Découvrez l’incroyable safari en famille de Bianca Longpré et François Massicotte
Bianca Longpré et François Massicotte ont mis le cap sur le Kenya avec leurs quatre enfants pour y vivre une aventure aussi dépaysante qu’émotive. Entre safaris grandioses, paysages à couper le souffle et rencontres marquantes avec la population, la famille a accumulé des souvenirs précieux, bien loin du quotidien. À travers ce voyage hors du commun, le couple réaffirme une philosophie qui lui est chère : offrir à ses enfants des expériences inoubliables plutôt que des biens matériels.
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Bianca, vous arrivez d’un magnifique voyage en famille au Kenya. Est-ce que ce voyage était prévu pour ton anniversaire, qui tombait en même temps ?
Bianca Longpré : C’est vraiment un heureux hasard que les dates aient coïncidé avec mon anniversaire. À la base, on voulait s’offrir un vrai grand voyage, pas juste des vacances. On regardait nos horaires respectifs et il y avait une fenêtre entre décembre et février où c’était possible.
Pourquoi avez-vous fait le choix de voyager au Kenya ?
B.L. : C’est vraiment Voyage Nomade qui nous a proposé le Kenya. Honnêtement, on n’y avait jamais pensé. Un safari en Afrique, pour nous, c’était un rêve complètement inaccessible, quelque chose qu’on imaginait hors de prix et encore plus avec quatre enfants de 4 à 16 ans. Puis quand on a découvert le circuit, on s’est reconnus tout de suite. On est allés voir, on s’est dit : « C’est exactement ça qu’on veut vivre. » On a regardé les dates disponibles et on a embarqué dans le départ du 24 février, sans trop hésiter.
François, pourquoi est-ce si important pour toi d’offrir ce type d’expérience à tes enfants ?
François Massicotte : Parce que le temps passe vite. J’ai 59 ans, bientôt 60, et mes enfants sont encore à la maison. C’est maintenant que ça se passe. Plus tard, ils auront leur vie, leurs obligations. Je veux profiter de ce moment-là pour vivre des choses avec eux. Leur laisser des souvenirs plutôt que de l’argent. Parce que ça, ça reste. Et honnêtement, faire un safari en Afrique avec quatre enfants, c’est aussi un défi. Je ne connais pas beaucoup de gens qui l’ont fait. C’est quelque chose d’exceptionnel.
Comment les enfants ont-ils réagi quand vous leur avez annoncé que vous partiez au Kenya ?
B.L. : Ils ont été surpris. Nos enfants ont déjà beaucoup voyagé — Asie, Japon, Thaïlande, Indonésie — donc ce n’était pas le fait de partir qui les étonnait, mais vraiment la destination. Pour eux, l’Afrique, c’était comme une autre planète.
Quelles étaient leurs principales inquiétudes avant le départ ?
B.L. : Ils avaient beaucoup de questions, surtout liées à la sécurité et au confort. Le fait de dormir dans des tentes en pleine savane les stressait : “Est-ce que c’est dangereux ?”, “Est-ce que des animaux peuvent entrer ?”, “Y a-t-il des serpents ou des scorpions ?” Même les plus vieux étaient inquiets. On s’est rendu compte qu’ils étaient davantage préoccupés par ça que par l’aventure elle-même. Et leur stress a fini par nous rattraper un peu. Les deux jours avant de partir, on doutait vraiment. On se demandait si c’était une bonne idée de partir à six, avec quatre enfants, pour un safari en Afrique. Puis on s’est rappelé pourquoi on le faisait : sortir de notre zone de confort. On a arrêté de trop réfléchir... et on s’est lancés.
Et une fois sur place, comment se sont passées l’arrivée et l’adaptation ?
B.L. : Très bien ! Les vols se sont bien déroulés. Les enfants étaient relax, tout s’est fait naturellement. À notre arrivée à Nairobi, tard le soir, on a immédiatement senti qu’on était ailleurs. Très loin de chez nous. Mais les premiers jours étaient pensés pour une adaptation en douceur. On était dans un environnement confortable, pas encore en pleine savane, avec des visites plus tranquilles, comme un orphelinat pour éléphants ou un centre de réadaptation pour girafes. Ça nous a permis de récupérer du décalage horaire et de nous habituer progressivement.
