir. Avec le temps, j’écoute de plus en plus mon instinct... et je réalise que cette petite voix-là a souvent raison.