Réponses à tout: Comment les pneus de voiture tuent-ils les saumons? | 7 Jours
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Réponses à tout: Comment les pneus de voiture tuent-ils les saumons?

Comment les pneus de voiture tuent-ils les saumons ?

Depuis les années 1990, on a remarqué que les saumons coho mouraient en masse dès qu’ils remontaient les rivières urbaines après une pluie, sans comprendre pourquoi. Il aura fallu attendre jusqu’en 2020 avant qu’un suspect ne soit découvert par des chercheurs de l’État de Washington, dans l’ouest des États‐Unis : le 6PPD-Quinone. Ce produit est un dérivé d’un additif chimique, le 6PPD, utilisé depuis des décennies par les fabricants de pneus pour empêcher le caoutchouc de se craqueler au contact de l’air. En roulant, les pneus laissent de minuscules particules de gomme sur la chaussée. Au contact de l’ozone atmosphérique, le 6PPD contenu dans ces particules se transforme en une nouvelle substance : la 6PPD-quinone. Lors de fortes pluies, l’eau ruisselle sur les routes, emporte ces particules et les déverse directement dans les cours d’eau. Le saumon coho est particulièrement sensible à cette molécule, même à d’infimes doses. 

Les fabricants de pneus face à la justice

Un procès où 13 fabricants de pneus, dont Bridgestone, Michelin et Pirelli font face à la justice s’est récemment ouvert aux États-Unis concernant l’utilisation du 6PPD. Le but : contraindre les fabricants à modifier la composition de leurs produits. Or, ceux-ci affirment qu’il n’existe actuellement aucune solution de rechange viable au 6PPD, qui est indispensable à la sécurité routière en prévenant l’éclatement des pneus. Lors de son témoignage, l’ingénieur en environnement Edward Kolodziej a affirmé qu’un seul jeu de quatre pneus contient environ 118 grammes de 6PPD et que si 1 % seulement se transforme en 6PPD-quinone, « cela peut donner plus d’un milliard de nanogrammes » du composé toxique, a rapporté l’AFP. « Comme il ne faut que 100 nanogrammes pour tuer un poisson, le potentiel de toxicité d’un seul véhicule est suffisant pour tuer plus de 11 millions de saumons coho », a-t-il conclu. Une décision dans ce dossier est attendue dans les prochains mois. 

Au Canada aussi

Le 6PPD est associé à une mortalité importante des saumons sur la côte ouest-américaine, de l’Alaska à la Californie, et des niveaux préoccupants du produit ont également été relevés à Toronto et Saskatoon. Au Canada, le 6PPD a été officiellement inscrit au Plan des priorités de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE). Cette inscription oblige Environnement Canada et Santé Canada à mener une évaluation rigoureuse des risques afin de déterminer si la substance doit être déclarée « toxique », ce qui ouvrirait la voie à une réglementation stricte, voire à une interdiction totale de son usage dans les pneus vendus au pays.

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Combien y a-t-il de tremblements de terre par année ? 

Chaque minute, un tremblement de terre survient quelque part sur la planète. L’écorce terrestre est secouée en moyenne par 500 000 tremblements de terre annuellement. Parmi ceux-ci, environ 100 000 sont assez puissants pour être ressentis par les humains. Heureusement, seuls quelques-uns s’avèrent meurtriers.

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Quel niveau sonore est acceptable pour notre ouïe ? 

L’exposition quotidienne à tout bruit inférieur à 85 dB comporte un risque minimum, indique l’Agence de santé publique du Canada. Si l’on s’expose à des sons de plus de 85 dB à long terme, le risque de perte auditive augmente rapidement. Certaines personnes sont plus sujettes que d’autres à la surdité, mais il demeure que le nombre d’individus affectés croît lorsque le niveau sonore augmente et que la durée de l’exposition au bruit est importante.

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Qui a inventé le Velcro ? 

En 1948, en tentant de retirer des fleurs de bardane accrochées à son pantalon et à la fourrure de son chien à la suite d’une promenade à la campagne, Georges de Mestral a eu une idée : faire adhérer deux matériaux de façon simple et réversible. L’ingénieur suisse fait breveter son invention, qu’il nomme « Velcro » (premières lettres de « velours » et de « crochet »), en 1951.

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Le chiffre : 3000

Selon une étude réalisée au Royaume-Uni, les embouts buccaux des cigarettes électroniques peuvent abriter jusqu’à 3000 fois plus de micro-organismes qu’un siège de toilette. Après avoir observé de près l’échantillon d’une cigarette électronique (après 24 heures, 48 ​​heures, 72 heures, une semaine et deux semaines d’utilisation), les chercheurs ont découvert que le taux de champignons et de bactéries détecté sur l’embout buccal était exponentiel.

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Zone éco : qu’est-ce que le « tourisme de tempête »?

Le tourisme de tempête, c’est l’art de planifier ses vacances autour de phénomènes météorologiques intenses, comme observer des vagues géantes sur la côte pacifique, se joindre à une expédition en mer pendant une dépression sévère ou surfer sur des houles colossales.

Ce type de tourisme ne s’adresse pas aux touristes traditionnels. Il attire plutôt les amateurs de sensations fortes, photographes météo et aventuriers climatiques désireux de vivre la météo à l’état brut.

Une tendance en croissance

Selon AFAR, un magazine spécialisé en voyage et en tourisme, l’observation des tempêtes s’inscrit dans un segment touristique de niche en croissance, avec des excursions et des forfaits hôteliers destinés aux voyageurs attirés par des conditions météorologiques intenses.

L’île de Vancouver illustre bien ce phénomène en valorisant ses tempêtes hivernales comme une expérience touristique à part entière plutôt que comme un obstacle au voyage.

Avec les changements climatiques, les événements météo sont plus fréquents, alors plutôt que de simplement subir ces réalités, certains voyageurs choisissent de les observer de manière responsable, une quête d’expériences différentes qui est également observée par l’industrie touristique. Par l’Agence QMI

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