Gino Chouinard se rappelle Rodger Brulotte grâce à une anecdote inoubliable
Le 11 avril dernier, amis, collègues et proches du journaliste et commentateur sportif Rodger Brulotte se sont rassemblés à l’église de Sainte-Thérèse-d’Avila pour lui offrir leurs derniers adieux. Nous avons pu parler à quelques-uns d’entre eux afin de recueillir leurs meilleurs souvenirs de l’homme, qui aura été apprécié de tous.
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Gino Chouinard
L’animateur a pris le temps de venir dire adieu à Rodger, avec qui il entretenait des liens professionnels et personnels.« Évidemment, je ne faisais pas partie de sa garde rapprochée, mais j’étais assez proche pour avoir beaucoup de peine quand il a été hospitalisé. Son départ hâtif laisse des traces. C’était un homme intègre, gentil et toujours disponible. Quand il venait faire des chroniques à Salut Bonjour, c’était au minimum une heure et demie de route pour lui, mais il le faisait parce qu’il voulait être avec nous. C’est la raison pour laquelle je suis ici ce matin. C’était un modèle d’ardeur au travail, et ça nous inspire à persévérer. » Gino a tenu à conclure avec une anecdote marquante. « Lors de l’ouverture d’une de mes chocolateries, pas loin d’ici, j’ai invité Rodger pour un cornet. Il est venu avec son appareil photo et, à un moment, il a échappé son objectif dans le fondoir à chocolat ! Il n’y avait plus rien à faire avec, mais on a beaucoup ri. C’est une anecdote qui me fait sourire chaque fois que je pense à lui. »
Caroline Néron
La femme d’affaires était présente pour rendre hommage à un homme dont elle était proche. « Je l’ai croisé dès le début de ma carrière dans des événements sportifs, mais aussi dans nos vies personnelles. J’étais présente à son mariage. Il était un bon ami du père de ma fille. J’ai eu plein d’occasions de côtoyer ce bon vivant. C’est quelqu’un que tout le monde adorait et qui aimait tellement la vie. C’était toujours un plaisir de lui parler. » « Ce dont je me souviendrai le plus, c’est de la période où il a rencontré sa belle Pascale, et de leur mariage par la suite. On sentait qu’il était vraiment heureux avec elle. Je n’oublierai jamais sa joie de vivre », a évoqué Caroline à propos de l’un de ses plus beaux souvenirs avec Rodger.
Dave Morissette
« J’ai rencontré Rodger pour la première fois à 16 ans, quand il est venu rencontrer mon équipe, les Cataractes de Shawinigan, dans l’autobus. Je n’en revenais pas de rencontrer cette légende. Il nous avait dit de ne pas oublier qu’on jouait pour les partisans et d’avoir du plaisir. Ç’a toujours été le message qu’il portait », nous a confié Dave au sujet de sa première rencontre avec Rodger Brulotte. « À mon arrivée dans les médias, c’était toujours le premier à m’appeler après une émission, et même après le lancement de mon livre. Il était toujours présent, il m’encourageait et respectait tout le monde. On se sentait toujours important avec lui. Je suis content d’être ici et de voir que les gens se sont déplacés, parce que ç’aurait été le premier à nous accueillir. » Le commentateur y est allé d’un fait cocasse pour décrire ce dont il se souviendrait le plus de son bon ami : « Rodger sentait toujours bon. Je le lui disais tout le temps quand je le voyais. »
Geoff Molson
« Je connais Rodger depuis mon enfance, mais plus particulièrement depuis l’acquisition des Canadiens, en 2009. Toutes les semaines, on le voyait quelque part, parce qu’il était toujours présent à nos événements et à nos matchs. Chaque fois qu’il se passait quelque chose d’important chez les Canadiens, on pouvait compter sur sa présence », a évoqué l’homme d’affaires à propos de son lien avec cet amateur de sport. Son meilleur souvenir de Rodger allait dans le même sens que bien des témoignages entendus aux funérailles. « Je vais me souvenir de lui comme de quelqu’un qui rendait tout le monde heureux chaque fois qu’il arrivait quelque part, incluant moi. Tout le monde prenait le temps de le saluer. Il a toujours été l’un de mes grands supporteurs, autant dans les bons moments que dans les périodes plus difficiles. Je recevais toujours des messages de sa part pour m’encourager. »
