Simon Morin se confie sur sa nouvelle vie de père | 7 Jours
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Simon Morin se confie sur sa nouvelle vie de père

Généreux, résilient et vrai, Simon Morin est l’un de ces artistes pour qui on souhaite le meilleur. Le chanteur, qui s’est fait connaître dans l’édition 2012 de Star Académie, n’a jamais baissé les bras malgré les embûches du destin, et a épaté les coachs de La Voix en 2015 et de The Voice en France en 2018. Après avoir joué dans Chaos l’an dernier, celui qui lance tout juste l’album Panorama apprivoise un tout nouveau rôle depuis septembre, celui de papa du petit Tom.

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Simon, on peut dire que ces derniers mois ont été chargés pour vous avec la naissance de votre fils, Tom, en septembre et le lancement de votre nouvel album, Panorama... Comment avez-vous concilié tout ça?
Ç’a été plus difficile que j’aurais pensé. Ce n’est pas que Tom est un bébé difficile, loin de là, mais j’avais sous-estimé mon envie d’avoir constamment mon fils dans mes bras. Sa présence m’a toutefois permis de rendre mes moments de préparation du lancement de Panorama pleinement efficaces, car je ne m’accordais aucun temps de procrastination afin de pouvoir retrouver mes occupations parentales le plus vite possible. Ç’a été un gros défi!      

Panorama a été en grande partie écrit et enregistré durant la grossesse de votre conjointe, Audrey. Cet événement heureux a-t-il teinté sa création?
Je pense que la sonorité de l’album et son message rempli d’espoir ont été influencés par la grossesse d’Audrey. Il y a même une chanson pour Tom sur l’album, J’te promets, qui a été écrite par Amay Laoni. J’ai l’impression que ma préparation à la paternité durant la conception de l’album m’a assagi. Elle m’a aussi poussé à prendre le temps de bien faire les choses sur le plan tant musical que personnel. Professionnellement, j’ai laissé entrer un associé en gérance pour m’aider dans ma carrière et j’ai aidé à la composition et à l’écriture de six de mes chansons. Sur le plan personnel, j’ai assisté à tous les rendez-vous de grossesse avec Audrey. 

Photo : Dominic Gouin



Maintenant que vous avez la responsabilité du petit Tom dans votre vie, êtes-vous plus inquiet face aux aléas du métier?
Je me suis toujours beaucoup protégé, car je ne fais pas un métier facile. Il peut vous mettre dans des états de joie et de déprime extrêmes en un claquement de doigts. C’est pour ça que je me concentre depuis des années à me doter d’un bon coussin financier et à me construire une base émotionnelle assez forte pour passer à travers. Des gros coups, j’en ai reçu pas mal dans mon parcours, mais je travaille toujours dans l’optique de ne jamais refaire les mêmes choses, en espérant avoir un résultat différent. En modifiant des microdétails, j’essaie toujours d’améliorer mon futur.

Quel revers a été particulièrement difficile pour vous?
Juste avant la sortie de mon album Ébène, en 2019, j’ai fait une grave dépression. J’ai été arrêté un bon moment avant de pouvoir retomber sur mes pattes. Pour y arriver, j’ai fait beaucoup de lecture, je suis allé voir un thérapeute et j’ai été médicamenté. J’ai pris mon temps pour me poser les bonnes questions et remettre mes choix en perspective. Cette dépression a été une grosse mise au point pour moi.

Vous sentez-vous changé depuis?
Oh oui, et Panorama est à l’image de celui que je veux être dans l’avenir, un être plus lumineux. Je suis aussi beaucoup plus sensible aux émotions que je vis. Avant, quand je traversais des périodes difficiles, je m’acharnais dans le travail sans trop réfléchir. J’ai enchaîné les projets après mon divorce, alors que cette rupture m’était rentrée dedans. Tranquillement, j’ai touché le fond. Aujourd’hui, j’ai fait du ménage dans les gens autour de moi et je n’accepte plus les situations où je ne suis pas bien émotionnellement.

