Marina Orsini nous dévoile sa tradition culinaire des Fêtes différente | 7 Jours
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Marina Orsini nous dévoile sa tradition culinaire des Fêtes différente

La famille est un bien précieux pour Marina Orsini. Ce sont d'ailleurs les recettes héritées de sa mère, de ses tantes ou même de sa grand-mère qu'elle a choisi de mettre en avant dans son livre Gourmande!, dans lequel elle raconte l'histoire de ses deux familles, celle qui a émigré d'Italie, et la québécoise d'origine écossaise. À l'occasion des Fêtes de fin d'année, Marina Orsini a accepté de nous parler de ses traditions de Noël en famille.

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L’idée de ce livre consistant à présenter son histoire familiale à travers des recettes est née du désir de Marina Orsini de raconter ses origines. «Un livre de recettes, c’est comme une continuité pour moi, puisque j’ai une émission de cuisine quotidienne depuis plusieurs années, a-t-elle confié. Ensuite, en raison de mes racines et de la manière dont j’ai été élevée, que ce soit du côté italien de mon père ou du côté québécois écossais de ma mère, on a passé beaucoup de temps autour d’une table.» Dans la famille de Marina, on se rassemble souvent, plusieurs fois par an, quasiment une fois par mois. Les liens sont très serrés. «C’est une des premières phrases de mon livre: j’ai grandi autour d’une table, ça a toujours été au cœur de ma vie.» Elle raconte même qu’elle a deux tables chez elle: une dans la salle à manger et une dans la cuisine pour les repas de tous les jours. «C’est un lieu important dans ma famille. Dans chacune des maisons, de façon régulière, la cuisine et la table deviennent des endroits de rassemblement.» 

Photo : Valerie Blum


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TRADITION CULINAIRE DIFFÉRENTE
Si à travers le Québec on festoie avec du foie gras, des tourtières ou des ragoûts de pattes de cochon, la tradition est différente chez les Orsini. «Toute mon enfance, j’ai vu ma mère faire sa fameuse lasagne du temps des fêtes, c’était le rituel annuel. Ensuite, ma tante a poursuivi cette tradition et c’est même devenu une compétition annuelle amicale entre ma mère et sa sœur. Ma tante Marguerite la faisait à Noël et ma mère, au jour de l’An. C’est resté ancré. Depuis que ma mère est décédée, ma tante fait parfois des écarts au cours de l’année: elle peut nous surprendre à un souper avec sa lasagne, mais, en général, elle la cuisine à Noël.» 

La recette de lasagne du temps des fêtes prend deux jours à faire et, étonnamment, c’est la maman de Marina qui préparait ce plat typiquement italien. «Ma mère a appris de sa belle-mère. Mes grands-parents habitaient avec nous durant les premières années de mariage de mes parents. Ma grand-mère cuisinait souvent, elle aimait prendre le contrôle de la cuisine, au grand plaisir de ma mère, qui était la gourmande de la famille. Je pense aussi que ma mère voulait plaire à sa belle-mère, qui n’était pas très contente, au départ, que son fils épouse une Canadienne française. Elle aurait préféré avoir une bru italienne. C’était une façon pour ma mère de se faire aimer.» 

Dans son livre, Marina donne aussi une recette de tourtière, empruntée à son ami et producteur Luc Rousseau. «Au fil des ans, on crée notre vie, notre propre famille avec nos enfants, et on pique des recettes à droite et à gauche. La recette de tourtière vient de la famille de Luc, avec la pâte de Sœur Angèle. D’ailleurs, chez nous il y aura des tourtières sur la table, à Noël. C’est comme une nouvelle tradition, et je pense que je vais avoir le temps de faire la lasagne de ma mère pour le jour de l’An.»

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UNE FÊTE ORGANISÉE
Les fêtes de Noël demandaient toujours une bonne organisation pour les parents de Marina Orsini, qui pouvaient recevoir jusqu’à 40 personnes autour de la table. «Dès la mi-décembre, il fallait faire les courses pour acheter tous les produits et les ingrédients nécessaires à la confection du repas. Deux jours avant l’événement, on plongeait directement dans la préparation. Ma mère adorait aussi décorer la maison. Dès le 1er décembre, la machine de Noël se mettait en marche, un peu comme je fais maintenant.» 

Outre les décorations, il fallait prévoir les tables et les chaises pour asseoir tout le monde. «C’est devenu naturel pour moi de faire la même chose. Dès le mois de novembre, je commence à préparer des cadeaux de Noël. C’est quand même un moment très agréable. C’est une façon de terminer l’année, de faire un effort supplémentaire pour célébrer la vie et surtout de se rendre compte du privilège qu’on a d’avoir une famille où l’amour est très présent.» 

Marina Orsini a même gardé une habitude de sa mère qui sortait sa belle vaisselle seulement pour les grandes occasions, comme à Noël. «Je le fais, mais pas pour les mêmes raisons. J’ai gardé de la vaisselle qui appartenait à ma maman — ça fera d’ailleurs 10 ans en juillet prochain qu’elle est décédée — et je ne la sors pas tous les jours. Elle a une valeur sentimentale.»     