Pat Laprade
L’animateur de TVA Sports était présent pour rendre un dernier hommage à Rodger, dont l’amitié a été un tremplin significatif dans sa carrière. « Il a été très important pour moi. Il n’hésitait jamais à parler de moi ; dès qu’on était à un événement ensemble, il s’assurait que je sois inclus dans le groupe et dans les photos. C’était ça, Rodger : dès qu’il avait une chance de te mettre à l’avant-plan, il le faisait. Il était tellement, mais tellement généreux. Toujours disponible si j’avais besoin de lui. Ç’a été quelqu’un de vraiment spécial pour moi. » L’analyste a aussi partagé des moments précieux vécus avec Rodger avant son décès. « J’ai eu la chance d’aller le voir à l’hôpital à la fin janvier et, avant que je parte, il m’a dit qu’il était vraiment content que je sois venu et que je pouvais revenir le voir n’importe quand. Ce sont des mots que je n’oublierai jamais et qui m’ont beaucoup touché. Je ne connais personne qui ait de mauvaises choses à dire sur Rodger, et il avait un rire tellement contagieux. »
Patrice Brisebois
L’ancien joueur de hockey et sa conjointe étaient sur place pour assister à la cérémonie et se remémorer de nombreux souvenirs partagés avec lui.
« C’est difficile de nommer un seul souvenir, puisque j’ai passé tellement de bons moments avec lui, par exemple lors de nos tournois de golf avec René Angélil et Michel Bergeron. Ce que je retiendrai le plus, c’est que tout le monde avait une histoire à raconter par rapport à Rodger. Ça prouve à quel point il a touché les gens. Il ne faut pas oublier tout l’amour qu’il a reçu de sa Pascale, et c’est tellement mérité. On perd un gros joueur... »
Richard Martineau et Sophie Durocher
« Quand Rodger te parlait, tu avais l’impression d’être la personne la plus importante au monde. Il aimait les gens. C’était la gentillesse incarnée. Il était très généreux ; il participait à plein d’événements caritatifs, mais sans jamais s’en vanter. C’est cette bonté qui restera avec moi longtemps. On est dans un monde très dur, où les gens s’engueulent et sont divisés plus que jamais. Lui, c’était un homme d’une autre époque, qui n’était pas du tout de ce genre. La gentillesse est souvent sous-estimée », nous a confié Richard, qui souhaitait s’exprimer sur la perte de Rodger, un collègue de travail qu’il affectionnait particulièrement.
Richard « Skip » Émond
Ce grand entraîneur de baseball était présent pour célébrer la mémoire de son ami.
« Je l’ai connu quand il s’occupait du baseball au Centre Immaculée-Conception, avec Richard Bélec. On a coaché ensemble, on a fait des tournées, et il me suivait aussi quand j’étais dépisteur. On a toujours continué de se voir après ça. À ma fête, il venait toujours faire un tour. Je perds un grand ami, comme tout le monde ici. C’est une grosse perte, pas seulement pour le baseball. Ça me fait beaucoup de peine. »
Stephen Bronfman
Le philanthrope et homme d’affaires, dont le père a été propriétaire des Expos de 1968 à 1991, connaissait Rodger depuis sa tendre enfance. « J’avais cinq ans quand je l’ai connu. Il a toujours été dans ma vie. C’était comme un grand frère pour moi. J’étais toujours ravi de le voir à des événements ; on se faisait de gros câlins. C’est pour ça qu’il était aimé de tous : il avait le cœur sur la main, il était franc et n’hésitait pas à dire la vérité. C’était un homme pur. »