10 politiciens fictifs marquants de notre télé
Honnêtes ou véreux, ils ne sont pas passés inaperçus.
À la télé comme dans la vie, les hommes et femmes de pouvoir sont capables du meilleur comme du pire. En voici 10 qui l’ont prouvé dans nos séries préférées.
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Alix Mongeau, La candidate
Alix a droit à toute une surprise lorsqu’elle est élue dans un comté où elle n’a jamais mis les pieds alors qu’elle croyait simplement jouer le rôle de candidate poteau pour un vieil ami. En rencontrant les citoyens de Dufferin, la mère monoparentale et technicienne en pose d’ongles découvre toutefois leurs enjeux et décide de se battre pour eux en tant que nouvelle députée du Parti Progrès et Démocratie du Québec, et de prendre sa place à l’Assemblée nationale comme sur le terrain
Grégory Lamarche et Aurélie Trépanier, Alertes
Grégory Lamarche et Aurélie Trépanier, les co-porte-parole de Demain Québec dans Alertes, montrent qu’une direction bicéphale peut engendrer des divergences. Et rappelons qu’en pleine campagne électorale, la candidate Trépanier est enlevée, ce qui donne lieu à une enquête de grande envergure.
Le Premier ministre Nadeau, Avant le crash
Dans Avant le crash, le premier ministre Nadeau fait de la souveraineté numérique son grand projet. On le sent plein d’enthousiasme et d’espoir pour l’avenir du Québec, et l’équipe d’Oslstrom espère le convaincre de lui confier ce projet aussi noble qu’ambitieux. L’intervention de Dominique, qui parvient à le séduire, scellera leur contrat.
Alain Robert, Monsieur le ministre
Solange Chaput-Rolland et Michèle Bazin connaissaient leur sujet. À l’époque, dans les années 1980, on disait que les scénaristes étaient en avance de quelques coups sur ce qui se jouait dans les coulisses du pouvoir. Les thèmes abordés font encore écho aujourd’hui. Dans leur série, Alain Robert arrive dans un parti au pouvoir et hérite d’un tout nouveau ministère, celui de la Famille. Lui-même père de trois enfants, il est souvent aux prises avec la conciliation travail-famille. À la maison, ça brasse pas mal, surtout avec son fils, qui flirte avec la délinquance. S’il n’est pas au boulot, le boulot vient à lui. Il est sollicité et s’avère le poulain de son chef.
Jacques Hamelin, La Maison-Bleue
Jacques Hamelin est le quatrième chef de l’État indépendant du Québec. Sa popularité est en chute libre. Il scrute les eaux du Nord, où des sous-marins étrangers semblent monter la garde, il négocie des territoires avec le président américain et freine la popularité de membres de son propre parti en usant de magouilles déloyales pour remonter dans les sondages. Élu malgré tout pour un second mandat, il rêve d’un grand projet, son legs à la nation. Menaces terroristes, pannes majeures, mise en place de mesures qui déplaisent, enjeux pétroliers... le président en a plein les bras quand son homologue des États-Unis lui tend la main, proposant au Québec de devenir leur 51e État. Le président Trump aurait-il regardé cette satire politique ?
Christophe Lacroix, Bunker, le cirque
Ex-banquier, élu premier ministre, Lacroix n’a pas les mains sur le volant. Son chef de cabinet et ses conseillers le manipulent. Son directeur des communicateurs doit camoufler des frasques. On dépeint les dessous de la politique avec un cynisme métaphorique. Il ne fait pas bonne figure.
Grace Penn, La diplomate
Grace Penn hérite du poste de présidente après que son prédécesseur, William Rayburn, a été victime d’une crise cardiaque. Elle doit camoufler un incident diplomatique ayant orchestré l’attaque d’un porte-avions britannique.
Josiah « Jed » Bartlet, À la Maison-Blanche
Jed Bartlet est un démocrate reconnu pour sa grande intégrité. Économiste, il a su faire sa place comme membre de la Chambre des représentants, puis comme gouverneur de son New Hampshire natal, avant d’être élu président et de remplir deux mandats de 1999 à 2007. Mais sa carrière aurait bien pu prendre fin abruptement, puisqu’il a été victime d’une tentative de meurtre à la fin de la saison un. Remis de ses blessures, il avouera à la nation qu’il est atteint de sclérose en plaques, une maladie dégénérative qui ne le privera pas d’un second mandat. Parmi ses accomplissements, notons la nomination d’un premier juge d’origine hispanique à la Cour suprême et d’une première femme comme juge en chef. Durant son mandat, il a négocié un accord de paix entre Israël et la Palestine, nourri la création d’emplois, accordé une attention particulière aux énergies renouvelables et mis en place une réforme de la sécurité sociale. Lorsque l’une de ses filles est enlevée par un groupe terroriste, Bartlet se déclare inapte à exercer le pouvoir jusqu’à sa libération. Il va ainsi terminer son mandat et assurer sa succession au sein de son parti.
Frank Underwood, Le château de cartes
On le décrit comme machiavélique et sociopathe. Frank est assurément corrompu. Il vient d’un milieu rural, a fait des études militaires, puis du droit. Il a entrepris rapidement une carrière politique en devenant un jeune sénateur pour la Caroline du Sud, puis il a été élu à la Chambre des représentants. Il a gravi les échelons en devenant whip du Parti démocrate. Il a multiplié les alliés, a su naviguer à son avantage. Il est prêt à tout, même à tuer, pour atteindre ses buts. C’est ainsi qu’il est nommé vice-président des États-Unis. Une trahison lui donne accès à la présidence à la fin de la saison 2. Ses relations ambiguës et ses multiples manipulations rendent son règne difficile. Ses réformes sont rejetées et même sa femme s’en éloigne et manigance contre lui. On ne s’étonne pas qu’il soit la proie de tirs qui le plongent dans le coma. Son passé le rattrape, il perd en popularité, mais bénéficie de la grâce présidentielle. La version officielle attribue le décès de Underwood à une crise cardiaque, mais il aurait plutôt été empoisonné.
Birgitte Nyborg, Borgen, une femme au pouvoir
Birgitte est la première ministre du Danemark dans les deux premières saisons de la série, alors que le Parti centriste prend le pouvoir après avoir formé une coalition avec le Parti travailliste, notamment. Elle est reconnue pour avoir mené une campagne propre, loin des ragots et des preuves qui auraient pu discréditer son adversaire. Elle doit continuellement se battre pour faire valoir ses positions dans ce gouvernement minoritaire et prouver qu’elle mérite ce poste, qui va d’ailleurs lui coûter son couple. La santé de sa fille va l’obliger à mettre sa carrière politique sur pause. Le Parlement sera dissous. Dans les saisons 3 et 4, face à la montée des partis de droite, elle refait un saut en politique.