La femme de Dave Morissette a fait Compostelle pour une raison émouvante | 7 Jours
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La femme de Dave Morissette a fait Compostelle pour une raison émouvante

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Il mord dans la vie. Professionnellement, les projets qui viennent à lui le comblent parfaitement. Personnellement, il vient de déménager dans son lieu de rêve et il y passe des moments inoubliables avec ceux qu’il aime. Oui, Dave Morissette est abonné au bonheur...

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Son été est parfait. «C’est un mélange de vacances et de travail... mais le travail fait partie de mes vacances!» Dave Morissette a de la sincérité dans la voix lorsqu’il dit cela. «Moi, je mêle le bonheur et les vacances; et je ne compte pas mon temps.»

Un homme comblé. Chaque jour de son quotidien ne se ressemble pas: tantôt il réalise des rêves à Salut Bonjour, tantôt il organise des périples pour aider des gens à se retrouver, prépare un film sur un voyage... Et il collabore à Sucré Salé avec son segment Le temps d’un Dave, où il provoque des rencontres à sa façon, en toute simplicité et convivialité. «Des gens que je ne rencontrerais pas normalement, note-t-il. Moi, c'était ma demande. Je veux être surpris.» Et il s’est donné pour mandat d’offrir un coup de pouce. «Cette année, à Sucré salé, je suis là pour aider les gens.» En début de saison, il aidait Zoey Daferuru, de Star Académie, à déménager. «Elle quittait le nid familial.» Plus récemment, il faisait une sortie estivale avec Audrey-Louise Beauséjour. «Je rencontre des gens extraordinaires! C'est ça qui est le fun.»

Le Dave d’aujourd’hui a envie de se diversifier dans ses défis. «J'ai besoin de me mettre en danger. J'ai besoin de changement, de sortir, peut-être, de cette zone de confort qui a été le terrain du sport.»

Il est de ceux qui remercient la vie. «J'apprécie tout ce que je fais. J'ai fait une audition la semaine passée... Une audition pour un rôle. Je ne peux pas dire lequel, mais pour un rôle dans une série. Je trouvais ça tellement cool! Je suis allé à l'audition. De belles choses m’arrivent.»

Les Pays de la Loire à vélo

Parfois, Dave provoque les projets. Ou bien ils lui arrivent comme de beaux hasards de la vie... «Par exemple, j’ai un projet de film sur un voyage dans la région des Pays de la Loire, en France, pour Les Aventuriers Voyageurs, se réjouit-t-il. Après une discussion que j’ai eue avec Philippe Laprise, qui en avait fait un pour eux au Portugal, il m’a mis en contact. Le gars des Aventuriers a appelé mon agent, on a commencé à parler d’un voyage qui pourrait m’intéresser, il me laissait carte blanche... et j’ai eu envie de faire les Pays de la Loire à vélo!»

Guide à Compostelle

Au moment où vous lirez ces lignes, il sera à son second voyage de l’été à Saint-Jacques-de-Compostelle, où il accompagne un groupe. En juin, lui et l’un de ses fils, Zach, y ont emmené des gens, des inconnus, marcher sur le réputé chemin espagnol. Cela afin de transmettre le bien-être qui les a habités quand ils y sont allés pour la première fois. Dave a tellement aimé ses séjours là-bas, à partir à la recherche de lui-même, qu’il s’est associé à une agence de voyages pour y organiser des périples en groupe. «C’est un autre projet que j'avais avec mon gars. Je me suis associé avec Voyages à rabais, explique-t-il. Je voulais guider des gens à Compostelle. C'est-tu vraiment du travail? Moi, c'est des vacances! J'arrive là-bas. Il n'y a pas un matin que je me suis levé où je n'étais pas heureux d'être là! (...) On me dit que c'est le fun. Je travaille avec mon gars. Il s'occupe de mes médias sociaux, maintenant. Oui, c'est vrai. Je suis vraiment privilégié.»

Son rêve s’est transformé

Il a déjà rêvé de posséder une maison d’hôtes en France ou en Espagne. Ce rêve s’est transformé en celui de guider des voyageurs. «J’ai réfléchi à ça pendant des vacances en famille l'hiver passé. Je me suis dit: “Au fond, je ne veux pas un gîte, je ne veux pas rester à tous les jours à faire les mêmes repas, à accueillir des gens... Moi, je veux accompagner les gens, je veux vivre le chemin.”»

