Céline Bonnier se confie sur sa relation amoureuse avec un jeune acteur | 7 Jours
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Céline Bonnier se confie sur sa relation amoureuse avec un jeune acteur

Céline Bonnier a le sens du clan et de la communauté. Cet attachement se traduit tant dans sa vie professionnelle que dans sa vie personnelle. La nouvelle série Fragments, dans laquelle elle incarne Marlène Cormier, lui donne l’occasion d’évoquer la famille sous toutes ses formes. L’actrice a reconnu très tôt la valeur des liens qui se développent au sein de ce noyau.

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Céline, je présume que faire partie d’un projet aussi attendu est un privilège d’actrice...

Oui, c’en est un. Serge Boucher (l’auteur) et Claude Desrosiers (le réalisateur) forment une équipe éprouvée, c’est-à-dire qu’elle a fait la preuve de sa valeur. La qualité de leur travail et leur symbiose sont reconnues. Avec Fragments, on constate que c’est une écriture qui décortique beaucoup la simplicité de l’humain dans sa complexité. C’est une série sur la bienveillance, sur le lien, sur la reconnaissance des origines et de la communauté au sein de laquelle on a grandi. Cette série redonne de la valeur à tout cela. C’est quelque chose de profond et c’est bien traduit dans Fragments.

N’est-ce pas en lien avec une certaine reconnaissance de ceux qui ont enrichi notre parcours?

Oui, et c’est ce qui tisse une vie. Dans la série, les personnages sont fragilisés par un événement. On constate que dans ces moments-là, on a encore plus besoin de la communauté, de ces liens qui ont été bienveillants. Le personnage de Marlène, qui est mon personnage, est un peu blindé. Elle a pris des décisions pour des principes. Je pense que les retrouvailles avec son passé vont la délier et la ramollir. Des choses non dites vont se révéler et l’aider à s’assouplir. C’est vraiment une superbe série!

Actuellement, on te voit aussi au cinéma dans le film Au nord d’Albany. C’est un autre beau personnage qui t’a été confié.

Oui, le film est présentement en salle. Nous l’avons tourné il y a deux ans avec Marianne Farley. C’est une écriture très personnelle, sur la fuite, sur la monoparentalité, sur l’incommunicabilité. C’est multicouche. On constate à quel point, très rapidement, on ne se comprend plus, on prend de mauvaises décisions. Comment revenir de tout cela? C’est très beau et ça touche beaucoup de thèmes. Je suis aussi à répéter Rome de Brigitte Haentjens que nous allons présenter à l’Usine C en avril prochain. Ce sont cinq pièces de Shakespeare qui rassembleront une trentaine d’acteurs sur scène.

On constate une belle continuité dans ta carrière. L’actrice en toi est-elle satisfaite de ce déroulement?

Oui, je peux dire que j’ai été choyée. J’ai beaucoup appris à travers ce métier, mais ce n’est pas terminé. Il y a toujours des surprises. Fragments en est une. C’est le genre de projet qui me touche énormément, car je viens de cette époque. Ce dont on parle, c’est exactement notre culture, nos intérêts, nos valeurs, notre rapport à l’art. 

La communauté, c’est quelque chose qui compte beaucoup pour toi?

Oui, car sinon, je n’existe pas. Cela dit, je suis capable d’aimer être seule. J’ai besoin d’être seule parfois, mais parce que je sens que ma communauté est forte, que ce soit la communauté artistique ou ma famille.

Tu reconnais la valeur de cette famille dans ton parcours?

C’est primordial, comme c’est primordial pour tout le monde, mais certains la fuient à un certain moment. Moi, non. C’est une famille que j’aime énormément et dans laquelle j’ai toujours été confortable. J’ai revu ma famille récemment et j’en suis toujours fière. Je trouve que chacun y est impressionnant.

C’est une grande famille, si je ne m’abuse?

Oui, et les liens que nous avons sont très, très forts. Les liens que j’ai avec les communautés sont très forts. Les plateaux de tournage, ce sont des familles. Avec Fragments, c’était très particulier. Les conversations que nous avions étaient profondes. Nous avons eu des échanges importants.

La reconnaissance de la famille sous toutes ses formes est-elle venue tôt ou tard dans ta vie?

Pour moi, ça s’est fait assez tôt. Je suis une fille de famille. Lorsque j’ai fait le Conservatoire, je sentais une famille, et ce, dès la première année. Ç’a été décimé, car sur 11 étudiants, 7 sont partis. En deuxième année, nous n’étions plus que quatre. Ça m’avait ébranlée.

Reconnaître d’où on vient, ce qui nous a été donné et transmis a son importance à tes yeux?

C’est ce qu’on retrouve dans Fragments: beaucoup de reconnaissance et de bienveillance envers ceux qui nous ont permis de grandir. Il y a beaucoup de réflexion là-dessus. Il y a différentes formes de liens qui nous changent.

Dans le métier, des gens te disent-ils que tu as eu une influence dans leur parcours?

Ça peut m’arriver de temps en temps. Certains me disent avoir changé leur trajectoire parce qu’ils m’ont vue jouer. Ça les a influencés. Au début, je trouvais ça étrange... Il y a toujours un passage dans notre vie où on n’est pas habitué à ça... Puis, il vient un moment où les gens nous ramènent à notre âge et à notre expérience. C’est très bon.

On te cite souvent comme étant une inspiration...

Merci, et tant mieux. C’est une étape de vie. J’avoue que d’entendre ça, ça apporte un baume. 

Photo : Dominic Gouin / TVA Pub

Nous nous apprêtons à tourner la page sur 2022. As-tu vécu une belle année?

Oui, j’ai beaucoup travaillé et j’ai fait beaucoup de scène. J’ai eu plusieurs réflexions autour de mon métier. Par exemple, comment l’appréhender? Qu’est-ce que j’ai fait et que me restet-il à faire? Suis-je encore en amour avec mon métier? Il vient un moment où ces questions se posent.

Comme dans toute relation, finalement?

Oui, exactement. Il faut réévaluer tout cela. Je pense que j’ai encore envie d’être en couple avec mon métier! (rires) D’ailleurs, on y fait de plus en plus de place aux femmes de 50 et 60 ans... Et c’est tant mieux! Nous faisons encore partie de la société. C’est beau de voir la vie imprégner des corps. Moi, ça m’a toujours inspirée. Chez nous, tout le monde est plus vieux. J’ai trouvé mes parents inspirants jusqu’à la fin.

Que souhaites-tu pour 2023? As-tu des objectifs?

J’ai des projets, je pense entre autres à la réalisation. J’aimerais réaliser. J’aimerais mettre en scène. Je suis dans cette réflexion. On pourrait dire qu’à mon âge, il faudrait que je me dépêche, que j’arrête de réfléchir et que j’agisse! (rires) Il n’y a pas d’âge pour réaliser un désir profond. Effectivement, il n’y en a pas. Ça dépend des projets. Il y a encore des rôles que j’ai envie de jouer. Pour l’instant, je suis occupée.

Et sur un plan plus personnel?

Tout est super. J’ai ma petite campagne et j’y suis bien.

Et tu serais amoureuse, semble-t-il...

Oui, amoureuse... C’est beau. Tout le monde y a droit...

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La série Fragments est disponible sur Tou.tv Extra. Le film Au nord d’Albany est actuellement en salle. La pièce Rome sera présentée à l’Usine C en avril prochain.

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