Après le football et la médecine, Laurent Duvernay-Tardif achète la boulangerie de ses parents | 7 Jours
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Après le football et la médecine, Laurent Duvernay-Tardif achète la boulangerie de ses parents

Image principale de l'article Il achète la boulangerie de ses parents
Photo : Dominic Gouin / TVA Pub

La série documentaire Du pain sur la planche! s’intéresse à la nouvelle aventure du footballeur vedette et médecin Laurent Duvernay-Tardif, qui a acheté les boulangeries fondées par son père et sa mère. Pour lui, c’est la famille avant tout.

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Comment la série documentaire Du pain sur la planche! est-elle née?

Tout d’abord, notre boulangerie familiale, Le Pain dans les Voiles, a toujours occupé une grande place dans ma famille et dans ma vie. Quand j’étais jeune, par exemple, nous y passions tous nos Noëls. Dans ce genre de commerce, le 24 décembre est la journée la plus achalandée de l’année et tout le monde y mettait du sien. Même chose à la Saint-Valentin et à Pâques. C’est là que j’ai étudié ma médecine, c’est aussi là que j’ai rencontré Florence, ma blonde. Avant que j’achète l’entreprise, j’y avais vu mes parents plus souvent qu’à la maison! Ils ont bâti ce projet avec passion mais, à un moment donné, ils ont voulu passer le flambeau.

Quand l’ont-ils décidé?

Peu de temps après le plus fort de la pandémie, ils m’ont dit qu’ils avaient un peu la langue à terre.

Quel âge ont-ils?

Soixante ans, mais ils restent très actifs. Mon père se paye des voyages de kitesurfing, notamment au Labrador, et ma mère, des expéditions de trekking en autonomie totale, par exemple dans les Rocheuses. Alors, à un moment donné, ils ont eu envie de profiter un peu plus de la vie et de passer les rênes de l’entreprise à quelqu’un d’autre. Sauf que mes deux soeurs n’étaient pas intéressées. De mon côté, j’y pensais, mais pour plus tard. Finalement, j’ai acheté le tout en avril 2021. Je suis donc aux commandes depuis un an et demi.

Malgré toutes vos autres occupations?

Oui. Entre-temps, je suis retourné jouer avec les Chiefs de Kansas City et j’ai été échangé aux Jets de New York. Alors, pendant environ un an, j’ai géré l’entreprise par Zoom et Skype. J’ai engagé une nouvelle équipe et effectué des changements. Ça a donné lieu à de beaux échanges et, avec tout ce processus, je me suis rapproché de mes parents. L’émission me suit dans tous ces changements.

Avec cette nouvelle corde à votre arc, vous montrez une fois de plus votre côté intrépide.

Comme on me voit l’expliquer dans la série, la boulangerie, cette entreprise, je n’en ai pas besoin. Mais je désirais qu’elle reste dans la famille. C’est un lieu rassembleurque je ne pouvais pas laisser aller. Il reste que gérer 90 employés et trois succursales, à Saint-Hilaire, Saint-Bruno et Montréal, près du marché Jean-Talon, ça demeure un défi. Au total, on parle de 2000 clients quotidiennement. Moi, je suis beaucoup plus souvent à celle de Montréal. Trois matins par semaine, je m’y rends vers 5 h 30, 6 h et après, je me rends à mon autre travail. L’idée de l’émission était aussi de mettre de l’avant l’importance des commerces locaux et d’en montrer les différents maillons. J’ai trouvé que ce serait une belle façon de mettre de l’avant tous les gens impliqués, de parler de nos projets.

Y voit-on vos parents?

Oui, je tenais à ce qu’on voie Guylaine et François, parce qu’ils ont tellement travaillé avec passion pendant 15 ans! Puis, ils restent quand même impliqués. Ça serait prétentieux de dire que je suis capable de tout gérer seul. Au départ, ils m’ont formé pendant six mois, et si tout se fait à échelle humaine, il reste que, par exemple, 12 des plus grandes boulangeries de Montréal utilisent notre propre farine, notre mélange Pain dans les Voiles, une farine 100 % québécoise, avec les bonnes teneurs en protéines, en glucides et en gluten. Mon père est agronome de formation. Aussi, avant de me vendre Le Pain dans les Voiles, mes parents m’ont fait jurer quelque chose. Ils m’ont dit: «Promets-nous que tout le pain qui sera vendu dans nos boulangeries sera toujours fait sur place, dans chacune des succursales.» J’ai accepté.

Vous êtes maintenant médecin. Vos journées doivent être bien remplies!

Oui, je suis basé à l’Hôpital général juif. J’y suis médecin résident et j’en ai pour trois ans. C’est l’une des raisons pour lesquelles je n’ai pas accepté de contrat en mai dernier, en tant que footballeur. Je voulais pouvoir commencer ma résidence le 1er juillet, en même temps que tout le monde. Parce que j’ai eu mon diplôme de McGill en 2018 et qu’il devenait impératif d’entreprendre ma résidence. J’aimerais un jour me spécialiser en urgence.

Le football, est-ce terminé pour vous?

Non. Si une offre se présente avec uneéquipe qui a une chance de se rendre au sommet, je vais répondre présent.

Tout ça après vos trois années de résidence?

Non, c’est maintenant ou jamais.

Vous êtes aussi en couple. Depuis combien de temps Florence est-elle dans votre vie?

Plus de 10 ans, peut-être 12. Ma copine est de facto impliquée dans tout ce que je fais et elle fait preuve d’une sagesse que je n’ai pas. Elle est toujours capable de bien synthétiser et de poser les bonnes questions. Elle le doit à son intelligence, à sa formation et à sa sensibilité. Elle me connaît aussi très bien. Elle sait à quel point les valeurs familiales sont importantes pour moi.

La première des trois succursales a été celle de Saint-Hilaire. C’est donc à cet endroit que vous avez rencontré Florence?

Oui, elle venait chercher du pain. (sourire) Par la suite, elle a même travaillé à la boulangerie. Je me rappelle que lorsque nous étudiions tous les deux à l’université, nous nous occupions de la succursale de Saint-Hilaire tous les dimanches, seulement tous les deux.

Dans quel domaine travaille-t-elle aujourd’hui?

Elle a étudié en histoire de l’art. Elle collabore avec le Musée des beaux-arts de Montréal et effectue aussi des achats pour des collectionneurs. Elle a également travaillé pour la Biennale de Venise, pour son volet art contemporain.

Vous avez tenu à ce que Le Pain dans les Voiles reste dans la famille. Pensez-vous aussi à assurer votre propre succession?

(Rires) Non, pas pour l’instant. Comme j’ai été partagé entre deux pays pendant plusieurs années, je ressens en quelque sorte le besoin de me poser avec ma copine.

La série documentaire Du pain sur la planche! vient de sortir sur Tou.tv Extra.

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