Stéphanie Bédard donne des nouvelles sur sa fille qui aura bientôt un an | 7 Jours
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Stéphanie Bédard donne des nouvelles sur sa fille qui aura bientôt un an

Image principale de l'article Des nouvelles sur sa fille qui aura bientôt un an
Photo : Patrick Seguin

C’est un album empreint de douceur, qu’on savoure pleinement d’une chanson à l’autre, que Stéphanie Bédard vient de nous offrir pour ses 40 ans. Celle qui s’est rendue en finale de Star Académie il y a déjà 17 ans et qui a participé à quantité de projets musicaux depuis avoue d’emblée que ce troisième album en carrière est le disque qu’elle a toujours voulu présenter au public.

Stéphanie, peut-on dire que cet album, qui a pour titre Miroir, est le reflet de la femme que tu es aujourd’hui?
Oui! Autant je me suis surmaquillée, j’ai chanté fort et fait des notes hautes dans la vie, autant je ne veux plus le faire maintenant. Il faut que les choses aient un sens.

Tu as avant tout choisi le naturel et l’authenticité?
Absolument. Et ça s’est reflété dans la musique. J’ai sorti mon deuxième album en 2018 et, en réalité, je ne devais pas en faire un troisième. Le deuxième, je l’ai produit moi-même et je me suis brûlée à tout faire, à essayer d’amasser des sous. Je n’ai pas nécessairement récupéré ce que j’avais investi, je n’ai pas eu de subvention, et je m’étais dit que je n’allais pas faire un autre album si je devais le produire moi-même. Je faisais plus de la coordination, je gérais des chiffres. C’est Véga Musique qui m’a approchée pour faire un nouvel album, et je leur ai dit que j’allais le faire comme si c’était mon dernier, avec les gens avec qui je voulais travailler depuis toujours. Surtout, je voulais prendre mon temps pour le faire. Depuis que je suis jeune, je pense qu’un album, c’est censé se faire avec des amis avec qui on se sent bien. On s’assoit et on fait des tounes, et c’est exactement ce qu’on a fait.

Vas-tu éventuellement présenter des spectacles?
C’est compliqué, parce que tout ce qui avait été programmé pendant la pandémie est présenté en ce moment, alors ça veut dire que ça va aller à 2024 ou 2025, chose que je trouve inconcevable. Je suis en train de cogiter pour faire quelque chose dans la nature, dans le bois. On dirait que c’est de la musique pour ça. J’y réfléchis ces temps-ci. Je trouve que ce sont des thèmes, des textes qu’on a besoin d’entendre, surtout aujourd’hui. Je pense à la chanson Respire: on a besoin de se faire dire de respirer! Je crois que ce côté paisible va rejoindre les gens. L’album s’appelle Miroir, ça évoque un lac miroir et, avec la chanson Viens t’asseoir, entre autres, on est sur le bord du lac. Je trouve que c’est important d’arrêter et de prendre ce moment d’introspection et de réflexion, ou d’être là pour quelqu’un, même si c’est dans le silence. Je trouve que ce sont des thématiques tellement importantes, qu’on a besoin d’entendre socialement. Quand on a écrit cet album, à chaque toune on se disait qu’on était au milieu d’un lac en plein hiver, avec du vent dans les cheveux, ou en train de marcher dans des feuilles, de patauger dans l’eau. Je pense donc que ça aurait un sens de faire des spectacles dans le bois avec ces chansons.

C’est d’ailleurs ce que tu as fait avec La route des lacs?
Oui, en 2020 et en 2021. On a développé notre système, on a des piles pour s’alimenter, ce qui fait que je n’ai pas besoin d’électricité. Ça pourrait nous permettre de faire des spectacles dans le bois. C’était vraiment cool, cette série de spectacles, on en a fait une cinquantaine en deux ans, durant l’été. À chaque endroit, il y avait quelque chose de spécial, les paysages et les gens étaient différents. Les couchers de soleil étaient différents aussi. Je me souviens entre autres d’une envolée de canards pendant une chanson! J’ai en mémoire chacun des spectacles et chacun des endroits. On arrivait l’après-midi pour s’installer et on passait la journée avec les gens, ce qui me permettait d’entendre leurs anecdotes, que j’utilisais ensuite durant le spectacle. C’était très convivial. Je ne veux plus faire de musique autrement. Ce genre de concept est d’autant plus intéressant que c’est difficile d’avoir des salles. En plus, il faudrait que je trouve une façon, dans une salle de spectacle, d’avoir cet échange avec les gens. Avec notre concept, on a trouvé une manière de faire de la musique qui est, pour moi, plus près de la vérité.