Vous étiez dans un voyage entièrement organisé. Comment avez-vous vécu ça ?
B.L. : On a adoré. Sincèrement, je ne pensais pas que j’aimerais autant ça. On n’avait absolument rien à gérer. Tout était planifié : les déplacements, les repas, les horaires. On se levait le matin, on s’habillait, et on partait. C’est tout. Pour moi, comme mère, ç’a été un énorme soulagement sur le plan de la charge mentale. D’habitude, en voyage, on doit penser à tout : les repas, les activités, les déplacements, les imprévus... Là, rien. Le cerveau est en pause. Et avec quatre enfants, c’est un luxe incroyable. On suivait le rythme du voyage : lever tôt, journées bien remplies, coucher tôt. Tout le monde était aligné là-dessus.
Le voyage était surtout axé sur les animaux...
F.M. : C’était vraiment un voyage animalier. On passait nos journées dans les réserves, à observer les animaux dans leur habitat naturel. Voir des lions, des éléphants, des rhinocéros à quelques mètres de toi, c’est indescriptible. On a même vu des lions s’accoupler, une lionne chasser... Ce sont des moments rares. Les enfants ont adoré. Dès le deuxième jour, ils étaient complètement conquis.
François, toi qui es passionné de photo, qu’est-ce qui t’a le plus marqué ?
F.M. : Le lion. Sans hésitation. On a assisté à une scène de chasse. Une lionne qui se préparait, qui observait les impalas, qui se déplaçait contre le vent... On était là, à quelques mètres, témoins de tout ça. C’était intense. On espérait voir l’attaque, le moment final... mais elle a manqué sa proie. J’ai réussi à capter des images incroyables. La proximité... c’était magique.
Dormir dans une tente en pleine savane, c’était impressionnant ?
B.L. : Oui, et non. On dit “tente”, mais ce n’est pas du camping comme on le connaît ici. C’est plus comme du glamping. C’est très bien aménagé, très confortable. Mais oui, il y a des bruits la nuit. Des singes qui marchent sur les tentes, des sons qu’on ne connaît pas. Et si tu veux sortir, tu dois être accompagné d’un ranger, parce qu’il peut y avoir des animaux. On savait qu’il y avait des serpents, des léopards... mais paradoxalement, je ne me suis jamais sentie en danger dans la tente. C’est vraiment sécuritaire.
Au-delà des animaux, qu’est-ce qui vous a touchés ?
F.M. : Les paysages. La lumière. Les couleurs. Cette terre rouge, les acacias, les montagnes... Mais surtout, les gens. Les Kenyans sont incroyablement chaleureux. On a eu un vrai coup de cœur pour eux. Et aussi, la réalité du pays. La pauvreté est très présente. Les enfants ont vu ça. Les bidonvilles, les conditions de vie... Ça les a marqués. Ça remet les choses en perspective. Ça fait prendre conscience de la chance qu’on a.
Côté nourriture, est-ce que ç’a été une découverte ?
B.L. : Pas tant que ça. On mangeait surtout dans des lodges, donc c’était assez varié. Il y a beaucoup d’influence indienne dans la cuisine kényane, mais aussi des plats plus occidentaux.
Quels sont vos prochains projets ?
B.L. : On veut continuer à voyager. Le Costa Rica, le Vietnam, peut-être Hawaï... On a plein d’idées. Et côté projets, François monte sur scène dans une pièce de théâtre, Le duplex, aux côtés de Sylvain Marcel, Valérie Blais et Pascale Desrochers. C’est un grand retour pour lui. De mon côté, je lance un concept qui s’appelle Danse ta vie. Des soirées pour les mamans avec leurs enfants, où tout le monde peut danser ensemble dans une ambiance festive. C’est déjà complet à certains endroits, donc on va continuer à développer ça. Mais une chose est sûre : les voyages en famille, ça va continuer. Parce que c’est ça, notre plus belle richesse.