Hélène Bourgeois Leclerc a choisi d’animer pour valoriser les autres | 7 Jours
/magazines/7jours

Hélène Bourgeois Leclerc a choisi d’animer pour valoriser les autres

La deuxième saison de «Donner l'gout» sera en ondes au printemps 2026

s

Reconnue comme une actrice d’exception capable d’incarner tous les rôles, Hélène Bourgeois Leclerc met cette fois de l'avant sa curiosité et son amour des rencontres, de la gastronomie et de l’animation. Elle revient pour une deuxième saison de Donner l’goût, une série où elle sillonne le Québec à la découverte de plats savoureux qui la font voyager aux quatre coins du monde.

• À lire aussi: Que fera Hélène Bourgeois Leclerc entre deux tournages?

• À lire aussi: Comblée par l’animation, Hélène Bourgeois Leclerc admet s’ennuyer du jeu

À quoi ressemblera cette deuxième saison de Donner l’goût qui sortira au printemps 2026?

C’est toujours tellement de plaisir! On va encore plus loin dans l’exploration des gens, des cultures. On apporte plus d’éléments extérieurs avec les chefs invités et leur cuisine, on vise la culture et l’art en lien avec les gens que nous rencontrons. À ce jour, le tiers des épisodes sont filmés et on voyage beaucoup plus cette saison-ci. On a discuté avec un chef innu à Forestville, avec un Ivoirien à Sept-Îles, on se déplace au Saguenay, aux îles de la Madeleine, et on découvre encore des restaurants à Québec et Montréal. On est vraiment heureux de se retrouver puisque c’est une équipe saine et tissée serrée. Quand on fait autant de route avec un petit groupe, c’est un aspect qui est très important.

D’où vient cet amour de l’animation d’une telle émission, puisque ce n’est pas ta première?

Dans ce cas-ci, c’est le projet lui-même que j’ai trouvé brillant et pertinent. C’est une mission qui est inclusive, rassembleuse, heureuse et rafraîchissante. On a beaucoup d’émissions de cuisine, le public aime ça, mais on n’avait pas encore vu un concept de ce genre. On mise sur la culture culinaire d’une communauté, et j’en suis très fière. Ce que j’apprécie le plus de l'animation, c'est de mettre l'autre à l'avant. Moi, ma lumière, je l'ai beaucoup dans ma vie. Je suis contente de laisser la parole à ceux qui l'ont rarement et qui s'expriment par la cuisine.

Les rencontres que tu fais doivent aussi énormément contribuer au bonheur de participer à cette émission?

Ça donne également le goût de voyager, de cuisiner autrement, de découvrir des ingrédients et de s’ouvrir à différentes cultures. On est en 2025, le Québec est très accueillant et inclusif, ça nous apporte une richesse extraordinaire. Cette série illustre une autre image de l'immigration. Au lieu d'être statistique, économique ou politique, ça brosse le portrait d’une richesse et de l’humanité. Je resterai marquée par les gens et les belles discussions que nous avons eues. Ça reste une partie importante de l’émission.

Dans ta vie de tous les jours, quelle place prend la cuisine du monde?

Pour vrai, pas beaucoup! Je me promène et mange tellement de tout qu’en revenant à la maison, j’ai juste envie d’une bonne salade ou d’une soupe qui goûte ce que je connais depuis toujours. J'adore voyager à travers mes papilles. Je finis souvent par acheter un ingrédient que j'ai découvert quand il y a une petite épicerie-boutique dans les restaurants. J’essaie de cuisiner avec ces produits, mais ce n’est jamais aussi bon que ce qu’ils m'ont fait! (rires)

Patrick Seguin / TVA Publications

La nourriture occupe-t-elle une grande place lorsque tu voyages?

Chaque fois que je pars, la première chose que je fais est de chercher où sont les petits marchés du coin. C’est toujours un endroit indicateur de ce que les gens mangent, achètent, ce que ça sent, comment ils cuisinent. J’adore me perdre dans ces lieux et les découvrir. Je pense aussi que c’est ce qui a cliqué entre mon équipe et moi en commençant ce projet, cette curiosité pour les différentes saveurs et l’envie de tout connaître.

D’où te vient ton amour pour la cuisine?

