L’heure des bilans pour Loto-Méno | 7 Jours
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L’heure des bilans pour Loto-Méno

MERCREDI 20 H, RADIO-CANADA

Un an après la sortie de la série Loto-Méno, Véronique Cloutier fait le bilan et constate à quel point les réactions ont été fortes. Elle fait le point avec son amie Hélène Bourgeois Leclerc, la Dre Sylvie Demers et la journaliste Madeleine Roy. Obtiendra-t-elle de bonnes nouvelles lors de sa rencontre avec Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec?

En 2021, lors de la sortie de la série documentaire Loto-Méno, les réactions ont fusé de toutes parts. Des femmes, par milliers, ont écrit à Véronique Cloutier pour la remercier et ont appelé leur médecin pour se renseigner sur l’hormonothérapie bio-identique ou en obtenir une ordonnance. La ménopause devenait un sujet d’actualité après avoir été dans l’ombre pendant des années et discutée seulement derrière des portes closes. Cette ouverture a permis à de nombreuses femmes de mettre enfin des mots sur des situations et des problématiques qu’elles vivent au quotidien. 



«Ce qui me touchait le plus dans les commentaires, c’était la solitude, l’impuissance, le désarroi. Au départ, quand j’ai fait Loto-Méno, je voulais simplement partager mon épopée de périménopausée et humblement essayer d’aider d’autres femmes. Je suis partie à la recherche de la réponse à une question très simple: pourquoi on ne sait rien? On ne sait rien sur nos symptômes, on ne sait rien non plus sur le rôle des hormones dans le corps de la femme», mentionne Véronique Cloutier dans cette suite à la série Loto-Méno. Aujourd’hui, grâce à elle et aux personnes qui ont pris la parole, on en sait plus, et il est possible de mieux comprendre la ménopause, une étape importante, mais trop souvent oubliée de la vie des femmes.      

Véronique Cloutier a vu des réactions immédiates à la suite de la diffusion de la série. Elle a maintenant envie d’en mesurer l’impact réel sur la vie des femmes et sur la pratique des professionnels de la santé, en plus de voir où en est rendu le dossier des hormones bio-identiques dans les priorités du ministre de la Santé, Christian Dubé.



Point de vue professionnel
L’une des premières personnes que rencontre Véronique Cloutier dans cet épilogue à Loto-Méno est la Dre Sylvie Demers, une femme qui s’intéresse à l’hormonothérapie depuis des années et qui croit en ses bienfaits. Elle avoue que la série a provoqué un tsunami de réactions, des réactions de toutes sortes, tant positives que négatives. Elle se réjouit que les femmes se permettent de plus en plus d’aborder le sujet de la ménopause et qu’elles envisagent la prise d’hormones comme une solution possible aux effets indésirables ressentis durant de cette période de leur vie. Plusieurs professionnels de la santé la consultent et assistent à ses ateliers, prouvant l’intérêt croissant de cette forme de médication. 

D’autres professionnels de la santé — médecins de famille, infirmières, gynécologues, pharmaciens — témoignent aussi de l’intérêt croissant de leurs patientes et de la clientèle en général pour les hormones bio-identiques. S’ils admettent que ce n’est pas une solution miracle, comme certains ont pu le penser, c’est une avenue intéressante et une solution possible pour soulager les femmes en périménopause. Les milliers d’appels qu’ils ont reçus à la suite de la diffusion du documentaire en sont la preuve. Véronique fait aussi le point avec son amie Hélène Bourgeois Leclerc pour prendre des nouvelles de sa santé. 

Photo : Julien Faugere

 

Un regard scientifique

Avec Loto-Méno, Véronique Cloutier n’a pas la prétention d’avoir suivi les principes de la démarche scientifique. La journaliste Madeleine Roy lui confirme pourtant que c’est le cas. Dans le cadre d’un reportage pour l’émission Enquête, elle s’est intéressée elle aussi à l’hormonothérapie bio-identique et en vient aux mêmes conclusions que Véronique. Les deux femmes échangent sur leurs expériences, leurs démarches et leurs découvertes. 

En avril 2022, Véronique Cloutier rencontre pour une première fois Christian Dubé, ministre de la Santé. Elle souhaite discuter avec lui du fait que l’hormonothérapie bio-identique n’est pas remboursée, et aussi demander que le sujet soit enseigné aux professionnels de la santé et discuté entre eux, partout dans la province. Très ouvert à ses demandes, le ministre Dubé lui donne rendez-vous un mois plus tard. Qu’a-t-il à lui annoncer?

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