Luc Poirier se livre sans filtre dans «Luc le millionnaire?» | 7 Jours
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Luc Poirier se livre sans filtre dans «Luc le millionnaire?»

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Le temps d’une série documentaire en trois épisodes, le promoteur immobilier Luc Poirier partage, avec Pierre-Yves McSween, les secrets de son succès et revient sur les étapes ayant jalonné sa vie et sa carrière, de son enfance dans un HLM de Longueuil jusqu’au sommet de la fortune qu’il a su bâtir au fil de décisions parfois avisées, parfois téméraires.

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Le personnage qu’est devenu le promoteur immobilier dans nos médias, depuis son apparition à la téléréalité Occupation double, polarise dans ce sillage tracé par les pneus de l’une ou l’autre de ses nombreuses voitures de luxe.

Membre du panel de Dans l’œil du dragon durant quelques saisons, figure publique qui n’hésite pas à se prononcer sur la mauvaise presse accordée à ceux qui ont fait fortune, Luc Poirier est-il devenu une source d’inspiration pour les entrepreneurs en herbe qui rêvent de succès ou une cible facile pour les envieux? En s’ouvrant sans censure sur son train de vie faste («Je dépense un million de dollars par mois», admettra-t-il) peut-on croire qu’il partage généreusement une recette gagnante ou étale-t-il plutôt une richesse frôlant, aux yeux de plusieurs, l’obscénité dans un Québec ou de nombreuses familles ont aujourd’hui peine à se loger et à remplir les tablettes du réfrigérateur?

Ce sont là des questions à propos desquelles vous aurez tout loisir d’en venir à vos propres conclusions en visionnant les épisodes de cette série pilotée par le comptable, auteur et chroniqueur financier Pierre-Yves McSween.

Parti de rien

Bell Média

Une chose est certaine, on ne pourra jamais prétendre qu’à l’instar d’autres millionnaires à la fortune comparable, Luc Poirier a bénéficié de la richesse laissée par ceux qui sont passés avant lui. Membre d’une famille de trois garçons ayant grandi dans un HLM de Longueuil, l’homme d’affaires a connu la pauvreté alors que sa mère tentait, tant bien que mal, de joindre les deux bouts entre deux chèques d’aide sociale.

C’est d’ailleurs, de son propre aveu, parce qu’il a dû trouver des façons astucieuses de faire ses premiers dollars, en revendant des cartes de hockey pour lui-même avoir les moyens de s’adonner à ce sport onéreux, qu’il a développé la fibre entrepreneuriale qui a fait de lui le financier qu’il est devenu.

«Je suis tolérant au risque, beaucoup plus que la majorité des gens, confiera-t-il après une arrivée remarquée en hélicoptère. Je perdrais tout demain matin, mais si tu me laisses quelques années, je repartirais. [...] Tout perdre, ça ne serait pas la fin du monde, mais l’argent me permet d’avoir la liberté, et ça, par contre, j’aimerais ne jamais perdre ça.»

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Souvenirs d’une enfance rough

Bell Média

Au-delà des actifs de Luc, que nous survolons de la piste de course à son bureau équipé d’un simulateur de golf et d’un gym complet, Pierre-Yves McSween nous entraîne dans les lieux ayant jalonné le passé du millionnaire, à la rencontre de ceux qui ont été témoins de son ascension, y compris, au cours de cette première heure, son frère Mario et son père, Paul, toujours vivant et en parfaite santé.

«Mes parents ont déménagé en Gaspésie, où ils ont ouvert une épicerie, raconte Luc Poirier. Quand j’ai eu quatre ans et demi, ils ont divorcé. [Quand c’est arrivé,] j’ai vraiment arrêté de parler. (...) Il a fallu que j’aille dans une école spécialisée pour les malentendants. Je ne parlais plus. J’avais un trouble. Ça m’a vraiment affecté. Ma mère m’a dit que ç’a pris une année et demie avant que ça revienne, que tout soit correct.»

En revisitant le HLM de son enfance, le sujet de cette incursion biographique se rappelle également du côté dur de son environnement, de ces amis qui «coupaient de la coke» devant lui et de ceux qui coupaient plutôt les doigts aux imprudents qui omettaient de payer leurs dettes.

«Les gens autour de moi se demandent comment j’ai fait pour bien finir, parce que ma mère nous laissait faire tout ce qu’on voulait, admettra-t-il avant une visite du six et demi longueuillois aujourd’hui habité par une accueillante famille aux origines africaines. Je pouvais décider de ne pas aller à l’école si ça ne me tentait pas.»

Il était une fois au dépanneur

Malgré cette absence de balises, celui qui a décroché son premier travail à temps plein à 14 ans (dans un dépanneur Couche Tard alors qu’il était aux études) aura fait preuve de persévérance et de discipline à l’époque, des traits sur lesquels il a bâti les premiers jalons de son empire financier.

Et aujourd’hui, c’est au tour de son fils aîné, Benjamin, portrait craché de son père comme nous le découvrons dans ce premier épisode, de travailler dans un dépanneur de la même chaîne pour bâtir sa carrière en commençant, à sa propre demande, au premier échelon.

Aura-t-il ce même flair financier qui a permis à son père d’accumuler une fortune appréciable? C’est ce que nous verrons dans un avenir rapproché, en espérant pour lui que les bons conseils et la génétique auront fait leur œuvre...

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