«Chasse à l'homme»: une traque sans merci
Vendredi 24 octobre 21 h, Évasion
Sous la supervision de l’expert en survivalisme Mathieu Hébert, quatre femmes et quatre hommes se lancent à la poursuite d’un fugitif ayant trouvé refuge dans une des zones les plus inhospitalières du Manitoba, voire du Canada tout entier. Devant les périls qui s’enchaînent sur leur chemin vaseux, pisteront-ils le félon et s’acquitteront-ils de leur mission?
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Mathieu, l’émission est inspirée d’une véritable traque qui a eu lieu en 2019. Pourquoi cette affaire a-t-elle été marquante?
Ce qui a vraiment marqué le public, c’était la distance parcourue par les deux fugitifs, qui étaient partis de la Colombie-Britannique et qui ont franchi plus de 2000 kilomètres pour se cacher dans les marécages du Manitoba. C’étaient des hommes dangereux qui avaient fait des victimes et qu’on disait être des survivalistes. Les gens s’attendaient à ce que ce soit une longue opération et ç’a été le cas. Le milieu dans lequel ils se sont retrouvés était très hostile en raison des moustiques, de la boue et de l’absence d’eau potable, alors les policiers ont laissé la nature faire son œuvre et ç’a fonctionné. C’était quand même impressionnant de voir l’étendue de l’opération. Ç’a été une des plus grandes chasses à l’homme de l’histoire du Canada.
Pendant le tournage, les candidats devaient à leur tour traquer un fugitif. Tu es demeuré auprès d’eux?
À 100 %. Je n’allais pas dormir ailleurs le soir ou quoi que ce soit. Je ne suis pas ce type d’animateur. J’étais avec les participants et je peux dire que, après deux jours de tournage, certains avaient les pieds complètement fissurés, ratatinés. [Les soins des pieds], ça fait partie des choses que certains n’avaient pas calculées, tout comme la gestion de l’eau.
En prime, ils ont aussi dû faire face à une faune sauvage...
Il y avait énormément d’ours qui rôdaient autour pendant qu’on tournait, alors il fallait vraiment demeurer vigilants. Tomber sur un caca d’ours, c’est vraiment impressionnant!
Comment a-t-on sélectionné les participants? Je présume qu’il fallait, au minimum, être intéressé par la chasse, la survie, les choses du genre.
La sélection a été intéressante. On cherchait évidemment des gens qui étaient capables physiquement de passer à travers le tournage. Ça allait clairement pousser les participants au bout de leurs limites, tant sur le plan de l’effort physique que sur celui de l’intensité psychologique. Quand on est mal hydraté, qu’on ne mange pas bien et qu’on dort mal, notre cerveau est saturé, mais on doit quand même être en mesure de prendre les bonnes décisions, sinon on va se mettre en danger. En revanche, je dois dire que je n’ai pas rencontré personnellement les participants avant la première journée du tournage.
Tu as fondé une école de survie. Tu as dû reconnaître quelques personnes que tu as formées...
Il y en avait quelques-unes qui ont fréquenté mon école et d’autres que je ne connaissais pas du tout. Ç’a été le fun de voir le groupe réuni. Je pense que le public va être surpris. Dans le premier épisode, on se demande déjà qui va rester et qui va partir.
Les plus coriaces ne sont pas toujours ceux qu’on a remarqués au départ...
On peut toujours être surpris, donc c’était important pour moi de ne pas juger au premier regard.
Les participants ont dû collaborer pour survivre, mais il y a un élément de compétition. Comment les avez-vous évalués?
En fait, l’élément «jeu» ou «compétition» est moins présent que dans d’autres émissions du genre. L’idée, c’était qu’ils aient tout le bagage nécessaire. On a voulu voir s’ils étaient en mesure d’opérer après avoir passé une mauvaise nuit ou fait face aux éléments, comment ils géraient la pression... Il n’y a pas de prix en argent à gagner. Le défi qu’on leur a proposé, c’était une sorte de boot camp.
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C’est le type d’environnement qui fait ressortir des côtés inattendus des gens, bons et mauvais...
Tout le monde peut bien paraître pendant quelques jours, mais une personne ne peut pas garder son masque indéfiniment lorsqu’elle est exposée à la faim, à des écarts de température importants et à la fatigue. L’objectif, c’est de voir qui sont ces huit personnes.