Difficiles traitements de fécondation in vitro pour la conjointe de Messmer | 7 Jours
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Difficiles traitements de fécondation in vitro pour la conjointe de Messmer

Avec la pandémie, Messmer a dû se résoudre à ne plus monter sur scène. Mais comme le dit si bien le proverbe, À quelque chose malheur est bon. En effet, cette pause involontaire lui a permis de se déposer avec son amoureuse, Bellair, et de poursuivre l’ultime traitement de fécondation in vitro grâce auquel leur deuxième fille est née. Pour devenir les heureux parents de Soleil, cinq ans, et Magie, deux ans, il aura fallu une vingtaine de FIV...

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Messmer, vous êtes de retour sur scène avec Hypersensoriel.

Effectivement. Avant la pandémie, je passais six mois ici et six mois en Europe. Lorsque j’ai repris la tournée au Québec, en août, ça faisait presque trois ans que j’avais donné des spectacles ici. Pendant la pandémie, nous avons eu autre enfant. Ça aura servi à ça! (rires) Nous avons eu recours à la fécondation in vitro parce que j’étais vasectomisé. Soleil est née grâce à cette technique, tout comme Magie. Puisque nous étions toujours en tournée et entre deux avions ou deux taxis, c’était difficile d’y arriver. Une vingtaine d’essais plus tard, nous avons eu notre deuxième enfant.

Photo : Dominic Gouin / TVA Pub

La pandémie a donc eu du bon pour vous!

Oui, le jour où le Québec a fermé, en mars 2020, nous avions déjà un rendez-vous pour une FIV. C’était celui de la dernière chance. Comme nous avions déjà commencé le cycle, on nous a confirmé que nous poursuivrions. Après le traitement, nous sommes restés à la maison, calmes. Si ça ne fonctionnait pas, nous arrêtions. Pendant la grossesse de ma femme, comme j’étais à la maison, j’ai pu l’aider du mieux que je pouvais. Quand elle a accouché, je suis resté à la maison durant les mois qui ont suivi.

Qu’est-ce qui vous avait convaincu d’aller au bout de cette démarche après tant d’essais?

J’avais déjà deux grands fils de 30 et 28 ans. Soleil avait trois ans. J’accompagnais toujours ma femme lors des essais, même lorsque j’étais en Europe. Je faisais des allers-retours de 24 heures pour être présent auprès d’elle. Après tout ce temps, je pensais que c’était fini, mais ma femme y croyait encore. Elle est persévérante. Pourtant, physiquement, c’était dur pour elle, entre autres à cause des hormones. Moralement aussi, chaque fois que ça n’avait pas marché... Elle a suivi son instinct. Elle a proposé au médecin de faire un dernier essai et ça a fonctionné. Je crois au destin.

Alors finalement, la petite Magie porte bien son nom?

Au début, je n’étais pas chaud à l’idée de l’appeler comme ça, car dans mon métier, l’hypnose est sou­ vent associée à la magie. Quand je vois ma fille, je constate que ça lui va bien. Le plus étonnant, c’est que ma femme avait eu l’idée d’appeler ses filles Soleil et Magie avant même de me connaître! Parfois, c’est l’instinct qui parle. 

Comment Soleil a-t-elle accueilli sa sœur?

Elle l’attendait avec impatience! Durant la grossesse, elle parlait à sa sœur. Lorsque nous sommes partis pour l’hôpital au moment de l’accouche­ ment, nous ne le lui avons pas dit. À notre retour avec le bébé, ç’a été un moment magique. Elle a été tellement surprise! Ce sont deux belles sœurs qui s’entraident, qui sont complices. Soleil n’a pas eu l’impression de perdre sa place. Elle était bien préparée à accueil­lir sa petite sœur. Encore une fois, la maman a bien fait les choses.

Photo : Dominic Gouin / TVA Pub

Votre femme vous suit-elle toujours en tournée?

Elle le fait moins souvent depuis que Soleil a commencé la maternelle à temps plein. Nous avons songé à faire l’école à la maison, mais en regardant mes horaires de près, nous avons constaté que c’était complexe. Je veux quand même que mes filles con­ naissent la vie de tournée. Soleil a grandi dans ce milieu. Elle a voyagé toute sa vie. Nous sommes en tournée au Québec, et Bellair vient de temps en temps faire des spectacles les week­ ends. La priorité, c’est les enfants, et nous arrivons à prendre des vacances. En 2023, j’aurai trois ou quatre semaines de congé malgré l’horaire chargé. En raison de la pandémie, tout le monde a reporté les spectacles. Ce que je présente, ce sont les dernières représentations d’Hypersensoriel, que j’étais censé finir à l’automne 2020. Il me restera des spectacles à donner en Europe entre janvier et juin 2023.

Vous êtes aussi père et grand-père. Êtes-vous fier d’avoir amalgamé cette belle grande famille?

Oui, j’ai deux fils et deux petits­fils, Mathis, 14 ans, et Liam, 8 ans. Soleil et Magie sont les tantes de mes petits­fils! Les voir jouer ensemble, c’est mon plus grand bonheur... En janvier, je partirai pour tourner une émission spéciale sur les 10 ans de Messmer en Europe. J’emmènerai toute la famille avec moi: mes fils, mes petits­fils. Ils participe­ ront aussi au tournage de l’émission. 

Quand on est papa sur le tard, avoir un peu de recul fait-il du bien?

Oui, on a de l’expérience, on est plus relax. En même temps, avoir des enfants, ça garde jeune, même si on réalise que les genoux ne suivent plus! 

Et ça soude le couple?

Oui. Nous ne sommes plus que des amoureux, nous formons une famille. Nous essayons de faire en sorte que la famille soit à l’avant­plan. Il faut être capable d’accepter de ne pas faire ce qu’on veut quand on veut, mais on apprend à travers cette expérience.

Photo : Karine Lévesque / Les

En terminant, quels sont vos projets après Hypersensoriel?

J’ai un spectacle sur lequel je travaille depuis des années. Ce serait un sémi­naire de deux jours pour aider les gens; ils apprendront à maîtriser eux­mêmes leur subconscient. L’atelier cérébral sera présenté en 2023. Mes fils font eux aussi carrière dans l’hypnose avec les Somnifrères, mais ils ont aussi chacun un métier, au cas où on serait encore stoppés par une autre pandémie. C’est ce que j’ai fait à mes débuts. À l’époque, j’étais graphiste et illustrateur, et je donnais des spectacles. 

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