Photo : Valerie Blum

 

SENTIMENTS PARTAGÉS
Marini Orsini reconnaît que la période des fêtes est synonyme de nostalgie. C’est un moment de l’année où la joie et le bonheur côtoient aussi la douleur et l’absence. «On a toujours une pensée pour ceux qui sont partis, mais il y a aussi la nostalgie de notre vie qui passe. Ça nous rappelle ce qu’on est, d’où on vient, ce qu’on a eu ou pas, ça ne représente jamais la même chose pour tout le monde.» 

Elle garde d’ailleurs en mémoire les derniers Noëls de ses parents. «Je me souviens clairement du dernier Noël avec mon père dans mon petit appartement de Verdun, mais j’ai aussi un souvenir franc du dernier Noël de ma mère. Le temps des fêtes est relié à des moments de grandes joies, mais il y a toujours un tiroir de nostalgie. Cette année, j’ai un oncle qui arrive à la fin de sa vie, et on se demande s’il sera encore avec nous à Noël. Chaque famille vit ça. En même temps, il y a des naissances. Ma nièce Catherine va accoucher en mai prochain; il y a toujours les deux côtés. C’est le cycle de la vie.»

TRANSMISSION
Thomas, le fils de Marina Orsini, est le témoin privilégié de ces traditions qui se transmettent de génération en génération. «Pour lui aussi, la famille est importante, confie sa mère. Il a d’ailleurs réussi à prendre congé pour Noël. Il travaille maintenant en restauration, et le temps des fêtes est toujours très occupé dans ce domaine. Cette année, on va pouvoir passer Noël ensemble, le 24 et le 25, et ensuite on s’en va à la campagne pour un repas de famille, le 28. Par contre, il va travailler au jour de l’An, mais il est content de pouvoir vivre Noël en famille.» 

À travers ce livre Gourmande!, Marina Orsini a surtout voulu rendre hommage à sa mère, Verna, qui était le ciment de la famille. «Je dédicace d’ailleurs ce livre à mon fils et à tous les enfants de la famille en souvenir de ces femmes merveilleuses, qui ont été nos mères et nos grands-mères, qui ont été au cœur de nos vies et qui nous ont appris à vivre. Ma mère a trois sœurs, je les appelle les quatre siamoises; elles nous ont transmis cette proximité, cette envie de se rassembler, d’être présents les uns pour les autres. On souligne les événements en famille et on s’encourage beaucoup entre nous.» Avec le recul, l’animatrice et comédienne est très fière d’avoir pu mener ce projet à terme, qui est une sorte de témoignage et de cadeau à ses origines. «Le livre s’est fait vraiment naturellement, même si c’est beaucoup de travail. J’avais l’impression que je devais le faire, on dirait que tout était dicté d’avance dans ma tête.» 

Elle confie du même souffle que l’écriture a ouvert une porte de création chez elle, et qu’il n’est pas impossible qu’elle renouvelle l’exercice sous une autre forme. «Je me rends compte que je n’avais jamais raconté auparavant tout ce que j’ai écrit dans ce livre. C’est comme un journal intime. À cause de mon métier, je parle souvent de moi, mais c’est quasiment toujours en lien avec des projets. Je suis assez réservée, je n’ai jamais ouvert les portes de ma maison aux médias. Mais, à travers ce livre, c’était naturel pour moi de le faire. C’est ce qui en fait un objet précieux, spécial et unique pour moi.»

BILAN ANNUEL
Marina Orsini n’est pas du genre à recenser ses bons et moins bons coups à la fin décembre. «Je ne fais pas de bilan, j’ai l’impression qu’il se fait au fur et à mesure que la vie avance. Je sais ce que j’ai fait et ce que j’ai envie de faire. Pour moi, finir une année et en commencer une autre, c’est juste la continuité.» 

Son objectif est de mettre du beau dans sa vie, c’est un peu la raison de son engagement en tant que porte-parole pour La guignolée des médias. «C’est évident qu’on veut donner un coup de main parce que beaucoup de gens sont dans le besoin. Plusieurs ont vécu de grandes épreuves dans les dernières années, et il faut souligner que personne n’est à l’abri. On parle souvent de la pauvreté, mais ce n’est pas si loin de nous. Il y a des périodes de nos vies qui sont plus difficiles, et la guignolée aide tout au long de l’année, pas seulement durant la période des fêtes.» 

À 55 ans et après plus de 40 ans de carrière, elle veut s’alléger l’esprit et se concentrer sur l’essentiel. «Je veux célébrer les beaux souvenirs. Les moins beaux, je les ai vécus, c’est ce qui fait celle que je suis. On a tous nos blessures d’enfance, je n’ai pas vécu dans une famille parfaite, mais il y avait du bon. C’est ce que je porte en moi. Au fil du temps, on fait le tri et c’est nécessaire pour avancer. Je sais que j’ai planté en 2022 des graines que je vais récolter en 2023. Je me sens toujours en continuation, en espérant avoir appris de belles leçons au cours des derniers mois. On est en vie, célébrons et continuons de profiter de la vie!»      

  

Le livre Gourmande!, de Marina Orsini, est en vente partout.
On la retrouve à la barre de 5 chefs dans ma cuisine, du lundi au vendredi, à 11 h 30, à Radio-Canada.
Si vous voulez donner pour La guignolée des médias.

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