À 60 ans, Jean-Marc Parent se confie sur son état de santé | 7 Jours
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À 60 ans, Jean-Marc Parent se confie sur son état de santé

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Photo : Julien Faugère / Les Publications Charron et Cie inc./Groupe TVA

Même s’il poursuit sa tournée utopie à travers le québec, Jean-Marc Parent propose deux nouvelles émissions d’une heure de JMP à TVA. L’humoriste, qui vient de recevoir une plaque soulignant 150 000 billets vendus pour son spectacle, nous a accordé une entrevue durant laquelle on a pris des nouvelles de sa tournée, de ses projets professionnels et personnels, et de sa santé.

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Après les quatre émissions JMP de l’an dernier, qui ont remporté un beau succès d’audience, ComediHa! et TVA ont demandé à Jean-Marc Parent de préparer deux nouvelles émissions pour cette saison. «Comme je suis encore en tournée, je n’étais pas sûr d’avoir le temps, car il y avait seulement un mois de délai avant le tournage. Mais je me suis rendu compte que j’avais différentes histoires à raconter. J’ai finalement fait un spectacle de cinq heures, en octobre dernier. C’était vraiment bien.» Il était accompagné de ses habituels «kings de la technique», à savoir Yves Aucoin, Sylvain Guay et Pierre Cinq-Mars. «Ils sont tous occupés, mais ils m’ont dit que quand ils viennent avec moi, ils ne travaillent pas. Ils prennent une journée de congé pour venir faire ça, ils savent qu’on va avoir du plaisir. Ça me motive, moi aussi.»

PHOTO COURTOISIE QUÉBECOR CONTENU

UN NATUREL COMIQUE

Pour les deux émissions JMP, l’humoriste se livre dans la version la plus simple possible. «J’ai un tabouret et je parle. Il n’y a pas non plus d’invités, et très peu de musique. Je leur ai dit: “quand je parle, ne m’arrêtez pas”. Comme il n’y a rien d’écrit, je ne veux pas perdre le fil de ce que je raconte. Plus je déroulerai mes histoires, plus il y aura de matériel pour le montage des émissions.» Et côté sujets, Jean-Marc avait l’embarras du choix. «J’ai puisé des choses dans ce qui s’est passé dans les dernières années. Il y a une histoire dans laquelle je raconte que j’ai montré à une amie de fille comment conduire une Harley. Juste raconter cette anecdote, c’était vraiment drôle.» Jean-Marc accumule les anecdotes au quotidien, mais c’est sa manière de les raconter qui les rend encore plus drôles. Et plus les gens rient, plus il en rajoute. «Après avoir arrêté deux ans à cause de la pandémie, j’ai raccourci mon spectacle Utopie car on était rendus à plus de trois heures et quelques. J’ai enlevé une grosse demi-heure, mais c’est toujours dur d’enlever des choses qui vont bien. En même temps, je ne raconte jamais les choses de la même façon, ça change tous les soirs.» Sa technique est toujours la même: il improvise sur une anecdote. Si ça fonctionne bien, il le refait deux ou trois fois, le temps que son anecdote prenne une structure, ensuite c’est du solide et ça fait partie du spectacle. 

RECONNAISSANCE

Jean-Marc a reçu, le 25 octobre, des mains de Mathieu Dufour, une plaque célébrant les 150 000 billets vendus pour Utopie. «Sur le coup, je ne réalisais pas. Habituellement, je recevais des plaques de 300 000 billets vendus. Mais je fais maintenant deux spectacles par semaine, trois semaines par mois durant seulement cinq mois. On ne peut pas atteindre les mêmes chiffres de vente qu’auparavant. Ça veut quand même dire que lorsqu’une soirée est en vente, c’est plein. Le plus important est que les gens aient encore le goût de venir écouter mes histoires.» Les billets pour sa tournée sont d’ailleurs vendus jusqu’en 2024. L’humoriste se dit touché par cette reconnaissance, parce que ça veut dire que son travail plaît encore au public. «Ça fait quand même 33 ans que je fais ça. Je suis content de voir qu’il y a encore du monde qui vient en si grand nombre. Je ne doute pas que mes histoires sont drôles, je le vois dans les salles, mais on n’est jamais sûr à 100 %. Je ne sais souvent pas exactement ce que je vais dire lorsque je monte sur scène, mais j’ai assez d’expérience pour savoir que si je tombe à côté, je vais me relever et aller dans une autre direction.» 

