Comment aider l'enfant atteint de TDAH | 7 Jours
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Comment aider l'enfant atteint de TDAH

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L’enfant aux prises avec un TDA/H doit surmonter de nombreux défis. Il importe donc de lui apporter toute l’aide nécessaire pour lui rendre la vie plus facile.

Avant tout, dès que le diagnostic de TDA/H est posé, on doit dire à notre enfant que ce trouble d’origine neurologique n’a absolument aucun lien avec son intelligence et qu’il n’est pas responsable de sa condition. Il faut ensuite lui expliquer les étapes de son traitement, soit la médication qu’il devra prendre, et la psychothérapie qu’il suivra (si on opte pour cette solution complémentaire), en insistant sur le fait que ces outils ont pour objectif de l’aider à mieux se contrôler, à mieux se concentrer pour améliorer ses résultats scolaires et sa capacité d’apprentissage. Ensuite, il est essentiel de faire part à l’équipe-école des moyens que nous utiliserons pour aider notre enfant afin que tous puissent apporter leur contribution à sa réussite.

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L’appétit et le sommeil

Les médicaments proposés pour le TDA/H sont des stimulants qui ont deux effets importants: ils coupent l’appétit et perturbent le sommeil. Il faut l’expliquer à notre enfant et lui dire que même s’il ne ressent pas la faim, il doit manger un peu sans quoi son corps sera fatigué. Par ailleurs, la médication augmente considérablement la soif chez plusieurs enfants et ils doivent donc avoir accès à une bouteille d’eau en tout temps. Enfin, les stimulants causent souvent de l’insomnie. Voici des astuces pour éviter que notre enfant ne perde du poids ou du sommeil.

Alimentation

  • Il est important de lui offrir son petit-déjeuner avant qu’il prenne sa pilule, car il perdra rapidement l’appétit. On lui offre des yogourts gras, du lait homogénéisé, des protéines, etc. Bref, on oublie les aliments faibles en gras pour lui.
  • Comme il y a de fortes chances qu’il n’ait pas faim avant que sa médication cesse d’agir, on ne le force pas à manger aux mêmes heures que les autres et on lui réchauffe son souper quand il a faim. Parce qu’il n’aura peut-être rien mangé ou très peu à l’heure du dîner, il se peut qu’il ait encore faim en soirée. On le laisse donc manger avant d’aller au lit afin qu’il reprenne les calories perdues. On peut donc préparer des collations nourrissantes et nutritives qu’il n’aura qu’à décongeler. 
  • Au moment des repas, on lui sert de plus petites portions (moins décourageantes), les aliments les plus riches en premier et les légumes après. S’il ne mange pas ses légumes, on lui donne des vitamines.
  • On lui met toujours une barre de céréales et des fruits séchés dans sa boîte à lunch lesquels se mangent facilement et apportent énergie et nutriments.

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  • S’il rechigne à manger, on essaie de lui faire boire des substituts de repas au dîner; comme cela, il ingérera des protéines, des glucides, des lipides, des vitamines et des minéraux.

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  • Enfin, on accepte que notre enfant puisse avoir plus envie de grignoter tout au long de la journée que de manger un repas complet. On fait donc preuve de tolérance et de compréhension: l’important, c’est qu’il réussisse à ingérer des aliments sains et en quantité suffisante.

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Sommeil

Plusieurs enfants qui ont un TDA/H ont souvent des troubles du sommeil en plus de ceux causés par la médication: ils ont de la difficulté à arrêter les pensées qui roulent dans leur esprit, et ont parfois le syndrome des jambes sans repos, c’est-à-dire qu’ils ont besoin de remuer les jambes avant de s’endormir. 

  • Pour les aider à s’endormir, il est essentiel de les tenir loin des écrans après le souper, car leur lumière intense stimule le cerveau et empêche la libération de la mélatonine, l’hormone naturelle du sommeil. On les encourage plutôt à lire un livre papier, à dessiner, à jouer, à faire de la musique... 

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  • Si notre enfant a un surplus d’énergie en soirée, on peut aller marcher avec lui, puis diffuser de la musique douce et lui faire prendre un bain au retour pour l’aider à relaxer.
  • On s’assure qu’il a une bonne routine de sommeil, c’est-à-dire qu’il va au lit à la même heure chaque soir et qu’il se réveille à la même heure le matin pour que son rythme circadien se mette en place.
  • Si notre enfant a vraiment du mal à s’endormir, on peut lui donner de 3 à 6 mg de mélatonine 30 minutes avant de se coucher (vérifier la posologie auprès du médecin ou du pharmacien). La mélatonine est une hormone produite par le corps pour induire le sommeil, mais qui serait mal libérée par le cerveau des enfants souffrant d’un TDA/H.  

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D’autres conseils à mettre en place

Parce qu’il peut oublier des consignes, on lui formule des directives simples et peu nombreuses à la fois. Et on accepte de répéter. Pour les tout-petits, on met sur le frigo un tableau avec des pictogrammes pour l’aider à se rappeler les consignes en lien avec sa routine. 

  • On encourage notre enfant à être actif et à pratiquer des sports. On pourrait ainsi se doter d’un vélo stationnaire ou d’un tapis roulant dans la maison s’il a besoin d’évacuer un trop-plein d’énergie.
  • Lorsqu’il fait ses devoirs, on s’assure d’éviter les sources de stimulation et de distraction dans son environnement, comme la télévision, la radio et l’ordinateur. On prévoit aussi des pauses durant la période de devoirs, par exemple, après 10 ou 15 minutes de travail. On en profite pour lui faire boire un verre d’eau, manger une collation, bouger un peu. 
  • On souligne ses efforts, mais non ses erreurs, ce qui ne ferait que détruire son estime de soi.
  • Si notre enfant devient surexcité et qu’il dépasse nos limites, on lui demande simplement de se retirer dans sa chambre pour quelques minutes plutôt que de le punir ou de crier. 
  • En présence de difficultés scolaires, on n’hésite pas à avoir recours à un orthopédagogue. Une consultation avec un ergothérapeute peut aussi être bénéfique pour comprendre et cibler les besoins sensoriels de notre enfant. Et, bien sûr, la psychothérapie peut lui permettre de mieux composer avec les défis liés au TDA/H.

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