Une année 2025 lumineuse pour Catherine Bérubé, malgré les ennuis de santé de son conjoint
«Alertes», dès le 6 janvier 20 h, à TVA. «Alertes: Pelletier» est disponible sur illico+
Catherine Bérubé dresse un bilan éclatant de son année 2025, qui a été marquée par une foule de projets stimulants. Alors qu’elle traverse l’une des plus belles périodes de sa carrière, sa vie familiale l’habite tout autant, même si des enjeux de santé survenus du côté de son conjoint ont légèrement bousculé leur quotidien. Cet hiver, les fruits de ses nombreux tournages se déploieront enfin à l’écran, dans des séries très attendues comme Alertes, Alertes : Pelletier, La nuit devant nous, Annie & Joey, et plusieurs autres. Rencontre avec une comédienne à l’énergie brillante et contagieuse.
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Pénélope a traversé de grandes secousses l’an dernier lorsqu’elle a appris sa dégénérescence oculaire. Mais l’automne s’est tout de même conclu sur une note lumineuse, avec une demande en mariage...
On se rappelle que Pénélope a fait sa grande demande en mariage à Dominic, incarné par Charles-Alexandre Dubé, lors de la finale de la mi-saison. Cet hiver, on retrouve nos tourtereaux toujours très amoureux. Je ne peux pas trop en dire, mais leur relation continue de gagner en profondeur, avec la même tendresse, la même complicité, mais aussi leurs défis, car pour Pénélope, l’hiver ne sera pas de tout repos. Il va y avoir du mouvement et des émotions fortes, mais elle pourra compter sur son équipe et ses proches. Cette saison, l’équipe Cerbère plonge aussi dans deux cas de disparition d’ado, puis celle d’un astronaute connu et de son fils. On explore aussi l’univers d’un centre pour jeunes.
On retrouve aussi avec plaisir Pénélope et Dominic dans la série dérivée Alertes : Pelletier. Comment as-tu vécu ce tournage ?
Avec Charles Alexandre, tout coule naturellement. On connaît nos personnages, notre dynamique. On travaille de façon instinctive. C’était génial, parce qu’on sortait de notre noyau habituel. Ça faisait du bien de quitter le décor régulier. Si on installe cette série sur une ligne du temps, l’intrigue se déroule l’hiver suivant leurs fiançailles. Vous savez, Pénélope tourne rarement dehors dans Alertes. Pour Alertes : Pelletier, on avait énormément de scènes en plein hiver. On dépendait de la température et on jouait avec de nouveaux personnages, ce qui changeait toute la dynamique.
On te retrouve aussi dans le rôle de Joanie dans Double jeu...
Joanie, la femme d’Adam, incarné par Rachid Badouri, est de retour. C’est une avocate qui carbure à l’action. Pour une raison que je garde secrète, elle va se retrouver coincée entre quatre murs un bon moment, et ce sera difficile. Elle devra trouver comment exister autrement. Un beau défi... et elle va évidemment essayer de s’en sortir à sa manière.
Ton année 2025 a été très chargée, autant du côté professionnel que personnel. Comment la définirais-tu ?
Très mouvementée et très diversifiée. À la maison, on a vécu plusieurs choses importantes, et côté carrière, ça a énormément bougé. Je me sens extrêmement chanceuse. Je pourrais même dire que c’est une des années les plus marquantes de ma carrière.
Avec la distribution d’Annie & Joey
Quels projets t’ont particulièrement marqué cette année ?
Beaucoup ! D’abord, Nid de poule, un documentaire-théâtre où j’incarne cinq personnages. Puis, La Nuit devant nous, d’Adib Alkhalidey, qui prend l’affiche dès maintenant à Télé-Québec. C’est un projet magnifique, cru, très différent. Il y a aussi le film Invisibles de Junna Chif, qui raconte l’histoire d’une travailleuse du sexe qui accompagne des personnes en situation de handicap. Et j’ai joué dans le remake américain de La petite maison dans la prairie, tourné à Winnipeg, avec robes, corsets, tout le kit ! Je suis également de la distribution de la série attendue Annie & Joey, où j’incarne la belle-mère de Joey (Félix-Antoine Duval), enceinte de plusieurs mois quand il revient vivre chez son père.
Tu mentionnais que, du côté personnel, tu as fait face à des défis. Qu’est-ce que tu peux nous en dire ?