Crédit photo: Patrick Beaudry

UN AUTRE PROJET

Après la tournée Utopie, Jean-Marc n’est pas du tout prêt à prendre sa retraite et à ne plus monter sur scène. «Je ne ferai plus de spectacle officiel et écrit comme Utopie ou Torture. J’ai envie de faire le genre de spectacle avec lequel on a enregistré les deux émissions JMP. Ce serait un gros show d’une heure ou deux, toutes les deux semaines, et on pourrait en tirer 45 minutes pour la télé. C’est là-dedans que j’ai du fun. Je vis des choses, je peux les raconter immédiatement, je n’ai pas besoin d’attendre.» Il nous a même confié qu’il en avait déjà parlé avec deux ou trois producteurs; le premier qui lui fait signe, il embarque. «Je sais que la télé, c’est compliqué. Sinon, on pourrait juste faire ce genre de spectacle en salle sans que ce soit nécessairement filmé. Parce qu’arrêter complètement, je n’en serais pas capable. J’aime ça, et j’en ai besoin. J’ai trop de bébelles à raconter, et le faire devant neuf amis, ce n’est pas assez.»      

RETOUR EN FLORIDE

Comme à son habitude, Jean-Marc part le 26 décembre en Floride, où il va passer l’hiver avec une gang d’amis. «J’ai vendu mon gros VR et je me suis acheté une petite maison. On est plusieurs amis à avoir acheté des petites maisons dans le même coin, un peu plus près de la mer. Là-bas, on a toujours la même routine. On fait beaucoup de vélo et de moto.» Il a toutefois du mal à complètement décrocher du travail. «J’ai le réflexe incontrôlable de toujours penser à des histoires. Il arrive quelque chose dans la journée, je raconte l’histoire à des amis le soir et, immanquablement, je me dis que ce serait une bonne idée pour la scène. Je marque quelques mots, et je vais me souvenir plus tard de ce qui est arrivé. Ce qui m’aide, c’est que c’est toujours vrai, ce que je raconte. Je ne peux donc pas l’oublier. Et quand je le raconte, je revois le moment où ça arrive.» 

Photo : Julien Faugère / Les Publications Charron et Cie inc./Groupe TVA

EN FORME

Jean-Marc Parent a eu 60 ans en mars. Il a révélé, l’été dernier, qu’il avait un début de diabète. «C’est encore là. Je fais ce qu’il faut, je n’ai rien d’autre à faire que couper le sucre, diminuer les glucides et surtout continuer à bouger. Je fais une heure d’exercice tous les jours.» Hormis ce problème qui est contrôlé, Jean-Marc est en pleine forme. «Ma santé va très bien pour le moment. Chaque année, mon urologue me fait passer un scan. Cette année, je lui ai demandé de faire un scan au complet. Je suis allé au privé et je me suis fait scanner de la tête aux pieds. Je ne pensais pas qu’on voyait aussi bien que ça, on voit vraiment tout en détail. Mon médecin m’a dit que je n’avais absolument rien et que je pouvais dormir tranquille.» Sa santé physique et mentale de même que celle de son entourage est ce qui importe le plus à l’humoriste. «Après m’avoir dit que tout allait bien, mon médecin m’a demandé si j’étais rassuré. Je lui ai répondu: “oui, on se reparle la semaine prochaine!”» 

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