«La Semaine» fête ses 20 ans: le jour où Dan Bigras fait le point sur son cancer | 7 Jours
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«La Semaine» fête ses 20 ans: le jour où Dan Bigras fait le point sur son cancer

Il se confie quatre mois après son opération

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En octobre 2017, alors qu'il est interviewé à la télé, Dan Bigras mentionne qu'il est atteint d'un cancer colorectal et qu'il doit être opéré le lendemain même de l'entrevue. Quatre mois plus tard, il fait le point avec La Semaine.

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Dans le cas de Dan Bigras, le signal d'alarme survient lorsqu'il se trouve au beau milieu des préparatifs du lancement de Le temps des seigneurs, son autobiographie et un nouveau disque double. «C’était fin septembre. J'étais en train d'examiner tous les trucs techniques de l’Usine C, où le lancement devait avoir lieu, lorsque, soudainement, j'ai eu une douleur, une vraie: 10 sur une échelle de 10. Ç'a été soudain, comme si j'avais 10 poignards dans le ventre en même temps. Je me suis rendu à l'urgence de l’hôpital Saint-Luc, et on m'a passé plusieurs tests pendant deux jours. Avec les résultats, tout a été clair, j'ai eu un diagnostic précis. On savait ce que j'avais, quelle était la taille du cancer, où en étaient les dégâts... Ils m'ont opéré, et je peux dire que c'est fini.»

Parce que, bien qu'il subisse des traitements, il passe rapidement à une autre étape. «Je ne suis pas en train de me battre contre un cancer. C'est réglé, mais il y a 50% de risques que ça revienne. En faisant de la chimio, les chances que ça ne revienne pas augmentent à 70%. Je n'ai pas de métastases dans mes organes, je peux seulement évaluer mon état avec des statistiques, mais je ne suis pas malade. La seule chose qui me rend parfois un peu malade, c'est la chimio elle-même.»

Ses traitements se déroulent toutes les deux semaines et il affirme faire face à sa maladie sereinement. «Quand on dit que tu te bats contre un cancer... Il y en a qui n'aiment pas cette phrase parce que si tu meurs, ça veut dire que tu ne t’es pas bien battu. Ce n'est pas ça pantoute. Le combat contre le cancer, c'est la médecine qui le mène. Je suis ce que la médecine me dit. Le deuxième boss, c'est le docteur — je consulte beaucoup mon chirurgien —, et le premier boss, c'est moi. Je prends mes décisions, je décide comment je fais mes affaires et je gère ça calmement. J'entends beaucoup de gens qui disent: “C'est pas juste!” Ça, c'est très mauvais. Tu te tapes sur la tête parce que tu es en colère, tu gères mal tes affaires. Il n'y a pas de tribunal pour se plaindre, pour dire si c'est juste ou pas; c'est une maladie.»

Il en profite pour être beaucoup plus bienveillant envers sa propre personne. «Mon combat se fait avec beaucoup de tendresse. Je m'occupe de moi du mieux possible. Je fais attention à ce que je mange, je ne prends plus aucune substance, et mes humeurs sont liées à ce qui m'arrive. Mon humeur m'appartient, elle n'est pas influencée par autre chose. Là, je suis occupé à préparer mon show et, à un moment donné, je vais retomber dans un mode beaucoup plus introspectif. Je vais recommencer à écrire.»

Puis il avoue savourer la vie encore davantage. «Chez nous, j'aime passer encore plus de temps au bord de la rivière; je suis passé de 5 à 20 minutes quand il n'y a pas trop de neige. Chaque soir, je me couche en me disant que je ne crois pas ma luck d'habiter ici. Quand je dis que mon cancer m'a rendu plus heureux, c'est ce que je suis obligé de constater.»

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