On peut dire que 2022 aura été une année importante pour toi: un premier enfant, 40 ans il y a quelques semaines et cet album que tu nous présentes!
Ça faisait longtemps que je voulais des enfants, mais je n’avais pas les amoureux qui en voulaient. J’ai rencontré mon chum il y a deux ans, et dans les cinq premières minutes, je lui ai demandé s’il voulait des enfants! (rires)

Et ça se passe bien avec ta fille, qui va avoir un an en février?
Je suis vraiment heureuse, mais ç’a été une réorganisation de la vie en général. Je suis travailleuse autonome et les savons que je fabrique ne vont pas vivre seuls durant un an. Toute cette logistique est compliquée. En même temps, je me dis que ça m’aiderait si j’avais une gardienne, mais d’un autre côté, c’est correct, parce que ça me permet de passer plus de temps avec ma fille. En fait, je viens de comprendre que c’est un beau moment actuellement, parce que j’ai décidé d’arrêter de tout le temps penser à mon travail et de stresser avec ça. Ça me fait évoluer comme personne, et il faut que j’apprenne à décrocher de ma job. Ma fille est géniale, elle est facile. On ne se compare à d’autres parents, on le réalise, même si ça demeure un défi d’avoir un enfant dans sa vie.     

Berceuse pour Rémie, que l’on retrouve sur ton album, c’était comme naturel?
C’est une petite pièce instrumentale que Pilou (Pierre-Philippe Côté, l’un des collaborateurs de l’album avec Emily Skahen, alias Georgette, et Mathieu Lippé) a composée. Quand on a fait l’album, je n’étais pas enceinte et, en fait, la vraie histoire est que, sur l’album, elle figure après la chanson C’est aussi ça un père, parce que je voulais que ce soit une berceuse par rapport à mon père. Je suis tombée enceinte par la suite, et on a décidé de lui donner le titre Berceuse pour Rémie.

Et tes 40 ans?
Ce n'était pas une grosse fête. J'ai invité mes meilleurs amis chez nous, à tour de rôle. On s'est fait un feu de camp, ils ont couché chez nous, et on a pu avoir de belles discussions. En plus, il a fait beau les quatre ou cinq soirs où on a fait ça, et c’est mon chum qui faisait les repas. Il m’a gâtée.

Mis à part la chanson, tu as toujours ton entreprise de savonnerie, c’est ça?
Oui, et ce n’est plus un sideline, parce lorsque je regarde mes revenus à la fin de l’année, je fais autant d’argent les savons qu’avec la chanson. Mais je suis loin d’être riche! Ça avance, c’est le fun, et il y a de belles choses qui se présentent sur mon chemin, comme ç’a toujours été le cas dans ma vie. Je suis chanceuse, il y a tout le temps des opportunités qui se pointent. J’imagine que ça arrive parce que je travaille dans ce sens-là.

Les gens peuvent-ils en acheter sur ton site?
Oui, et j’ai aussi des points de vente. J’ai développé une recette de shampoing en barre pour chiens, et on est en train de magasiner les réseaux de distribution partout au Canada.

C’est fou comme le temps passe; ça fait déjà 17 ans que tu as fait Star Académie!
Oui, le temps passe! J’ai participé récemment au Noël du Pauvre en Mauricie, et j’ai croisé Eloi (Cummings), qui a 17 ans et que je ne connaissais pas. Je me suis présentée, je lui ai demandé ce qu’il faisait, et il m’a dit qu’il avait fait Star Académie cette année. Et je lui ai répondu: «Oh mon Dieu, moi aussi... il y a 17 ans!» Un peu plus et il m’appelait quasiment madame! (rires)     

L’album Miroir est offert sur toutes les plateformes.
Pour en savoir plus sur les projets et la savonnerie de Stéphanie.

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