Félix-Antoine Bénard a croisé cette star lors d’un tournage
«Indomptables», mercredi 20 h, à TVA et sur TVA+. La pièce «À partir de là» est présentée jusqu’au 10 avril au Théâtre La Licorne. Infos et billets: theatrelalicorne.com.
Félix-Antoine Bénard fait partie de ces nouveaux venus qu’on voit de plus en plus. Le petit écran lui fait de l’œil, comme le démontrent ses rôles dans les séries L’effet secondaire, Kamikazes ! et Indomptables. Entrevue avec un passionné de cinéma dont on n’a pas fini d’entendre parler.
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Félix-Antoine, comment vas-tu ?
Je vais très bien, même si j’aimerais que le contexte politique soit un peu différent. Mais bon, pour le moment, nous devons faire avec... Sinon, je joue présentement dans À partir de là, une pièce écrite par l’auteur catalan Joan Yago, adaptée par Maryse Warda et mise en scène par Maxime Denommée. Comme je suis seul sur scène, c’est un défi énorme pour moi. J’ai dû apprendre un beau texte de 48 pages. Je me rends compte que je suis en train d’apprendre à jouer, finalement... Tout ça est bien stimulant. C’est vertigineux. Je suis bien entouré, mais je suis tout de même angoissé par l’ampleur de ce projet.
On te voit de plus en plus à la télévision, entre autres dans la série Indomptables. Parle-moi de ton rôle dans cette série.
Je suis tellement content de pouvoir toucher à une telle série, car j’aime beaucoup le cinéma de genre et ça s’y apparente un peu. C’est vraiment stimulant pour moi de faire un tel projet. Non seulement c’est une expérience fantastique, mais c’est une longue série et je suis entouré de gens incroyables. C’est une belle école, je trouve ça le fun de jouer un personnage habité et sombre. J’ai du plaisir à faire ça. J’ai du mal à croire que je joue avec des gens comme Stéphane Demers et Benoît Gouin. Je suis constamment en apprentissage et c’est un honneur de pouvoir travailler avec eux.
Que pouvons-nous dire de ton personnage ?
Il s’appelle Louis Martineau et c’est un personnage qui porte beaucoup de colère en lui. Il s’est fait marcher sur l’ego longtemps, plus particulièrement par son père. En même temps, c’est un jeune garçon qui est très influençable et qui est constamment à la recherche d’une certaine reconnaissance dans son entourage. Il est un genre de bombe à retardement que les gens peuvent manipuler facilement. Dans les prochains épisodes, il va suivre la personne qui lui donnera le plus d’attention.
Il y a un bel engouement actuellement pour le comédien que tu es. Comment vis-tu ça ?
Très bien. Je pense que mon rôle dans le film Vampire humaniste cherche suicidaire consentant y est pour quelque chose. Ça a permis aux gens de me découvrir et depuis, on me propose de beaux rôles. J’en profite pendant que ça passe, surtout qu’on ne sait jamais si ça va durer dans ce métier. Mais je savoure chaque instant et je ne tiens rien pour acquis. Je m’amuse et je travaille très fort pour être à la hauteur.
Comment est née cette envie de devenir comédien ?
Je pense que ç’a toujours été là. Je joue depuis que j’ai six ans. À l’époque, je faisais de la figuration dans des films américains. J’ai joué dans Méchant Père Noël 2, qui mettait en vedette Billy Bob Thornton. Je l’ai d’ailleurs croisé et ça m’a marqué. J’ai suivi des cours de théâtre et vers l’âge de 14 ans, j’ai passé une audition pour la série jeunesse L’effet secondaire. J’ai obtenu un rôle et ç’a été une belle expérience de plateau qui m’a vraiment permis d’avoir un déclic et de confirmer que j’aimais vraiment ça, que c’était ce que je voulais faire plus tard. J’ai aussi une grande passion pour le cinéma ; j’écoute des films depuis toujours et je le fais encore dès que j’ai un moment. Ç’a toujours été clair, net et précis pour moi que je voulais être acteur.
Est-ce que tu aimes faire ce métier, finalement ?
Oui, j’adore ça ! Ce que j’aime, c’est que je commence à me connaître de plus en plus à travers tout ça. J’apprends à la fois mon métier et la gestion du stress. Je veux aussi écrire et réaliser, alors je tente de travailler fort pour pouvoir réussir à joindre ces trois passions. Depuis deux ans, je me questionne aussi à savoir si je veux faire une école de théâtre ou pas. C’est un grand dilemme pour moi. Sans formation, je craignais qu’on ne me propose pas de faire du théâtre, mais me voilà finalement à jouer dans deux pièces. Les portes du théâtre s’ouvrent à moi. Peut-être que je vais opter pour le mode autodidacte, finalement... Je souhaite aussi faire plus souvent du cinéma parce que j’adore ça, je rêvais depuis l’enfance de me voir sur grand écran. J’aime aussi faire de la télévision, car nous avons de beaux projets ambitieux qui m’emballent. J’aime toucher à tout et faire plusieurs choses en même temps, et ce métier me le permet.
Quel souvenir gardes-tu du tournage de Vampire humaniste cherche suicidaire consentant?
C’est probablement ma plus belle expérience de tournage à ce jour. Il y avait une telle énergie sur ce plateau, tout le monde travaillait dans le même sens, comme s’ils savaient que nous étions en train de faire un grand film. Je suis très fier d’y avoir participé. Pour moi, il y a eu un avant et un après avec ce film, tant sur le plan de la carrière que sur le plan personnel. Ce film a changé ma relation avec le métier, c’est pendant ce tournage que j’ai trouvé ma structure et que j’ai appris mon métier.
Tu as aussi un penchant pour la réalisation...
Oui, la réalisation est mon autre passion dans la vie. J’ai réalisé quelques courts métrages que j’ai autofinancés et j’aimerais un jour réaliser mon premier long métrage. Je travaille fort pour parfaire mes connaissances. J’aime écrire et réaliser. Ce que j’aime avec la réalisation, c’est que tu es toujours sur le plateau. Sinon, j’écris présentement le scénario d’un long métrage avec un ami.
À quoi ressemble ta vie quand tu ne tournes pas ?
Je vois mes amis et ma famille. Je tente aussi d’apprendre la guitare et j’écoute beaucoup de musique. Mais c’est difficile pour moi de faire autre chose en ce moment, car mon solo au théâtre prend beaucoup de place.
Quels sont tes autres projets ?
Je vais reprendre prochainement les tournages d’Indomptables et je serai aussi dans un long métrage cet été. On pourra aussi me voir dans M’infiltrer dans ta vie, une série écrite par Simon Boulerice qui parle d’un jeune qui réalise que son ami est un policier infiltré tentant de trouver d’où vient le trafic de drogues à son école. Ça sort bientôt et j’ai hâte !