Jason McNally a eu cette star comme mentor | 7 Jours
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Jason McNally a eu cette star comme mentor

Le spectacle «C’est quoi ta toune?» est présenté au Studio-Cabaret de l'Espace Saint-Denis du 1er au 16 août. Infos: espacestdenis.com.

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Enfant, le chanteur ne se sentait pas à sa place sur les bancs d’école. Heureusement, ce fils unique a pu compter sur le soutien de ses parents, qui ont vite compris qu’ils avaient affaire à un artiste. Aujourd’hui, Jason McNally continue de tracer son parcours hors norme et bien inspirant.

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Jason, qu’as-tu à l’agenda actuellement?

Depuis 14 ans, de septembre à avril, je tourne En direct de l’univers. Nous débuterons notre 17e saison en septembre. Chaque samedi soir, c'est devenu un rendez-vous pour les gens. Peu importe l’invité, on regarde l’émission pour les performances musicales et les medleys. À la fin du mois de juillet, L’Ensemble d’En direct de l’univers sera au Théâtre de la Ville, à Longueuil, et se promènera un peu partout par la suite. Je serai aussi du spectacle C’est quoi ta toune? à l'Espace Saint-Denis, au début du mois d'août. Le concept permet aux gens de faire le choix des chansons, alors ce n'est jamais le même show.

C'est un spectacle sur mesure pour les gens dans la salle?

Oui. Et nous sommes toujours sur le qui-vive. On se demande: quel sera le prochain medley? Quelle sera la prochaine chanson? Nous sommes vraiment à la merci des gens! (rires) C’est vertigineux et ça représente un défi. Je suis sur scène avec Suzie Villeneuve, Audrey-Louise Beauséjour et Jordan Lévesque. Joël Legendre est le metteur en scène du spectacle, mais il agit aussi comme maître de cérémonie. J’ai aussi un projet personnel, Entre nous, si on chantait encore, un show de musique québécoise qui propose 100 chansons des 100 dernières années de la musique québécoise, de La Bolduc à Bleu Jeans Bleu.

Comment t’es-tu intéressé à la chanson?

Mon père est un grand mélomane. J’ai grandi avec de la musique pratiquement 24 heures sur 24. Mon père écoutait des albums anglophones, ma mère, de la musique francophone. Quand j'étais au primaire, une dame est venue nous présenter Les Petits Chanteurs de Laval. Au début, je voulais chanter seul. Ç’a toujours été le rêve de ma vie. Mes parents m'ont suggéré de faire l'audition, et j’ai été choisi. Je suivais déjà des cours de chant à cette époque. C’est Gregory Charles qui dirigeait la chorale. Je suis resté avec lui pendant plus de 16 ans. Nous avons fait le tour du monde. Nous sommes allés au Japon, en Malaisie, en Afrique, en France... C'était magnifique! Pour moi, qui suis enfant unique, les membres de la chorale sont devenus mes frères et sœurs. Aujourd'hui encore, ce sont mes meilleurs amis.

Tes parents auraient pu avoir tendance à vouloir te surprotéger, comme tu es fils unique...

C’est vrai, surtout que je suis hyperlunatique. Je peux être en admiration en plein milieu du centre-ville de Tokyo tandis que le groupe continue. Ma mère avait dit à Gregory: «Il a neuf ans... Ne le perds pas! Je n’en ai qu’un: tu me le ramènes!» (rires) Gregory est devenu un mentor pour moi.

Patrick Seguin / TVA Publications

Tes parents ont-ils eu des inquiétudes quand ils ont vu que tu choisissais la chanson?

J'ai des parents qui sont extrêmement présents dans ma vie personnelle et qui me soutiennent beaucoup. Pour moi, l'école a été vraiment très difficile. J'avais un gros TDA qui faisait en sorte que j'avais de la difficulté à suivre. Le cadre de l'école ne fonctionnait pas pour moi. La seule chose à laquelle on pouvait me raccrocher, c’était la chanson. C'est évident que mon père m’a encouragé à avoir un plan B, mais je n’en étais pas capable. Quand j'ai vu Céline Dion à la télévision, je me suis dit que c'était exactement ce que je voulais faire. On s’entend: c’était hors de portée, mais elle a été un modèle pour moi. Avec le temps, j’ai compris que je pouvais faire de la création musicale, de la direction vocale ou de l'enseignement. Et je me sens toujours à ma place.

Tu as donc poursuivi tes études en musique?

Oui. La seule manière de me raccrocher à l’école, c’était d’être en concentration musique. Ça me ramenait dans un domaine où j'étais bon. En français et en mathématiques, j'étais pourri! J'avais des notes terribles. À l’époque, il fallait que je performe aussi dans les autres matières, alors ma mère rencontrait les professeurs et le directeur en leur disant que si on m’enlevait la musique, on allait me perdre. C’était le seul domaine dans lequel j’excellais. Il y avait beaucoup de choses que je ne savais pas, mais ça, je le savais. Après le secondaire, je suis allé au Cégep Lionel-Groulx en chant pop. C’est là que j’ai compris qu’il y avait d’autres personnes comme moi, qui rêvaient de faire de la scène et des spectacles. Nous avions une liberté créative qui nous permettait de trouver notre chemin.

Avais-tu reçu un diagnostic officiel de TDA?

Non, on ne mettait pas de nom sur ce trouble à l’époque. J’étais à part. Chaque soir, on me faisait étudier et apprendre les continents en chantant une chanson. Pendant ce temps, mes amis faisaient du patin à roues alignées et du vélo dans la rue... Ma mère a compris rapidement qu'elle n'avait pas le choix de tenir ce rôle-là. Mon père est un homme fantastique à plusieurs égards, mais il était moins en mesure de m’aider à l’école. Il est anglophone et il a fait toutes ses études en anglais. Heureusement, de nos jours, on est plus alertes. Il y a moins de moules.

On est plus dans l’accueil de la différence...

Oui, mais dans le temps, c’était un cauchemar chaque fois que le professeur sortait les feuilles d'examen et disait les notes à voix haute devant toute la classe. La confiance minimale que j'avais s’évanouissait. Je voulais me cacher sous ma chaise. Après le cégep, j’ai commencé à travailler comme chanteur. J'ai fait beaucoup de bars, de soirées corporatives. J'étais privilégié d'avoir Gregory Charles parce que je continuais à faire partie de la chorale, et il m’embauchait sur différents projets, entre autres à la télé. J’ai ensuite rencontré le réalisateur Jean-François Blais, qui m’a appelé pour En direct de l’univers. Et depuis, le rêve se poursuit. J’appelle ça ma Irish luck, parce que mon père est Irlandais. J’ai toujours eu une bonne étoile.

Tes parents sont-ils fiers de toi?

Oui, ils sont très fiers, car je réalise mon rêve tous les jours. Ils ont été présents dans les moments difficiles, car dans ce métier, on vit des vagues. Mon rêve, c’était de chanter. Le rêve de ma mère, c’était d’avoir un enfant. Elle n’en a eu qu’un, et ç’a été extrêmement difficile d’y parvenir... Elle a essayé pendant 10 ans. J’ai été un bébé surprise, car elle avait tout laissé tomber pour se tourner vers l’adoption. C’est une belle leçon pour moi. Ça me rappelle que parfois, il faut lâcher prise et faire confiance à la vie...

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