L’Irlande, le deuxième chez-soi de Thomas Vallières
«Grimelle» est disponible en rafale sur Tou.TV Extra.
En Irlande, le comédien Thomas Vallières foule une terre à la fois familière et profondément accueillante. Il connaît bien ce pays qu’il a visité à de nombreuses reprises, puisque sa sœur s’y est installée en 2009. L’été dernier, il souhaitait aller au-delà des lieux connus. Un voyage de ressourcement en famille qui a été marqué par un moment significatif dans sa vie professionnelle.
• À lire aussi : Audrey Roger souhaite tenter sa chance à Los Angeles
• À lire aussi : Vacances : vous voudrez découvrir cette destination paradisiaque plus naturelle de la Thaïlande
Thomas revenait d’un road trip en Italie avec des amis lorsqu’il a rejoint Dublin pour passer du temps avec sa sœur, ses deux nièces ainsi que son neveu. Le séjour tombait à un moment charnière : l’incertitude planait sur l’avenir de son personnage dans la série Indéfendable. « J’étais dans une grande remise en question professionnelle, car je ne savais pas si mon personnage allait revenir. Le soir même de mon arrivée chez ma sœur, j’ai reçu un appel pour m’annoncer que mon personnage revenait et qu’en plus, il allait prendre de l’importance. Ce soir-là, on sortait souper pour souligner ma fête. Ç’a été magique de fêter à la fois mon anniversaire et cette bonne nouvelle ! »
Howth et la culture du pub
Thomas avait envie d’explorer davantage les environs de Dublin. Avec sa sœur, il a mis le cap sur Howth, une charmante ville portuaire. « Howth, c’est tellement joli. On marche le long de l’eau, on grimpe sur la colline et en haut, la vue est superbe. À la marina, il y a plein de petits pubs très authentiques. Ce qui fait la force de l’Irlande, c’est cette culture du pub. On pense tout de suite à la Guinness... et elle est vraiment différente de chez nous ! Même ceux qui ne l’aiment pas devraient l’essayer là-bas. » Les pubs, insiste-t-il, sont bien plus que des bars. « À l’origine, c’était une public house, une maison publique. Un lieu démocratique où tout le monde se rassemble, peu importe sa classe sociale. Souvent, il y a des musiciens qui jouent de la musique traditionnelle. Parfois, quelqu’un se lève pour chanter et tout le monde écoute. Il y a quelque chose de magique. C’est un peuple qui a connu la famine, l’oppression, mais qui est fier de sa culture. Ils parlent encore le gaélique. On sent ce désir de préserver leur histoire. »
Paysages grandioses et rituels marins
Curieux de découvrir une autre facette du pays, il a ensuite pris la route vers Belmullet, dans l’ouest, une région qu’il ne connaissait pas. « Là-bas, les plages s’étendent à perte de vue et les falaises sont immenses. Plus on va vers l’est, plus les collines sont douces. À l’ouest, c’est spectaculaire, plus brut. Les paysages sont à couper le souffle. » Il y a aussi Sligo, plus au nord, où il a tenté l’expérience des bains d’algues. « Au début, l’eau est un peu visqueuse, mais en sortant, j’avais une vraie peau de bébé. Comme Sligo est au bord de la mer et qu’il y a énormément d’algues, c’est une pratique durable. On sent le lien direct avec le territoire. »
L’oncle complice, l’artiste ému
Entre deux escapades, il a savouré son rôle de « tonton Thomas ». Avec les enfants, il a visité l’aquarium de Belmullet et arpenté le vaste Phoenix Park, à Dublin, l’un des plus grands parcs urbains d’Europe. « C’est très vert, l’Irlande. Même en ville, il y a un respect de la nature. Il y a une vraie mixité entre l’urbain et le rural. » Amoureux du théâtre, il a aussi assisté à une représentation de Private Lives au Gate Theatre, une pièce du dramaturge britannique Noel Coward. « C’était spécial. J’ai étudié le théâtre en Angleterre et on avait travaillé ses textes. Regarder du bon théâtre en anglais, dans une culture que j’affectionne, en sachant que mon rôle allait revenir, ça bouclait la boucle. » Au-delà des paysages, c’est l’accueil qui l’a marqué. « La richesse de l’Irlande, ce sont les gens. Ils sont chaleureux, curieux, ouverts. Pour moi, ce voyage a été un retour aux sources. J’y suis allé une 15e fois, mais j’ai encore été recharmé. C’est mon deuxième chez-nous. Je suis revenu ressourcé, prêt à affronter la suite. »