«Tsunami: La vie vingt ans après»: Retour sur une tragédie qui a marqué l'histoire | 7 Jours
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«Tsunami: La vie vingt ans après»: Retour sur une tragédie qui a marqué l'histoire

Mercredi 3 décembre 22 h, Canal D

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Le 26 décembre 2004, l’un des plus puissants tsunamis de l’histoire a frappé l’Asie du Sud. Des dizaines de milliers de personnes ont péri, emportées par les vagues provoquées par un séisme sous-marin d’une ampleur exceptionnelle. Ce drame, encore profondément ancré dans les mémoires, a bouleversé des communautés entières. Ce documentaire en deux parties donne la parole à des survivants d’un peu partout dans le monde.

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Tsunami: La vie vingt ans après est ponctué de reconstitutions saisissantes des souvenirs des personnes qui ont vécu les événements de près, au cœur de l’action. Par l’entremise de leurs récits, on revit l’intensité du moment et la panique qui s’est emparée des victimes, de toutes les générations et de toutes les classes sociales. Des images d’archives renforcent le tout, montrant les vagues dévastatrices, les gens affolés et les paysages de désolation laissés derrière.

En bateau avec ses trois enfants

On rencontre notamment Bill, un Américain qui, en 2004, se trouvait en Thaïlande avec sa famille. Ce jour-là, il n’a pas pris au sérieux sa conjointe lorsqu’elle lui a dit avoir ressenti un fort tremblement de terre. «J’ai cru qu’il s’agissait de camions qui passaient; je n’avais jamais entendu parler de phénomènes de ce genre dans la région», raconte-t-il. Insouciant, il part en balade en bateau avec ses trois enfants, âgés de 5, 10 et 12 ans. Quelques minutes plus tard, un collègue l’avertit du danger imminent par téléphone.

«Je savais qu’en eau profonde, on était davantage à l’abri d’un tsunami, alors j’ai foncé vers le large au lieu de rebrousser chemin.» Les caméras le suivent 20 ans plus tard, alors qu’il montre l’endroit exact où il a vu surgir la première grande vague: «Elle a déraciné une douzaine de cocotiers, comme on arrache des bougies sur un gâteau. Une telle puissance, on ne l’oublie jamais.»

Personne ne le croyait

Manfred, un Australien passionné de surf, livre lui aussi un témoignage bouleversant. Il avait 22 ans et travaillait dans un hôtel de luxe à Phuket, en Thaïlande, lorsque le drame est survenu. Quand il a vu la mer se retirer anormalement, il a d’abord cru à l’arrivée d’une vague parfaite. «Mais finalement, l’eau n’en finissait plus de reculer. Je me suis dit que cette chose allait être plus haute qu’un palmier; j’en ai encore la chair de poule aujourd’hui.»

Il a alors tenté de faire évacuer tous les gens sur la plage, mais la plupart ne le prenaient pas au sérieux. «Je tremblais, car j’avais l’impression que le tsunami allait arriver d’un instant à l’autre. J’ai dû attraper par le bras un homme qui ne réagissait pas, et lui crier qu’il devait fuir.» Manfred a atteint de justesse une zone surélevée avant de voir la deuxième grosse vague, d’une hauteur approximative de 600 mètres, s’écraser. «Elle a tout englouti. J’entendais les hurlements des animaux. C’était horrible», lâche-t-il, la voix cassée.

Des familles décimées

On laisse aussi la parole à Flore, une Française qui se trouvait en vacances avec ses parents, sa sœur et ses neveux et nièces lorsque le tsunami a frappé. Elle a décrit chaque minute dans un journal intime. On peut notamment lire: «La porte de chambre gonfle et ondule. Tout à coup, elle cède. Une masse d’eau engloutit la pièce et nous sommes totalement immergés. J’ai été aspirée au fond de l’eau. Je ne m’imaginais pas que j’allais sortir de là vivante.» Alors qu’elle présente des photos de famille, on comprend qu’elle est la seule survivante.

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On rencontre aussi Widari, qui vit depuis sa naissance à Banda Aceh, en Indonésie. Elle se trouvait à seulement 240 kilomètres de l’épicentre. Après avoir ressenti la secousse, elle a vu les gens courir en criant et s’est réfugiée au deuxième étage d’une maison. Elle raconte: «J’ai commencé à m’excuser à mes parents, comme on le fait dans ma culture quand on croit que la fin est proche. Puis le sol s’est effondré sous nous, et on s’est retrouvés dans un tourbillon.»

Comment Bill, Manfred, Flore et Widari ont-ils survécu? C’est ce qu’ils nous racontent dans la deuxième partie de ce documentaire-choc, qui rappelle à quel point nous sommes fragiles devant les forces de la nature.

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