Et pourquoi a-t-il besoin de partager cette expérience avec les autres? «Plusieurs m'en parlaient. Puis il y a deux volets à ça: un, travailler avec mon gars — ça, c'est un rêve! Zach, c’est mon plus jeune. Il étudie à l'École de Commerce et de Management de Toulouse et il s'en va en Indonésie pour un échange, note-t-il au passage. Aussi, je crois que le chemin de Compostelle, tout le monde devrait connaître ça. Il y a les paysages... Puis, il y a l'exercice physique. Mais surtout, tu prends soin de ta santé mentale. Tu investis sur toi. Moi, le but, ç’a toujours été que mes garçons, quand je leur ai montré le chemin, dans le documentaire, ils sachent que, si un jour ils ont besoin de prendre une pause dans leur vie, besoin que le temps s'arrête, eh bien, il y a un endroit qui existe dans le monde pour cela et ça s'appelle le chemin de Compostelle.» Il ajoute: «C'est pas juste un voyage qu'on vend... Moi, ce que j'offre aux gens, c'est une expérience. Ce que je veux, c'est changer des vies.»

Le courage de son amoureuse

S’ils étaient des oiseaux, ils seraient des inséparables. Nancy, son amoureuse de longue date, la mère de ses enfants, est la femme de sa vie. Jusqu’à tout récemment, elle ne l’avait pourtant jamais suivi dans ses périples à Compostelle. «Elle me disait toujours: “Combien de fois tu vas le faire?!”, note Dave. Et cette année, peut-être deux semaines avant qu'on quitte, elle a dit: “J'irai cette année.”» Contre toute attente, Nancy est allée à Compostelle avec son amoureux. Mais il y avait une raison bien précise à cela, qui allait au-delà du défi physique, de la beauté des paysages et du dépassement de soi. «Elle a dit: “Je le ferai parce que je veux être avec Zach.” Mon gars, il passe un mois et demi à la maison, même pas. Il est étudiant en France. Il s'en va en échange en Indonésie. Elle a dit: “Je veux passer du temps avec mon gars.” C’était sa motivation pour faire le voyage. Ma femme, c'est la fille la plus transparente que je connaisse et la plus intègre!» Il l’a trouvée courageuse. «Elle ne dort pas beaucoup, elle fait de l'insomnie, et là-bas, on dort dans des gîtes, avec d'autres personnes. Elle a eu des ampoules. Elle a transporté son sac tout le long. Son rêve à elle, ce n'était pas de faire Compostelle. Elle a tellement été forte!»

Une leçon d’humilité

Il a le cœur sur la main, il est généreux, près des gens... C’est difficile de penser que Dave a déjà eu la grosse tête. Mais la vie s’est chargée de lui donner une leçon d’humilité. «Je devais avoir 16 ans. Je retournais à Baie-Comeau, puis je pensais que j'étais bon. J'étais un joueur d'hockey, puis j'étais premier choix junior majeur à Shawinigan. Il y a une fille qui était venue me voir, puis qui m'avait dit: “T'es qui toi?! Qu'est-ce que t'as fait dans la vie pour agir comme ça?!” C'est vrai que j’avais agi avec la grosse tête. Je voulais montrer à tout le monde que, moi, j'avais réussi, mais... Mais, c'est dur de se faire dire ça. Oui, sauf que ça fait du bien.»

Et au fil des ans, le sport lui a appris une chose: «Tu n'es jamais aussi bon que les gens te disent, mais tu n'es jamais aussi mauvais non plus que certains pensent. Tu peux tellement être sur un nuage un soir, puis le lendemain, tu n'es pas bon, admet-il. Aujourd’hui, je ne prends rien pour acquis. Et j'agis avec les autres comme je veux qu'ils agissent avec moi.»

Une nouvelle vie

Dave a vécu 18 ans à Saint-Basile-le-Grand. Il croyait y finir ses jours. Mais voilà qu’en avril, il s’installait à Bromont. «On avait besoin de changement. On est des nomades. Moi, je viens de Baie-Comeau. On s’est promenés à Trois-Rivières, à Saint-Hyacinthe...» Et ce qui devait arriver arriva: «On est tombés en amour avec une maison. Et avec la ville: il y une effervescence, la montagne, le vélo, la marche, on est à côté d’un lac...» À son arrivée à sa nouvelle demeure, il n’a pas pu y passer beaucoup de temps. «Les deux premiers mois, j’ai passé peut-être une journée complète à la maison... à cause des séries! J’ai emménagé pendant les séries!»

On n’a même pas besoin de demander à Dave Morissette s’il est heureux. «La vérité, c’est que j’ai plus que ce que j’ai demandé à la vie. J’ai plus que ce dont j’ai rêvé. Je rêvais de jouer dans la ligue nationale, d’avoir une maison, que mes enfants ne manquent de rien. C’est tout ce que je voulais. Et aujourd’hui, je ne peux pas demander mieux! Si ma vie était comme ça pendant les 40 prochaines années, je serais heureux.»

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