Avez-vous un conseil pour d’autres qui passeraient par une période aussi difficile?
On pense parfois qu’on est bien seul dans notre malheur, mais ce n’est pas vrai. Il y a des gens autour qui nous aiment et qui peuvent être là pour nous. Et si jamais vous doutez trop pour vous ouvrir à un ami, les lignes d’écoute sont là pour vous accompagner.

Quand on vous voit complètement rayonnant aujourd’hui, c’est dur d’imaginer par où vous êtes passé...
Je n’avais jamais pensé que la venue de mon fils me ferait autant triper! J’aimerais que le temps s’arrête. Ça fait quelques semaines qu’il est né et il grandit déjà tellement! Je n’ai pas cumulé beaucoup d’heures de sommeil depuis sa naissance, mais ça ne me fait rien. Quand je me réveille et que je l’entends gazouiller, je me dépêche de le prendre pour passer du temps collé avec lui. Je vous avoue qu’avant, je trouvais les nouveaux parents pas mal gagas, mais maintenant je comprends et je m’excuse de mon jugement. (rires) C’est drôle, parce que, pendant la grossesse, j’ai eu des appréhensions par rapport à ma paternité, j’avais peur de ne pas triper assez. Grâce à mon évolution, je me suis posé les bonnes questions et j’ai appelé un ami pour en discuter avec lui. Finalement, dès la naissance de Tom, j’ai vécu un gros déclic d’amour.



Avez-vous toujours voulu être père?
Oui, j’aurais même voulu l’être plus tôt, mais je n’avais pas trouvé la bonne personne. C’est une bonne chose que ce ne soit pas arrivé avant, car maintenant que je suis avec Audrey, je la trouve parfaite comme mère et je pense aussi être plus à ma place comme père.

Est-ce que Tom aime vous entendre chanter?
Comme Audrey a été très impliquée lors de la conception de Panorama, Tom a aussi souvent entendu mes chansons. J’ai donc fait un petit test. Alors qu’il était agité, j’ai fait jouer une de mes chansons et il s’est aussitôt calmé, comme si ma voix l’avait rassuré. Je ne sais pas si c’est parce qu’il connaît si bien ma voix, mais j’arrive aussi à le rendormir facilement en lui parlant.

Vous, quelle chanson de Panorama vous rassure?
Quand les murs tomberont, que j’ai coécrite avec mon guitariste en pensant à ma relation avec Audrey. Lorsque j’ai rencontré Audrey en 2019, je venais de divorcer et je n’étais pas bien. Oui, je l’ai trouvée formidablement belle, mais je n’étais pas prêt à être en relation, j’essayais de me retrouver des assises mentalement et je ne me sentais pas du tout à la hauteur comme copain. Je lui ai dit que je ne pouvais pas lui demander de m’attendre, mais que si elle restait, ça me rendrait heureux. Notre histoire n’est donc pas un traditionnel coup de foudre, elle s’est plutôt bâtie tranquillement, au point que nous n’avons même pas de date anniversaire à célébrer. Nous nous sommes rencontrés au printemps, c’est devenu plus sérieux en novembre et la pandémie nous a donné l’élan pour emménager ensemble. Ces mois de confinement seuls tous les deux ont été extraordinaires, et ma chanson me donne juste envie de me recoller à elle.

Photo : ERIC MYRE / TVA


L’an dernier, on a pu vous voir dans le rôle d’INVO dans Chaos. Aimeriez-vous continuer à jouer?
Chaos a été un véritable cadeau de la part de Josélito Michaud à mon endroit, et oui, je voudrais recommencer à jouer. Même si je ne traiterais jamais les gens autour de moi comme INVO le faisait, j’avais quand même beaucoup de liens avec ce personnage de jeune chanteur. J’aimerais donc, pour une prochaine fois, me lancer dans un rôle complètement différent. J’aimerais tellement que TVA me propose un rôle d’avocat dans Indéfendable, pour lequel je devrais me couper les cheveux ou cacher mes tatouages sous du maquillage! 

L’album Panorama est disponible partout.
simonmorin.com


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