Je suis curieuse de nature, tout simplement. Ça vient peut-être de ma famille ou de la façon dont j’ai été élevée. J’ai 50 ans et je suis née à une époque où on mangeait bien des patates et du pâté chinois. Ma mère, une infirmière, était très proche de la nutrition. Toute mon enfance, on a mangé de bonnes choses pour la santé, comme du tofu ou du tempeh, avant tout le monde. Par contre, de la cuisine internationale, il n’y en avait pas tant que ça et c’est beau de voir cette ouverture sur le monde. On a rencontré deux couples de la Côte d'Ivoire à Sept-Îles. Il y a une communauté d'à peu près 500 personnes provenant de l'ouest de l'Afrique dans la région, ce qui nous a étonnés. C'est tellement intéressant leur façon de s'intégrer, de prendre une place, de déployer des efforts pour faire connaître qui ils sont. C’est un très gros travail, mais une fierté pour eux. La nourriture peut vraiment rassembler.

Patrick Seguin / TVA Publications

Si on parle de ta famille, comment tout le monde va?

Tout le monde va bien et ça grandit vite! Margot entre en secondaire 2 et elle me dépasse déjà! Elle n’a pas encore 13 ans, mais mesure 5 pieds 9. Mon fils, Oscar, va avoir 10 ans, il commence sa 5e cette année et il va aussi super bien. Ça change tout quand ça grandit, leur personnalité se développe. Ce sont de beaux enfants en santé, dans leur tête, dans leur cœur et dans leur corps. Ils sont curieux et heureux, c'est beau de les voir s’assumer.

Est-ce que ton amour de la cuisine leur a été transmis?

Oui. Ma fille cuisine beaucoup. Cet été, elle avait un camp et est venue au chalet avec nous, mais pour l’occuper un peu, sa tâche était de nous faire à manger. Elle regarde les réseaux sociaux pour des idées de recettes. Elle s’en va en théâtre et est très artistique, mais la nourriture prend aussi beaucoup de place dans sa vie. Mon fils, lui, n’est pas encore là-dedans. Il joue au basket-ball, au soccer, il aime aussi la trottinette. Par contre, il adore manger de tout! Son mets préféré, depuis qu'il a quatre ans, ce sont les huîtres. Ça fait un peu snob, mais ça montre qu’il n’est pas difficile! (rires)

Vous avez adopté Oscar au Québec, mais il a des origines haïtiennes. Est-ce qu’il a découvert une partie de sa culture par la nourriture?

On va dans des restaurants haïtiens en famille, mais pas tant pour célébrer sa culture, puisqu’elle est multiple. On n’est pas dans l’intégration, mais uniquement dans l’exploration de tout l’univers culinaire. On va autant dans les restaurants coréens qu’africains, on ne met pas l'accent plus sur un que sur un autre. On souligne sa pluralité, tout simplement.

Comment s’est déroulé votre été?

On a beaucoup été au chalet et les enfants ont fait des camps. J’ai quand même beaucoup tourné. C’était un été occupé, mais avec un bel équilibre. Les enfants grandissent, la charge est répartie autrement. Ils sont plus libres et autonomes. On a constaté que cette période estivale a été bien différente, mais ce n’est pas négatif.

Avec les enfants qui grandissent, est-ce que ton conjoint et toi avez des idées de projets que vous désirez développer?

Ça va faire 16 ans en octobre que nous sommes ensemble. On prend bien soin de notre couple, c’est important pour nous. On verra quelles seront nos prochaines idées, mais pour le moment, on n’a rien de précis. On a assurément beaucoup plus de temps maintenant, ce qui va nous permettre de nous redécouvrir et de penser à d’autres projets.

Qu’est-ce qui s’en vient pour toi dans les prochains mois?

Je suis de retour dans L’œil du cyclone. Je vais être présente dans pratiquement la moitié des épisodes. C’est une gang fantastique et un très beau personnage. Ça me fait du bien de jouer, parce que je m'en ennuie beaucoup. J’adore animer, mais j’ai aussi besoin d’interpréter. Sinon, je fais beaucoup de voix pour des publicités. Ça n’intéresse pas beaucoup les gens, mais ça prend de la place dans l’horaire! Je sais que je suis privilégiée, parce que le milieu fait pitié présentement. On est dans une période très critique et je chéris le travail sur les beaux projets que j’ai.

À voir aussi:

s

s

Sur le même sujet

À LIRE AUSSI

Publicité

VOUS POURRIEZ AIMER

Publicité

En collaboration avec nos partenaires