Michèle Richard n’a toujours pas fait le deuil de son père | 7 Jours
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Michèle Richard n’a toujours pas fait le deuil de son père

En compagnie de Joël Legendre, Michèle Richard se révèle comme jamais à travers le nouveau documentaire, Michèle, tout simplement. De sa première prestation sur film à l'âge de 10 ans à l'acquisition de sa nouvelle résidence dans les Laurentides, la chanteuse évoque sa vie et sa carrière, ses hauts et ses bas, et revisite certains lieux marquants de son histoire.

Michèle Richard n’a jamais été avare de confidences durant sa carrière, mais si elle a accepté de se dévoiler différemment dans ce nouveau documentaire, Michèle, tout simplement, c’est parce que Joël Legendre le lui a demandé. «C’est lui qui m’a amenée à me raconter autrement, raconte-t-elle en entrevue. Ça m’a permis de voir ma vie avec d’autres yeux. Avec le recul, c’est juste du bonheur.» 

Ensemble, ils sont allés sur des lieux qui ont marqué à la fois la vie personnelle et la carrière de Michèle. «Ça m’a permis d’expliquer d’autres faits par rapport à mon père. Je parle aussi de ma mère, bien entendu. Joël m’a amenée à dire les choses avec plus de maturité. Avec les années, tu travailles sur toi, et ça permet de comprendre, de voir le passé différemment.» 

Ils sont retournés, entre autres, dans les studios de la station CHLT, maintenant TVA, à Sherbrooke, où elle a fait ses débuts avec son père en 1956. Michèle s’est également laissée aller aux confidences devant les anciens studios de radio de la rue Dufferin, toujours à Sherbrooke, ainsi que devant la maison où elle habitait alors qu’elle avait quatre ou cinq ans. 

Elle a révélé être d’une timidité excessive, avoir eu un cancer du sein dont elle est maintenant guérie et rechercher avant tout l’authenticité chez un homme. 

Courtoisie


UN DEUIL IMPOSSIBLE
Joël Legendre accompagne ensuite la chanteuse au cimetière de Sherbrooke où est enterré son père. Sa mère repose dans un cimetière de Montréal, puisque ses parents étaient séparés à la fin de leur vie. Pour Michèle, ce moment a été un des plus émouvants du tournage. 

Quand elle évoque ses parents, Michèle Richard redevient immanquablement la petite fille qu’elle était. «Il y a plusieurs années, sur un plateau de télévision, un psychologue m’a dit que si j’avais toujours la même douleur face à la perte de mes parents, c’est que je n’avais pas encore réussi à faire mon deuil, même après tant d’années.» 

Le père de Michèle, Adalbert Richard, est décédé en 1981. Quatre décennies plus tard, Michèle Richard n’arrive toujours pas à faire la paix avec la disparition de ses parents. «J’en suis toujours au même point, c’est toujours aussi douloureux. J’ai un blocage par rapport à ça, et il n’y a rien à faire. C’est une douleur qui ne s’estompe jamais. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle je fais autant de décorations durant la période des fêtes: je me raccroche à ce que je vivais avec eux à cette période de l'année.»

Elle envisage d'ailleurs de se faire incinérer et de faire déposer une partie de ses cendres auprès de chacun de ses parents afin de retisser le lien familial.

Dans le documentaire, Michèle a aussi une pensée pour nombre de ses amis qui sont récemment décédés: Renée Martel, Michel Louvain, Johnny Farago, Pierre Lalonde, Pierre Marcotte, Tony Roman...

Courtoisie


PLÉNITUDE
Ce qu'on remarque dans ce documentaire, c'est le calme et la sérénité de Michèle Richard. À 76 ans, elle semble vivre en paix, notamment avec son passé. Déménager semble d'ailleurs avoir été une délivrance pour elle. «Décider de vendre mon ancienne maison de Saint-Sauveur et en partir, ç'a été une grosse décision à prendre après y avoir vécu 35 ans. Mais ça m'a permis d'épurer, de nettoyer, de donner, de vendre. C'est tout un changement de vie que j'ai effectué en prenant cette décision. Maintenant, je suis dans un endroit plus petit, je suis revenue à l’essentiel en gardant juste ce qui est important et nécessaire. C’est merveilleux.» 

Même si la première partie du documentaire a été tournée dans une pièce de cette nouvelle maison, on n’en verra pas plus. «Je n’ouvre plus les portes de ma maison. Aujourd’hui, ça ne m’intéresse pas de montrer mon intérieur; je l’ai fait souvent avec mon autre maison.»

Pour une première fois dans sa vie, on dirait que la vedette semble vouloir protéger son intimité et son bonheur quotidien. «Je suis plus légère, c’est une nouvelle vie. Je vis dans un chalet au bord de l’eau, ça a changé ma vie. Dans le documentaire, on me voit sur le bord de l’eau, sur le quai, me promener sur un ponton, on me voit vivre... Quand j’étais à Saint-Sauveur, on ne me voyait pas vivre, je travaillais tout le temps.»      

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UN AVENIR SEREIN
Après plus de six décennies de travail acharné, Michèle Richard avoue que sa passion pour son métier est toujours présente. Le documentaire se termine d’ailleurs avec des extraits d’un spectacle qu’elle a récemment donné dans une salle chère à son cœur, le Caf’Conc’ du Château Champlain, située dans l’enceinte de l’hôtel Marriott Montréal.

«Je vais continuer de travailler, mais moins, a-t-elle confié en entrevue. Je ne vis plus au même rythme que celui qui a marqué ma vie. Maintenant, je ne fais que les choses dont j’ai envie et qui me plaisent. Et surtout, je ne me sens jamais coupable. Avant, quand j’arrêtais deux ou trois semaines, je me sentais coupable. Ça, c'est finit!»

Parce qu,elle déteste la Floride, Michèle s'apprête à passer l'hiver au Québec où elle profite des joies des sports d'hiver. «Je prends de grandes marches, je fais de la raquette sur le lac, mon chien adore ça. J'ai aussi le projet en janvier d'aller dans Charlevoix. Et pour ce qui est du travail, c'est mon gérant qui s'occupe de ça.»

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