Mon chum, le réalisateur Gabriel Allard, travaillait depuis un an comme professeur d’art dramatique et d’arts plastiques au secondaire quand on lui a diagnostiqué un problème au cœur. Il a subi quatre pontages au printemps dernier, à l’âge de 47 ans. Ç’a été un véritable choc. Mon chum est actif, il court depuis toujours. Même les cardiologues ne comprennent pas trop ce qui est arrivé. Après l’opération, il y a eu trois mois de convalescence. Il ne pouvait même pas prendre notre bébé tellement il était fatigué. Ç’a été un gros défi pour nous, surtout que je tournais énormément. Heureusement, on a reçu beaucoup d’aide de notre entourage et aujourd’hui, tout va bien.
Ton chum a également changé de carrière...
Pendant sa convalescence, il a rencontré le propriétaire de la boutique Collecte-Édition, une boutique pour collectionneurs de cartes de toute sorte, et ça l’a mené vers un nouveau départ. Il gère les réseaux sociaux, et moi, j’y vais souvent pour tourner des capsules vidéo et ouvrir des paquets. On me voit plus là que sur mes propres réseaux sociaux ! (rires)
Vous êtes un couple solide depuis longtemps...
On entre bientôt dans notre 15e année. On s’est rencontrés en 2011... dans une soirée Tupperware ! (rires) C’était organisé par un ami commun, qui avait déjà derrière la tête de nous présenter. C’est drôle, parce que Gabriel ne m’avait pas adressé la parole de toute la soirée. Heureusement, il s’est repris par la suite, et il m’a proposé un rendez-vous. On est ensemble depuis ce temps et, oui, on est un couple solide. On a traversé tellement de choses ensemble... On est faits forts.
Catherine avec son amoureux, Gabriel, et sa fille Marie-Jane
Et vos filles ? Comment vont-elles ?
Elles vont super bien. Ma petite, Florence, qui va avoir trois ans en avril prochain, est une petite rouquine vive, organisée, super allumée et souriante... un vrai petit Bélier. Ma plus grande, Marie-Jane, neuf ans, vient d’entrer à l’école alternative et elle adore ça. C’est une grande artiste. Elle dessine, elle écrit, elle a même commencé un roman hier qui s’intitule Robert et la grosse dent. Leur imagination va à 100 à l’heure. Elles sont en santé, elles grandissent bien... on se trouve très chanceux.
Que faites-vous quand vous avez du temps en famille ?
On est des gens actifs, mais honnêtement, le cocooning fait beaucoup partie de notre vie. On a manqué Le défilé du père Noël cette année parce qu’on était brûlés, et ma grande nous en veut encore ! (rires) Nos vies sont tellement remplies que les week-ends passent vite.
Tu viens de Chambly et tu es issue d’une famille francophone, mais tu as étudié le théâtre en anglais. Pourquoi ?
J’ai toujours eu une fascination pour l’anglais. Adolescente, je voulais être bilingue. Après une année pas très heureuse en graphisme, un orienteur m’a confirmé que tout pointait vers le théâtre. Les écoles francophones m’intimidaient, alors je me suis tournée vers le collège Dawson. Je me suis vite adaptée et j’ai demandé qu’on me corrige. Ça a solidifié mon anglais et ouvert beaucoup de portes. J’ai donc commencé ma carrière en anglais. J’ai été très chanceuse, car mes parents m’ont toujours accompagnée dans mon choix de carrière. Ils ne m’ont jamais parlé de plan B. Mon père était travailleur autonome, alors l’instabilité ne les inquiétait pas. Ils trouvaient que ça me ressemblait. Ils m’ont toujours donné confiance.
Quels projets t’ont fait connaître du public francophone ?
Toute la vérité, puis 19-2. Ce sont vraiment ces deux projets qui ont lancé la machine.
As-tu des frères et sœurs ?
Oui, j’ai un grand frère, Patrick Bérubé, qui a 13 ans de plus que moi. Il a aussi été comédien, même s’il a changé de métier depuis. Il a fait beaucoup d’impro, il a été humoriste et il a fondé le Théâtre Jambes de Bois, une compagnie de théâtre jeunesse. Un jour, il m’a demandé de jouer dans sa pièce Les Aventures du Capitaine Grosnez. On a fait de la tournée pendant huit ans ! Je faisais les costumes, les décors... ç’a été vraiment de belles années. Cette période nous a beaucoup rapprochés, malgré notre grande différence d’âge.
Qu’est-ce qu’on te souhaite pour l’année qui vient ?
Du travail ! J’adore travailler. Cette année a été chargée, mais très bien répartie. Je me sens bien, je ne suis pas au bord du burnout, même si un bon massage ne me ferait pas de tort. (rires)